Cette semaine, gros tirage de chapeau à une artiste française qui m’épate, Alice Lewis ! Dès que l’on entend ce nom, Alice-Lewis Carroll-au pays des merveilles, on imagine un univers original, onirique, entre naïveté et psychédélisme, douceur et danger. Et on tape dans le mille !
Sur "No one Knows we’re here", premier album très réussi, Alice Lewis se place dans les traces de Kate Bush, sa principale influence revendiquée. Elle compose une pop naïve mais emplie de tensions, de frissons. Sa musique évoque un monde psychédélique au bord du fantastique. Les textes sont de petites histoires douces-amères, descriptions de sentiments évoqués par touches impressionnistes. Il y a du fond, la forme est ciselée, on est devant du bel ouvrage. Ajoutons qu’elle met en musique du William Blake et hop, ça fait tilt chez beaucoup d’entre vous…
Kate Bush, William Blake, Lewis Carroll, voici un fort joli attelage conduit par Miss Alice. Sa voix et son charisme portent le tout à des sommets de rêveries mélancoliques plus atteints par une artiste hexagonale, depuis peut être les premiers albums de Mylène Farmer et Emilie Simon.
Ajoutons à cela, de grosses résonances asiatiques, résultat d’un séjour de la chanteuse en Chine ; une pléiade d’instruments vintage et exotiques et on obtient un disque de pop mondialisée, fraiche et addictive.
