Et nous revoici dans notre arbre généalogique du mouvement Punk ! Poursuivons notre détail des influences américaines de nos amis keupons.
Côte Ouest, 1967, The Doors explose en plein Summer of Love, leur premier album cartonne au Billboard. Mais les Angelinos se distinguent du reste des groupes pop de cette fin des années 60.
Tout comme le Velvet Underground, leur musique planante était voilée de menaces inconscientes. Leader torturé et cyclothymique, Morrison fit de son groupe le côté obscur du Flower Power. Par ses appels répétés à l’insoumission, à la révolte, il se tailla rapidement une stature de personnage sulfureux, ce qui valut notamment aux Doors d’être blacklisté à Woodstock.
Mais son influence fut surtout scénique. Son jeu de scène mi équilibriste mi exhibitionniste et sa manie de pousser son public au bord de l’émeute en firent un modèle pour les chanteurs punks en devenir. Enfin, ce furent surtout, son mode de vie « Sex, drogue & rock’n’roll », sa défiance des convenances, de la loi et sa fin tragique qui l’érigèrent en parrain du punk.
