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Archive for juillet 2008

Je suis la carrière de Mark Lanegan depuis que je l’ai découvert sur les albums de Queens of the stone age, mais si vous savez, c’est la voix très grave qui apparait de temps en temps à coté de celle de Josh. Chanteur des grungesques Screaming Trees dans les 90’s, il a depuis poursuivi son chemin en loup solitaire collaborant avec la fine fleur du rock alternatif anglo-saxon.

Mais ce qui m’a vraiment coupé la chique fut ce disque sorti ce printemps, « Saturnalia » des Gutter Twins. En duo avec le non moins ténébreux Greg Dulli, ex chanteur des Afghan Whigs et leader des Twilight Singers, Mark Lanegan qui sait décidément fort bien s’entourer, a frappé fort. Réunissant leurs étonnantes personnalités, leur goût pour les atmosphères sombres et mélancoliques, pour la pop nostalgique et le gros rock qui gratte lourd, ces deux gars ont engendré une espèce de heavy rock atmosphérique bluesy, baroque et gothique qui vous fend l’âme en deux. Comme dans un poème de Baudelaire, le spleen vous envahit et vous planez au dessus d’un univers digne d’Edgar A. Poe. Il est vrai que la plume romantique de Dulli alliée à la présence chamanique de Lanegan, le tout posé sur des guitares incandescentes, des cordes orientales, il y a de quoi décoller du fauteuil, surtout quand on ne gâche pas l’écoute avec un misérable mp3…

Une fois Saturnalia posé sur la platine, le voyage commence et on a plus envie de descendre ! Depuis « An End has a start » des Editors, je n’avais eu l’envie de faire tourner en boucle un cd. J’ai donc attendu cet album un an ! Sur ce disque, Lanegan sort le grand jeu, il se métamorphose en crooner goth habité. Sa présence magnétique a ensorcelé Greg Dulli qui prend une envergure jamais atteinte jusqu’ici. Car non seulement tout ce qu’il a écrit pour Saturnalia, l’a obligé à composer pour lui et en pensant à Lanegan, l’obligeant à sortir de ses plans plus classiques, usés chez Afghan Whigs et Twilight Singers. L’album sort de plus chez  Sub Pop, dont la finesse éditoriale continue à m’épater.

Alors chapeau bas à ces messieurs, je place « Saturnalia » à coté de « Pornography », « Play Blessures », « Soleil cherche futur » et « Unknown pleasures » que les thékaires ne cherchent pas à comprendre c’est la PCDM5…

Gutter Twins live chez Jools Holland sur la Beeb :

Un album duo Tom Waits-Mark Lanegan avec Iggy Pop en guest, vous croyez que c’est faisable comme demande au Père Noël ?

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A Cause de Sylvia au Grattoir, Gérardmer, 19/07/2008

A Cause de Sylvia au Grattoir, Gérardmer, 19/07/2008

Samedi soir à Gérardmer, perle des Vosges s’il en est, je suis allé voir un petit concert au bar Le Grattoir. Dans cet excellent bar à la programmation fine et audacieuse, on pouvait ce soir là assister à un concert des meusiens de « A Cause de Sylvia ».

Fidèles au tempérament de joyeux drilles de leurs sympathiques compatriotes, Sylvia et ses acolytes ont mis le feu avec leur chanson indé ultra groovy. Avec des compos bien troussées, des textes acidulés et travaillés, une basse ronde et funky en diable, quelques interventions d’une six cordes bien placées sans bavardages, le tout embarqué dans l’aventure par la voix sexy borderline de Sylvia, A Cause de Sylvia a remporté la mise et touché au coeur les rockers les plus blasés.

Je vous conseille donc un petit tour chez eux, par ici sur leur Myspace ou bien là : sur leur site.

