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Archive for décembre 2007

Allez, pour finir l’année en beauté et avant d’aller festoyer, un petit mot sur Benoit Doremus, révélation chanson française masculine de l’année! Epais comme un sandwich SNCF, teigneux mais romantique, révolté sans cynisme mondain, Benoit ressemble comme un fils à Renaud, ça saute aux yeux. Même gouaille parisienne, même poésie de la rue et surtout même regard désabusé et réaliste sur la vie avec des vrais morceaux de tendresse. Mais attention, on a pas affaire ici à un clone. Véritable chanteur réaliste moderne, il est le poil à gratter de son époque et sait déjà indigner, révolter, émouvoir son auditoire avec des textes dignes des meilleurs orfèvres du genre. On entend Bruant, Fréhel, Piaf, Ogeret dans la voix de ce Gavroche là mais sans les accents irritants des néo réalistes qui pullulent sur le pavé de paname… Je vous invite à découvrir ce chanteur attachant sur ses différents sites :

http://www.benoitdoremus.com/

http://www.myspace.com/benoitdoremus

…et bonne année à tous et à toutes!

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Autre desert, autre blues

On a vu cette année le blues des touaregs de Tinariwen, voici un autre style de blues plus couillu, celui de Hermano.

Sans refaire toute l’histoire du rock stoner US, Hermano descend en droite ligne, par son chanteur John Garcia, des mythiques Kyuss, ce qui ne le prédispose pas à faire dans la dentelle de Calais… « Into the exam room » est leur troisième album studio et c’est une pure splendeur de heavy blues à l’ancienne! Sur cet album, Hermano varie un peu son gros son lourd et épais, en y incluant des rythmiques assez heavy métal, mais sans les solos interminable, bien sur. Ils calment même le jeu sur quelques morceaux lents, véritables perles de folk abrasifs pour garçons vachers biberonnés au Jack Daniel’s. Mais tout cela n’est que « bullshit » car avant tout cet album est un grand moment de pur rock & roll sans concessions, pas de poses, pas d’artifices, pas de prise de tête, ça déboule de la grosse rythmique gibsonienne, comme au bon vieux temps du Bloody Sabbath.

Voila Hermano mériterait au moins autant de gloire que ses cousins du Queens of the stone age! Oui mais voila, John Garcia préfère la contemplation de son désert californien, à celle de son compte en banque. L’essentiel est qu’il continue à nous botter les fesses avec son groupe de sculpteurs de menhirs, ce à quoi il parvient excellement avec « Into the exam room ». For those about to rock, we salute you!

A retrouver sur leur site: http://www.hermanorocks.com/

Leur Myspace : http://www.myspace.com/hermanorocks

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Ina-Ich est une jeune Rochellaise d’origine vietnamienne et son premier album éponyme balance un grand coup de pied dans la gueule au rock français qui ronronnait un peu trop ces temps-ci! Artiste complête, elle écrit, compose, chante et joue du piano,  des claviers, c’est l’Emilie Simon du métal en fait!

Sur cet album sombre et torturé, on retrouve des guitares mêlées à des programmations électroniques, les rythmes sont syncopés parfois proches de la transe, les textes sont rentre dedans, noirs, poésie brutale faite de coups de gueule, de hurlements se terminant en vocalises. Car c’est surtout sa voix qui retient l’attention, son phrasé est rapide, la puissance est là jusqu’à la saturation. On pense à un Joey Starr féminisé, on retrouve des intonations à la Brigitte Fontaine et on est dépaysé par les ornementations orientales sur certains phrasés. Il y a du travail, du talent et de l’originalité dans ce chant là. On aurait pu facilement classer Ina-Ich dans le même panier que la cohorte de jeunes groupes néo métal mais elle sort aisément du panier de crabes grâce à ses textes en prise direct avec le réel et des programmations originales.

Donc du bon rock français rugit avec passion par une écorchée, on a des frissons et on en redemande. On est bousculé, dérangé, retourné, pas le temps de s’installer tranquille genre « ouais pas mal le riff là » ou « super bien écrit le couplet ». Ina-Ich est un rare moment ou l’on vit le rock plutôt que de l’analyser!

A retrouver et à découvrir sur ses sites :

http://www.ina-ich.net/

http://www.myspace.com/inaich

PS : la jolie vidéo est une création réalisée par lili75020, une jeune internaute qui l’a postée sur Youtube

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Dans le magma bouillonnant ou mijotent trentenaires mélancoliques et autres chanteuses à guitares en bois, apparait de temps à autres, des artistes talentueux que l’on se prend à vouloir suivre, malgré un intérêt restreint pour la chanson française.

