Il est des albums difficiles à décrire, des morceaux que l’on peine à qualifier car ils ne s’adressent pas à l’intellect mais à la déraison. “Them Crooked Vultures” est de ceux-là..
Commençons par dire que “Them Crooked Vultures” est le groupe de rock de l’année 2009, celui qui a fait le buzz et dont la rockosphère chuchote l’éventualité depuis 2005. Ce power-trio réunit en toute simplicité, John Paul Jones (celui dont la basse grondait dans le Zeppelin ), le batteur nirvanesque Dave Grohl et Josh Homme des Queens of the stone age. Sûr, quand vous mélangez Led Zep, Kyuss et Nirvana, cela ne donne pas un backing band pour Thomas Dutronc mais que dire de ce grand album ?
Dire que c’est du gros rock psyché bien viril comme on en faisait dans les 70′s, en cela, le cahier des charges stoner est bien respecté. Them Crooked Vultures parle à votre instinct primaire, votre cerveau reptilien, réveille le serpent quel’on chevaucherait bien jusqu’au lac, l’ancien lac… C’est toute l’attraction du désert américain qui suinte des enceintes et ses mélodies vénéneuses vous emportent définitivement de l’autre coté.
On sent bien ici un Josh Homme hypra motivé par le magnétisme de son idole, tout comme Dave Grohl fait allégeance en donnant le meilleur de lui même. Foncez vous griser de “Them Crooked Vultures”, digne héritier des “Blues for the red sun” ou “Songs for the deaf”, vous ne le regretterez pas car quand on fera les comptes 2009, cet album figurera en haut des classements rock.