PS : Encore bravo aux gars du Grattoir, pour leur animation culturelle de ce bien beau pays de fou, merci pour les découvertes musicales, merci pour les rencontres, et surtout merci de participer au maintien de la scène rock française oubliée des grands festivals…

Fidèle lecteur, si tu passes à Gérardmer, va boire un godet au Grattoir, sinon va jeter un oeil sur leur Space :http://www.myspace.com/legrattoirgerardmer

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Tout aussi Perpignanais et tout aussi méritant que son encombrant voisin Cali, mettons un modeste coup de projo sur Balbino Medellin. Musicien dans l’âme, il tourne depuis plus de 10 ans quand il se fait connaitre par le biais d’une collaboration avec Sergent Garcia. Mano Solo doit le dénicher dans un bar du 18e entre Barbès et Clichy et lui propose de faire ses premières parties. Balbino participera même à l’album « Les Animals » de Mano, un de ses plus réussis.

Mano Solo, Mano Negra, la liaison est vite faite par Balbino qui mêle racines catalanes, espagnoles, parisiennes et balance « Gitan de Paname » en 2006, un excellent album de latino rock sec et nerveux comme les premières compos du Manu Chao. Tantôt alternatif à la Los Carayos, tantôt doux comme Mano Solo, gouailleur comme Hadji-Lazaro et engagé comme Lavilliers (un autre de ses célèbres parrains), Balbino Medellin est pour moi ce qui se fait de mieux en chanson francophone contemporaine, un mix de ce que représente la vraie société française, métissée, grande gueule, poètique avec pleins d’histoires à raconter.

Si j’en parle ici, c’est qu’il faut absolument que vous écoutiez et diffusiez autour de vous son dernier album : « Le Soleil et l’Ouvrier » qui est sorti en début d’année.

Allez voir et écouter un peu par là : http://www.myspace.com/balbinomedellin

Sinon en vidéos, le single du premier album « Gitan de Paname » qui présente bien l’oiseau

Et un extrait du dernier album, « Le Vent nous rattrape » :

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Le temple de la malbouffe a fermé ses portes jusqu’à l’année prochaine ! Et si j’ai encore réussi à tenir les 3 jours, à ma grande surprise et avec dignité en plus, je le dois sans doute à ma traditionnelle « esquive du kebab tout mou du Malsaucy »…

Plus sérieusement, la 20e édition des Eurockéennes a réuni encore une fois plus de 100 000 festivaliers. Même le Vendredi était blindé, là ou d’habitude, l’on goûte nos concerts dans le calme et sans bousculades.

L’ambiance était bonne, le festival est de plus en plus familial, il est rentré dans les moeurs comtoises, on y vient en famille avec mémé et le petit dernier sur les épaules. Je n’ai rien contre ces ambiances décontractées mais cette décontraction a un prix. En 20 ans, les Eurocks ont changé de visage. Des premières éditions un peu anarchique, on est passé au gigantisme et au joyeux bordel des années 90 puis au retour de bâton sécuritaire des années 2000. Le samedi, journée un peu trop calme, j’ai eu un coup de blues en repensant à ce qu’étaient les Eurocks pour moi, ado des années 90. J’ai cherché les punks à crêtes, les vieilles hippies édentées, assises à coté des stands de merguez, qui vendaient de l’herbe sur des tapis persans, les techno freaks hallucinés jumpant dans la boue. Que sont devenus les tribus de travelers anglais et les routards des pays de l’est, les clochards qui vous réveillaient au gros rouge sur les parkings-campings sauvages… J’ai aussi cherché toute trace de subversion, transgression quelconque et n’ai vu que nous, festivaliers uniformisés, bien dressés à aller d’une scène à l’autre, d’une navette à un camping, du camping au parking…ad nauseam. Le festival des Eurockéennes n’est plus très rock’n’roll, ce n’est plus la Cour des Miracles d’antan, tant pis pour les vieux rockers, tant mieux pour les caisses des organisateurs, tant mieux pour le Conseil Général du Territoire.

Musicalement, j’ai l’impression qu’il y avait moins de groupes que les autres années. Pour une fois, j’ai navigué d’un concert à l’autre sans louper trop d’artistes. Je ne sais pas si c’est mieux ou pas. Peut être que pour acheter plus de gros artistes afin d’avoir des têtes d’affiches tous les jours, les programmateurs ont réduit le nombre de concerts. Espérons que ce fut juste le cas pour leur anniversaire et que l’an prochain foisonnera de petits groupes à découvrir. Car j’ai trouvé la prog un peu moins en verve que d’habitude, c’est sans doute la conséquence de la forte concurrence des autres festivals comme Solidays ou Terre Neuvas qui avaient lieu en même temps. Derniers bémols, le manque d’artistes français à l’heure ou la scène rock et électro frenchy regorge de nouveaux talents. Sur environ 70 artistes et groupes, seulement une douzaine de français, je ne suis pas chauvin mais vu l’actualité musicale hexagonale, ça aurait mérité un petit coup de projo. Je sens les programmateurs plus « Inrocks » que « Rock & Folk »… Ah et ça manquait un peu de métal, et de punk aussi, pour un festival aux racines très rock.