Bartone est de ceux-là. Un pedigree rock certifié ex-Raoul Volfoni (ex groupe de rock de Saint Etienne) et un certain talent pour les textes cyniquement drôles ont révélé Bartone. Son premier album « Cador » était une réussite de chanson mi variété mi rock. Malheureusement le son de l’album un peu mou le plaçait sur le créneau de Cali ou  Bénabar.

Avec « Les Déracinés », il passe la seconde! Les titres sont plus rock, le ton plus acerbe. Bartone s’affirme dans des compos aux textes encore plus travaillés (la concurrence est rude…). Les musiques sont elles-aussi plus variées, on saute de registres chansons à la Miossec à des titres très rock français genre Luke.  Il progresse aussi au chant, son étendue vocale est plus vaste et ça change des poitrinaires de la variété française.

Les Déracinés, à découvrir en vidéo et en audio sur son site Myspace :

  http://www.myspace.com/bartoneblog  

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Tiken Jah Fakoly n’est pas un inconnu des amateurs de reggae ! Depuis une quinzaine d’années, il a patiemment fait son chemin, pondu 7 albums et tourné dans le monde entier. Avec son reggae engagé et coloré, métissé d’instruments traditionnels africains, de cuivres puissants, de ryhtmiques jamaïcaine, il fait danser et réfléchir. Pour moi, il est le fils spirituel d’Alpha Blondy (en moins fondu quand même…) et surtout le digne héritier de Bob Marley. Car comme Bob, il est du coté de ceux qui souffrent et n’hésite pas à s’engager physiquement. Les profits de sa tournée française 2007 sont allés direct à son « Association Toloni », pour construire des écoles en Côte d’Ivoire, son pays chéri! Il est de ces grands chanteurs africains comme Fela Kuti, qui fond « grincer les dents des grands libérateurs » comme disait son pote Nanard, à force de discours sans concessions contre les dictateurs africains, les anciens colonisateurs, la Françafrique…etc

« L’Africain » son 7e album, est un des meilleurs cd de l’année. Tiken Jah nous fait partager son Afrique, avec lui on serre les poings face aux injustices, on s’émeut car il sait trouver les mots qui touchent en bon fils de griot. Je conseille cet album puissant, avec des koras envoûtantes, des cuivres qui bastonnent et toujours le timbre chaud et éraillé de Tiken qui remue les tripes.

Avec Tiken Jah, le reggae est rentré en Afrique et tient son nouveau prophète ! En vidéo, son tube « Y’en a marre » tiré de l’excellent album « Cours d’histoire » et le single du nouvel album « Ouvrez les frontières » qui résonne étrangement à nos oreilles françaises…


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Petite vidéo pécho sur le très bon site de Télérama :

http://www.telerama.fr/musique/

A Copenhague, en juillet 1988 : un petit gars gratte des chansons du Boss devant des passants quand, tout à coup,  Springsteen débarque, normal hein, il chope une gratte et tape le boeuf avec le petit veinard. Les vidéos du concert improvisé sont dispos sur Youtube, en voici une ici, The River :

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Anders Trentemoller est un producteur danois qui sévit depuis 1997 et qui vient de sortir coup sur coup deux superbes albums, « The Last Resort » en 2006 et « The Trentemoller Chronicles » en 2007.

J’adore les musiciens danois, car en jazz, en pop comme en électro, ils apportent toujours un coté aérien, léger à des musiques qui en manquent souvent, il faut bien le dire. Trentemoller lui ne déroge pas à la règle. Au départ classé dans le rayon « House minimaliste », il propose au fur et à mesure de ses mixes des ambiances très rock 80’s qui ont fort attiré mon oreille très « Curisto-Divisionienne ».

Ainsi dans son dernier album, retrospective de son travail, il mélange sur le premier cd, des morceaux très dancefloor et des titres sombres et ambient à souhait. Noir et blanc, mélancolique comme un paysage scandinave, l’univers de Trentemoller est très gothique, au sens originel du terme et c’est ce qui m’a marqué dans sa musique. Le deuxième compact comporte ses remixes les plus connus de « Moby » ou « Royksopp ».

Sur l’ensemble de « The Trentemoller Chronicles », on ne s’ennuie jamais car on passe de la house à l’ambient, de l’électro-pop au downtempo sans incohérence, le son du danois est caractèristique, il sert de fil rouge au double album. Des basses organiques, des sons très travaillés en finesse, un romantisme jamais absent, on erre dans la campagne brumeuse scandinave au coté de silhouettes dansantes fantômatiques…

En illustration, un très beau clip « Moan », titre paru sur l’album « The Last Resort » que Trentemoller a ici remixé avec la voix de Ane Trolle.

Pour découvrir ou écouter Trentemoller, un petit tour par là : http://www.myspace.com/trentemoeller

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