Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for novembre 2007

Gros coup de coeur pour un album de 2003, ça a mis du temps à arriver à mes oreilles!! O de Damien Rice, un chanteur irlandais de 33 ans. Du velours dans la voix, des mélodies sur une guitare en bois, des choeurs susurrés par la voix douce comme la soie de Lisa Hannigan. Un album sympa à écouter à deux devant la cheminée, au coeur de l’hiver…

« O » a cartonné en Irlande où il a explosé les records de vente jusqu’à presque détroner U2 ! Un second album est sorti en 2006, « 9 », qui est dans la même veine, guitare folk, corde, piano et choeurs.

En illustration vidéos, la splendide « Volcano » du premier album « O » et un autre duo Lisa-Damien terrible, « 9 crimes » en live.

Bon, si vous venez de vous faire larguer, si vous avez envie de mourir, si tout le monde vous déteste et que votre vie est vraiment pourrie alors laissez tomber hein vous ne cliquez pas sur les vidéos ci-dessous, c’est contre indiqué!

Read Full Post »

 The Meanest of times est le 7e album studio des irlando-américains Dropkick Murphy’s. Les gars de Boston, plus grande communauté irlandaise aux USA, sont des vétérans de la scène punk rock américaine. Mais ce qui les distinguent de leurs cousins de Rancid, NoFX ou Pennywise, ce sont justement ces racines celtiques qu’ils mettent en scène dans des compos ravageuses. La recette est simple mais efficace en diable, une bonne dose de folk celtique épicé d’un bon punk rock limite hardcore. On mélange grosses guitares et banjo, cornemuses, whistles, un accordéon, un violon. Les textes sont chantés avec fougue et soutenus par des choeurs bien virils dignes de ceux de Lansdowne Road!

Voila les Dropkick, ce sont un peu les Pogues puissance 10 et d’ailleurs on retrouve un « Pogues » sur l’album ainsi qu’un des mythiques barbus des « Dubliners »…si c’est pas la grande classe ça! Que dire de plus? Qu’avec Dropkick Murphy’s, on redécouvre les vraies valeurs du punk, ça gueule, ça pogote, ça sue et ça boit de la bière!

En vidéo, je vous met la plus connue, « Shipping up to Boston », single qu’on retrouvait dans la BO de « The Departed » de Martin Scorcese et puis aussi « Famous for nothing » du dernier album. Listen loud please!

Read Full Post »

 

 Eh oui, ça scotche hein, Luciano avec son amie d’enfance Mirella Freni, dans La Bohême de Puccini. Deux dieux du chant lyrique qui vous foutent les poils! Il envoyait du lourd le Luciano! Si ça vous branche, ci-dessous, une petite chronique biographique que j’ai écrite pour le boulot. Tiens ami, profite!

Le 06 septembre 2007, Luciano Pavarotti disparaissait dans sa bonne ville de Modène.

Le monde musical perdait ainsi un de ses plus grands chanteur, le meilleur ténor de sa génération, lui qui devançait les Carreras et Domingo autant par sa voix que par son charisme.

Pavarotti était l’égal des meilleurs ténors de l’histoire du chant lyrique comme Caruso et Di Stefano. Revenons succinctement sur la carrière du grand Luciano !

 

Il naquit à Modène, en Italie, le 02 octobre 1935. Son père, boulanger et ténor à ses heures, lui transmit le virus du chant. Après des études d’instituteur et après avoir longtemps chanté dans les chœurs de sa région, il remporte un concours de chant. Remarqué par un impresario, il commence à tourner dans de petits théâtres européens. C’est en 1961 à 26 ans, qu’il décroche le grand rôle de « Rodolfo » dans « La Bohème » de « Puccini »,  ce rôle sera son ascenseur vers la gloire.

 

En effet, après avoir fait ses preuves dans ce rôle, il va être appelé à Londres pour remplacer son idole, le grand Di Stefano qui devait jouer le même « Rodolfo » à Covent Garden.

Et là, c’est le triomphe, la gloire. Reconnu par ses pairs, il ira de succès en succès jusqu’à la mythique Scala de Milan qui finira par l’applaudir comme rarement personne n’y fut applaudit.

 

Si l’on peut reprocher à Pavarotti, l’étroitesse de son répertoire essentiellement italien, on retiendra surtout des opéras interprétés de façon grandiose, des enregistrements qui font et feront toujours référence, comme ceux aux cotés de ses amies, les grandes soprane Mirella Freni et Joan Sutherland.

 

On se souviendra longtemps de ce timbre, cette signature vocale reconnaissable entre mille et surtout, surtout, on lui sera reconnaissant d’avoir sans doute sauvé le chant lyrique de l’oubli inexorable vers lequel il sombrait dans les années 60.

Sa modestie, son humilité et son goût pour le partage l’ont amené à partager sa passion avec le grand public.