Conclusion, une édition en demi teinte, trop de monde, trop de grosses têtes d’affiches vues et revues, trop de barrières, trop de stands de prévention prévenants, trop de gendarmes, trop de moustafettes, pas assez de rock’n’roll quoi…Cet automne, j’irai faire un petit tour à la Fête de l’Huma humer la merguez cégétiste. L’an prochain, soit je retourne au Printemps de Bourges ou alors je tente le Sziget en Hongrie ou bien un petit Rock am Ring tout en rêvant à l’inatteignable Glastonbury Festival…A suivre

Pour finir voici mon podium des meilleurs concerts des Eurockéennes 2008 :

Numéro 1 : Missill : La bombe, la pépite de cette édition, « The » live du festival !!!

Numéro 2 : Seasick Steve : Le vieux bluesman nous a embarqué, quel fabuleux conteur, quel showman!

Numéro 3 : Grinderman : Nick Cave le sorcier vaudou a lancé ses sortilèges garage avec talent !!

Prix spécial et encouragements du jury pour Pete Doherty, arrivé sur scène en avance pour un concert complet et sans ratés. En progrès, doit poursuivre ses efforts !

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…Et longue vie à ce festival. Eh oui, la 20e édition des Eurocks a pris fin hier sous une fine bruine et avec un soupçon de boue afin de réunir tous les ingrédients d’un bon festival ! Des bottes, des bains de boue, des coups de soleils, des tongs… le week end fut complet. C’est un des dernier espaces de liberté qui vient de se refermer entrainant l’habituel blues d’après festival. Pour pallier à ce cafard, revenons à la journée de dimanche, nous ferons un bilan de cette édition plus tard, avec du recul. Pour l’instant place au premier jet de la réaction à chaud !

Donc il pleuvait ce dimanche là et le festivalier avait sorti son attirail de cirés, ponchos, bottes et sacs poubelles. Car l’eurockéen est un habitué que la pluie n’effraie pas, normal nous sommes au pied du très vert massif vosgien. Malgré le temps, la journée commence en douceur et magnifiquement avec les excellents Moriarty et leur folk tout droit sorti d’une bande dessinée noir et blanc sur le Far West. Rosemary et ses acolytes nous ont enchanté!

Une des attractions de la journée était pour moi le concert des French Cowboy. J’attendais avec impatience de retrouver les ex Little Rabbits, mon groupe de pop frenchy préféré. Même si je les avais revus accompagnant leur pote Katerine lors de la tournée de celui-ci et malgré les multiples side projects de Federico, les revoir ensemble en formation rock fut un vrai plaisir. Car il se passe toujours quelque chose avec ces orfèvres de la pop, ce fut encore le cas sur la scène de La Plage pendant un set de rock très cinématographique aux ambiances western punk. Bien sur, on a eu droit à un sketch de Federico, habitué aux excentricités surtout lorsqu’elles tournent autour de jolies demoiselles rougissantes. La jeune fille qui s’est vue jouer une sérénade rock énamourée sur la scène n’est pas prête d’oublier sa journée du 6 juillet!!

Poursuivant mon parcours, je suis allé voir MGMT attiré par le buzz médiatique et les quelques singles bien sentis ouï sur les ondes. Petite déception, ce concert ne m’a pas emballé. J’ai trouvé le groupe un peu trop proche de ses influences glam, leur pop psyché ne m’a pas embarqué, je suis resté solidement les deux pieds dans la boue. Malgré les faux airs de Marc Bolan de leur chanteur, le groupe n’a encore pas l’envergure des T-Rex.

