Rugueux comme un tacle uruguayen, méchant comme un défenseur de la Céleste, voici le vilain son de Guachass !
Trio féminin explosif, flanquées d’un batteur moustachu à mains lourdes, venues à bloc de Montevideo, les Guachass pratiquent un rock stoner à la limite du hardcore qui va réjouir plus d’un vieux fan Killmisterien !
Avec Guachass, qu’est ce qu’on a ? On en a pour son pognon ! Une guitariste soliste pleine de panache, qui joue à l’esbrouffe sans faire sa mijaurée ; une chanteuse, voix éraillée et délicieusement sexy à vous réveiller la libido d’un expert comptable de la Cogip ; une bassiste qui descend ses gammes comme Lemmy descend une bouteille de Jack et un batteur cognant tellement fort qu’il a dû réveiller Keith Moon de son éternel sommeil.
Guachass, album éponyme, est sorti chez Oui Oui Records (ça ne s’invente pas). Le disque fait preuve d’une grande maturité musicale. Comme beaucoup de musiciens de leur génération, les chicas ont bien assimilé la leçon de leurs aînés.
Girlschool, QOTSA, Mondo Generator, Monster Magnet, Skew Siskin ont montré la voie, Guachass a pris la bretelle et déboule poignées dans le coin. Vous êtes prêt pour la gifle ?
Dirty Harry / Guachass