Plutôt que de se draper dans son excellence et rester dans le sein douillet de l’univers des mélomanes, il sortit le chant lyrique, l’opéra, de leur ghetto élitaire pour les emmener dans les salles populaires, les stades.

Fidèle à son goût du spectacle et généreux, il  fut aussi à l’origine de gigantesques concerts de charité. La série des concerts « Pavarotti & Friends » à but humanitaires permit à des millions de gens de découvrir la musique classique en l’associant avec de célèbres chanteurs de rock comme Bono ou Sting.

De concerts filmés et retransmis en direct à la télévision américaine à des tournées en Chine, il n’eut de cesse de disséminer le virus lyrique par delà les mers.

 

Dernier point à porter à son actif, la transmission. « The Pavarotti International Voice Competition », concours de chant qu’il organisa, permit à de nombreux jeunes chanteurs comme Roberto Alagna de se faire un nom et de chanter aux cotés d’un maître peu avare de conseils !

 

Car c’est à cela que tient l’immense popularité de Luciano Pavarotti, sa générosité et sa simplicité. Bon vivant, passionné de chevaux, deux fois marié et père de 4 enfants, c’est toute l’Italie qui résonnait dans sa voix d’or. Malgré sa santé fragile, il fut toujours l’ambassadeur de son art, jusqu’à la fin, ou il exprimait son désir de se retirer pour enseigner le chant.

 Si je ne devais conseiller qu’un disque de Pavarotti, ce serait « La Bohème » son rôle fétiche, enregistré avec le chef d’orchestre Herbert Von Karajan :

« La Bohème : opéra en 4 actes / Giacomo Puccini ; Luciano Pavarotti, Rolando Panerai, ténor ; Mirella Freni, soprano ; Herbert von Karajan, dir ; Orchestre Philharmonique de Berlin.- Decca, 1973. »

Une dernière pour la route, un des plus beaux airs masculins de l’opéra italien, « Nessun dorma » tiré du « Turandot » de Puccini, sur cette vidéo Luciano est époustouflant, la grande classe :

Read Full Post »

Yules est un duo de frangins, Bertrand et Guillaume Charret. Bertrand est à la basse + sampler & effets divers et Guillaume à la guitare + chant.

Suite au sombre et très électro « Fingerprints », EP autoproduit, les deux indie brothers passent la vitesse supérieure avec « The Release ». C’est un excellent album de pop minimaliste chanté en anglais. Cela rappelle par moment Thom Yorke pour les montées au chant, Dominique A. pour la mélancolie raffinée et aussi les Beatles sur certains arrangements comme ceux du titre « Unconscious master ». Il y a un vrai sens de la mélodie peu courant chez nos compatriotes, McCartney ou Brian Wilson ne renieraient pas ces jeunes paddawans!  De plus, Yules progresse c’est évident rapport aux précédents EP et on sent  que la marge de progression est large! Alors allez faire un tour sur leur Myspace histoire d’écouter quelques titres du nouvel album  : http://www.myspace.com/yulesband

Si vous êtes dans l’Est, allez faire un tour Samedi 17 Nov, au Tremplin du Printemps de Bourges organisé à la Poudrière de Belfort.

A noter pour ceux qui aiment le gros son que les terribles « Generic »,  le duo stoner noisy franc-comtois sera également de la partie. Ça vaut le détour, rien que pour voir comment un binôme basse-batterie peut envoyer autant!!!

Read Full Post »

C’est qui ce Monsieur, dis donc Toftaky? Et bien vois-tu mon ami, c’est Calvin Russel le bluesman texan! Je voudrai ici signaler l’excellent dernier album du rocker buriné, « Unrepentant ». Non, le Calvin ne se repent pas et n’est pas près de lâcher l’affaire. Toujours sur la route, ça fait une quinzaine d’années que le Comanche sillonne avec succès les routes européennes et surtout françaises.

Habituellement toujours calé entre country-rock et blues, les compos sur « Unrepentant » semblent vouloir sortir des sentiers rebattus par le patron. Le son est un peu moins roots et plus arrangé façon rock US, ce qui déplaira sans doute aux puristes et ravira tous les autres, heureux de voir notre vétéran ajouter de nouvelles cordes à sa guitare!En plus, il nous gratifie de  belles ballades ricaines qui font dresser les poipoils. Moi j’adore ce type car j’y crois à ses histoires, je regarde sa vieille face ravagée et quand il me chante son « Crossroads », il le chante pour moi aussi parce que des « Crossroads » on a tous les nôtres et quand Calvin prend sa guitare pour les chanter, ils vous reviennent en pleine gueule!! Alors écoutez « Unrepentant » mais aussi « Soldier » et surtout « Dream of the dog » et si vous voulez prendre une bonne claque, ben allez voir Calvin sur scène palsembleu!