Cali quoi ? Califourchon ? Non non, après je suis allé voir si Danko Jones avait encore des griffes ! Leur dernier album m’avait semblé bien mou du genou, bien commercial. On semblait loin des fureurs heavy rock et stoner des débuts. Cela se confirma en live, rien à voir avec l’intensité dégagée au Printemps de Bourges 2004.

Quoi Cali ? Californie ? Puis un petit détour pour la jolie chanteuse de Lykke Li. La pop des suédois toute en fraicheur, soulagea les oreilles mises à mal par ces trois jours de festivités soniques. Mais je filai bien vite applaudir la pépite de ce dimanche, le fabuleux Seasick Steve. Le bluesman sexagénaire, en duo avec un batteur digne de Bonzo du Muppet Show, fit honneur à sa réputation de conteur. Malgré la barrière de la langue, le gars se fit comprendre sans problèmes, prenant le temps de discuter avec son public, tout surpris qu’il était de nous voir si nombreux à l’écouter sous la pluie battante. Une autre jeune fille ( était-ce le fil rouge de la journée ?!) eut droit à une sérénade blues, sagement assise aux cotés du vénérable griot de la trois cordes. Steve eut droit à un triomphe après avoir bien lâché les chevaux, galvanisé, porté par un public ravi de la magie du moment.

Après ce concert épique, je me disais que j’avais le temps d’aller me placer pour assister à la venue                « éventuelle » de Mister Doherty. Mais une fois n’est pas coutume, notre trublion britton était en avance, fort élégant et prêt à mettre le feu à coup de « Delivery », « You Talk » et d’un « Fuck Forever » final enthousiasmant. Ni interruption, ni esclandres, juste de la bonne zic bien mise en place par un des meilleurs mélodistes de sa génération. Que le dieu des rockers lui prête vie encore longtemps, amen !

Quant aux vieux punks à roulettes, ils étaient tous là pour les Offspring, toujours fringants malgré la grossesse de leur chanteur (il aurait pu faire attention, à son âge tout de même). On eut droit au best of du groupe, bien envoyé avec conviction par des musiciens semble-t-il repus de gastronomie et de bon vin français. En tous cas, ils nous firent oublier maux de dos et courbatures, pas évident ce  dimanche soir à Belfort ! Pas évident non plus pour Gnarls Barkley, de passer derrière le punk-pop minimaliste d’Offspring avec leur électro-soul toute en finesse. Je les ai trouvé bon mais ils auraient justement gagné à réfréner les ardeurs de leurs guitaristes, un poil bourrins, ce qui gâchait les compos du duo.

Voila ce que j’ai retenu de ce dimanche. Ah oui et le fil rouge c’était quoi ? Et bien, je dirais le Western sound car entre Moriarty, French Cowboy, Seasick Steve et  Band of Horses, nous eûmes notre dose de parfums venus des plaines du Middle West, du Mississipi et des Appalaches !

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Après une journée de vendredi très féminine, le samedi fut beaucoup plus viril. SI l’on excepte les excellentes prestations de The Do et de Santogold, entre lesquelles il fallut louvoyer pour ne rien perdre de ses deux chanteuses atypiques. La journée était sous le thème évident du rock ‘n’roll, des assauts soniques post noise des comtois de Generic au rock lettré d’un Daniel Darc enjoué et moqueur, en passant par la pop acidulée et inventive des Vampire Weekend, la journée commençait bien.

Peu de métal cette année sur le festival, on ne rata donc sous aucun prétexte la prestation des frères Cavalera sur la Grande scène. Cavalera Conspiracy prouva que la réconciliation des frangins n’étaient pas un leurre. Cela nous renvoya à la belle époque de Sepultura, tant le son de cette nouvelle formation s’apparente plus aux pionniers du trash, qu’à Nailbomb ou Soulfly, les autres groupes de l’ainé des Cavalera. Comme à son habitude le groupe termina son set par un « Roots bloody roots » sepulturesque toujours très attendu par les vieux fans comme moi… A noter l’apparition à la batterie du fils de Max Cavalera, qui remplaça quelques minutes son illustre tonton, comme ce fut le cas au Hellfest. Le jeune Iggy ne se démonta pas et trôna fièrement derrière les futs, concentré et incisif. On lui prédit un avenir à la Joey Jordison !!