Calvin vient nous voir début décembre : Le 4 à Mulhouse (Noumatrouff), le 5 à Paris au Trabendo, le 7 chez Paulette à Toul, le 8 à Stras (La Laiterie)…etc. Amis de l’Est, je vous conseille d’aller le voir Chez Paulette, mythique salle de concert où défilent depuis des décennies la fine fleur du blues, mondial le blues…

Petit clin d’oeil à Paulette : http://www.paulettepubrock.com/ 

Le site au Calvin : http://www.calvinrussell.net/

Une interview ( pour les texanophones…) :

Un grand classique du gars :

 

Read Full Post »

L’annonce en 2005 du split des Little Rabbits dans l’émission de Bernard Lenoir fut pour moi un grand choc. J’exagère à peine, ayant suivi les Nantais depuis leurs débuts et étant toujours époustouflé par leur présence scènique, leur audace musicale et leur intégrité 100% indé, bref (ça faisait chier quoi!). Mais voila, malgré la qualité de leur son, tantôt pop dézinguée ou folk de barré, ils restaient assez underground. Malgré tout on voyait les rongeurs réapparaitre en backing-band de leur pote Katerine puis leur chanteur Federico en duo avec Helena, sur le projet Baby Face Nelson & Dillinger Girl. Ce dernier projet assez country-folk psyché a dérivé et dégénéré en reformation des Little ( Yess!!) Fin 2006, ils se remirent à tourner tous ensemble sous le nom de French Cowboy (Hosanna au plus haut des cieux…)

Alors, vient de sortir en octobre « Baby Face Nelson was a French Cowboy  » le premier album de « French Cowboy ». Les Little Rabbits évoluaient dans un style de pop psyché mâtinée sur la fin d’électro barrée, style somme toute assez joyeux quoique toujours au 115e degré. On était dans l’esprit de Pulp, du Gainsbarre pop. Rien de tout ça dans French Cowboy, les longs séjours dans le désert de Tucson ont asséché les mélodies sucrées. Le soleil a tapé fort et plombé les esprits. On l’a vu dans la carrière des Little, le son est passé d’une couleur très anglaise à une couleur très américaine avec l’apport du producteur Jim Waters. Cela se poursuit et trouve son aboutissement ici. C’est la fin de la route pour le cowboy solitaire et dans le dépouillement, il donne tout ce qu’il a, un folk-rock raclé jusqu’à l’os. En pleine insolation, le groupe a des visions de pop distordue en rock garage, Beck se mélange avec Neil Young et Gainsbourg les bénit au Jack Daniel’s. Ils sont plus secoués que jamais. Il est bon leur album, il est beau, allez faire un saut sur leur Myspace et jetez vous dans la discographie des Little Rabbits si vous ne connaissez pas!

http://www.myspace.com/thefrenchcowboy

http://the-little-rabbits.artistes.universalmusic.fr/main.html

Read Full Post »

Ouah la la, encore un album que j’ai acheté avec mes sous, que je suis dépensier… Bon, parlons un peu de rock français, genre plutôt pauvre en bons groupes. Si on excepte les Asyl et deux ou trois autres, peu de jeunes groupes de rock français sortent de l’ordinaire. C’est vrai que la mode est au néo folk ou à la pop minimaliste chez nos Inrocks ou alors au néo garage yéyé chez R & F. Pourtant, Deportivo mérite un coup de projo, rockeurs indés signés chez Village Vert (excellent label), ils ont sorti un super premier album en 2004, « Parmi eux » et récidive cet automne avec « Déportivo ». Ce qui m’agace habituellement dans ce genre musical, c’est souvent que les groupes veulent faire dans le genre poète maudit-écorché incompris et que malheureusement tout le monde n’a pas la plume de Cantat ni son charisme. On se retrouve donc avec des flopées de groupes pompiers, aux textes ampoulés et à la révolte un peu trop feinte. Ce n’est pas le cas avec Deportivo, on se réjouit sur leurs deux albums et surtout sur le dernier, petite bombe à l’âme punk. J’adore cette désinvolture, ces accords simplissimes balancés à la va-vite et cette voix nonchalante « je m’en foutiste ». Deportivo, c’est Miossec avec les doigts dans la prise, Louise Attaque en colère. C’est simple, efficace, ça vous tape en pleine tête, c’est pas prétentieux, ça joue de la Fender en Converse trouée. Un album qui s’écoute en 30 mn, comme il se doit pour un disque de rock et qui se déguste sur scêne aussi avec toute l’énergie des trois énervés de Bois d’Arcy. Pour moi, Déportivo fait partie des rares groupes de rock français à avoir compris ce qu’était le rock & roll, un truc dans lequel on fonce sans se poser de questions existencielles, ils le font bien, parviennent à faire rocker la langue française, c’est bien joué, j’ai hâte de les voir le 15 déc à Vesoul!Allez vous faire un idée ici, extraits audios, vidéos et dates de la tournée :

http://www.myspace.com/deportivoofficial

Le site du label Village Vert : http://www.villagevert.com/accueil0.htm

Read Full Post »

%d blogueurs aiment cette page :