On put ensuite assister au triomphe attendu et mérité de The Do qui jouait malheureusement en même temps que la divine Santogold. Celle-ci était reléguée à la Loggia, piètre scène, inconfortable encore cette année, bien qu’ils l’aient débarrassée de son chapiteau hideux. Malgré tout Santogold confirma ce qu’on avait entrevu sur les différentes vidéos visionnées sur le net.

Mais tout cela n’était qu’un apéritif histoire de patienter avant la venue du chaman Nick Cave et de ses barbudos. Pas trop connu en nos contrées, le dandy gothique a tout de même réussi à marabouter l’assistance avec un set très garage rock au son bien abrasif. Déployant toutes les ficelles de son talent, c’est un Nick Cave très morissonnien qui harangua la foule. On aurait cru un sorcier sorti des contes d’Edgar Allan Poe jouant un rock décadent. Bon ce fut sans doute un poil trop indé pour nos festivaliers moyens mais les fans ne boudèrent pas leur plaisir!!! A noter la présence du frère jumeau de Sébastien Tellier à la guitare…

Pour conclure ce long billet, notons que le fil rouge de la journée était un « poil de barbe ». Du bassiste de « Cavalera Conspiracy » au look « Raspoutine », à l’ensemble des Grinderman jusqu’à Sébastien Tellier, c’était ambiance barbe fleurie hier…Hélas l’ambiance dominicale risque bien d’être aux bottes et aux cirés…

A suivre….

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Les Eurocks 2008 ont bien débutées hier sous un soleil amical. Le public était au rendez vous, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de monde pour un vendredi. Les têtes d’affiches comme Arno et Massive Attack et le beau temps avaient sans doute attiré du festivalier à foison !

Cependant, pour moi les festivités ont eu du mal à vraiment démarrer. Le concert d’Arno a été sabordé par des problèmes de rupture d’alimentation électrique. Après avoir été interrompu une première fois, le crooner punk belge est revenu pour un titre avant de jeter l’éponge devant de nouveaux incidents techniques. Grosse déception pour nous autres inconditionnels du renard du plat pays! Déja que le son n’est jamais bien terrible sous ce chapiteau…

Du coup après cette fausse note, il fut difficile de se remettre dans le bain. D’autant plus que un je ne sais quoi de nonchalance ou de mollesse semblait plomber les concerts ou alors c’est moi qui suis blasé. Mais et j’en viens au gimmick de ce post, un fil rouge inattendu a sauvé la journée, les filles ont pris le pouvoir!

De la bouillante Kenny Arkana en passant par la mutine Soko, suivie d’une féline Cat Power toute en patte de velours, jusqu’aux volcaniques Missil et Beth Ditto, ce fut une déferlante de féminité conquérante, créative et talen-tueuses. Les demoiselles ont enflammé un festival qui ronronnait pépère !

Un spécial coup de chapeau à Missill, la djette qui fétait ses 26 printemps sur la Plage du Malsaucy a réveillé à grands coups de basses assassines des festivaliers endormis. Alors qu’elle était en train de faire sa balance, elle nous a fait lever et danser pendant une ou deux minutes pour ensuite s’éclipser en rigolant : « Hé c’était juste la balance, c’est pas commencé encore… » J’avais rarement été chauffé comme ça, ça annonçait un concert explosif et ce fut le set de la journée. Un son enfin à la hauteur, un cadre magnifique, une dj qui mixe comme elle respire, qui vit dans sa musique. Son mix électro hip hop hyper rock’n’roll a retourné Belfort, pire qu’un groupe punk à elle toute seule. Sa chorégraphie aux platines, sa façon d’accompagner ses mix comme une boxeuse, son envie de venir nous chercher, de communier avec son public et surtout sa joie évidente d’être là devant un public dense et chauffé à blanc, me fait lui décerner le prix de concert de la journée mais aussi d’un des meilleurs concerts depuis 20 ans au Malsaucy.

Pour en savoir plus, je vous renvoie à mon post du 31 Mars sur la chamane des platines ou sur son site à elle qui vaut le détour.

Deux vidéos pour que vous compreniez ce qu’on a pris dans la poire…

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