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Archive for octobre 2008

Allez, pour fêter les 10 000 connections à ma Psychothèk, je me fais plaisir, on part au soleil !

Un petit coup de projo sur Moussu T e lei Jovents ! Tatou, le leader des Massilia Sound System, continue sa route depuis 2005 avec son trio Moussu T e lei Jovents. Pour son 3ème album « Home Sweet Home », le gars de La Ciotat poursuit sa geste occitane en nous proposant sa chanson marseillaise, fruit de cette terre de contrastes, de voyageurs, de sons métissés, de soleils multicolore. A écouter pour les textes pleins de poésie, pour l’accent qui enchante, pour ce son folk roots entre hillbilly US, gavroche marseillais et rythmes du barrio.

Oh et puis baste, si vous écoutez pas ce disque là, je viendrai caguer dans votre jardin…

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Un bon album de trip-hop en 2008, c’est encore possible ? Oui si ça sort chez Warp Records bien sur ! Voici donc le retour du secret le mieux gardé de la scène trip-hop, Leila Arab revient avec un troisème album après 8 ans d’absence. Cette djette iranienne, collaboratrice et arrangeuse occasionnelle de Björk, amie d’Aphex Twin, est une star de l’electro qui mériterait une notoriété plus large aux cotés des Portishead, Massive ou Tricky…

« Blood looms &  blooms » est un bel exemple de trip hop moderne avec ses mélodies bancales, ses atmosphères oniriques et ce son distordu dans tous les sens. On se croirait dans un conte pour enfants délirant, c’est Beetlejuice au pays des merveilles !!! Ce genre d’ovni pop est un délice pour les oreilles en ces époques de recyclage musical intensif.

Pour écouter : http://www.myspace.com/leilaarab

A voir un chouette clip :

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Une histoire de Toto

Andy McKee est un furieux de la 6 cordes acoustique. Il pratique la guitare folk dans un style mi tapping (percussion des cordes avec les doigts ) mi finger-picking ( il joue sans médiator, avec les doigts). Son jeu est spectaculaire, original, puissant mais très fin avec un sens du groove énauuurme ! Bref ça se regarde et s’écoute mieux que ça se lit…

Ses vidéos ont fait le tour du monde, certaines ayant été vue par plus de 16 millions d’internautes, voici la plus connue où il reprend « Africa » de Toto, attention ça décoiffe son Steve Lukather…

Je conseille son dernier album, Gates of Gnomeria, à tous les amateurs de guitares en bois !

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J’aime depuis toujours les voix féminines, surtout dans le rock. Je trouve que leur fragilité vocale (apparente) se marie super bien aux guitares et ambiances électriques. De toute façon, tout ce qui est décalage en musique, ça me fout les poils. Tout petit, j’écoutais Chantal Goya à donf, puis sont venues Blondie, Kate Bush, Tori Amos, Joan Baez, Joni Mitchell. Plus tard, les groupes indie pop anglo-saxons m’ont enchanté, Elastica, Belly, Echobelly, Breeders, Pj Harvey. Mais en France, peu de groupes ou d’artistes féminines m’ont réellement frappé.

Les artistes françaises sont souvent gnan-gnan ou trop variétoches, pour de rares Ina-Ich, Brigitte Fontaine, Eths ou encore Emilie Simon, trop de niaiseries bubble-pop pour pré-ados.

Sauf qu’il y a 10 ans apparaissait Dolly, groupe power-pop chanté en français, proche de David Salsedo ,le leader de Silmarils, les nantais cartonnèrent dès leurs premiers singles. Dolly était une bouffée d’oxygène dans le paysage rock français. Je ne reviens pas sur le drame qui frappa le groupe, menant à leur séparation en 2005, qui laissa Emmanuelle Monet seule sur la route.

Heureusement, la chanteuse a refermé ses plaies et le livre Dolly pour poursuivre sa route musicale. Accompagnée de son guitariste habituel et de deux renforts à la section rythmique, elle reprend le micro sous le nom de « Manu » et propose l’excellent album « Rendez-vous » disponible depuis septembre.

Les fans de Dolly adoreront, les autres passeront leur chemin. La voix de Manu n’a rien perdu de son charme cristallin ni de sa précision. Le son est toujours très léché, bonne production à la française mêlant guitare en power chords et sons électro discrets. Les compos sont plaisantes, alternent morceaux lents et plus rock’n’roll. On se dit parfois qu’on est trop dans le rock français basique, c’est vrai qu’il n’y a rien d’original là dedans. Mais l’album marque les esprits de par ses paroles profondes, une véritable atmosphère toute de sensibilité, de féminité blessée mais toujours sensuelle et mutine. On passe une quarantaine de minutes comme dans un flash, dans un bain de power-pop qui passerait inaperçu peut être sans la voix et les textes de Manu. Je suis curieux de les voir sur scène.

A écouter par là : http://www.myspace.com/manusonic

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Il y a des anonymes géniaux sur le net, on le sait. J’en ai trouvé un qui m’éclate, The Baron alias BaronK69, un guitariste talentueux qui fait merveille tout seul avec sa Martin’s. Il faut le voir et l’entendre reprendre Jimmy Hendrix ou Bob Dylan ! Il les chante avec sa voix très rock’n’roll et un toucher de guitare fabuleux.

 Il y a un magazine de rock célèbre qui demande à ses lecteurs ce que c’est d’être rock aujourd’hui, je me suis toujours demandé ce qu’on pouvait répondre à une question aussi stupide. En fait, j’ai trouvé, être rock en 2008, c’est reprendre « The Number of the beast » de Maiden avec une tête de tueur et un ukulélé… Enjoy !

 

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Au hasard de mes pérégrinations, j’étais de passage samedi soir dans les locaux de la Maison de la Culture er des Loisirs de Gérardmer. Venu avec pour seule ambition de boire quelques bières avec mes amis du staff local, j’ eus la surprise de tomber sur deux concerts bien sympathique.

A 21h donc, « A Cause de Sylvia« , excellent groupe lorrain dont j’ai déja parlé ici. Toujours aussi  mutine, Sylvia a offert au public clairsemé de la MCL, une prestation enlevée, théatrale façon cabaret. J’ai été encore une fois emballé et franchement épaté par la qualité de la section rythmique tant le batteur et le bassiste firent merveille samedi soir. Ce groupe est vraiment à suivre.

Ensuite vint un groupe que je ne connaissais pas, Eve-r, quatuor electro-rock strasbourgeois. Ils assurèrent un set court d’une dizaine de titres persos agrémentés de quelques reprises. Les orchestrations étaient originales puisque Céline, la chanteuse, utilisait un genre de Loop Station, appareil permettant d’enregistrer des boucles de son ensuite rediffusées dans la sono. M, Camille, Emilie Simon par ex, utilisent beaucoup ce genre d’effets. Le guitariste avait un son d’enfer avec sa Gibson+ Marshall, le fougueux bassiste, très stupéfiant, alternait basse et glockenspiel. Quant au batteur, on put admirer sa justesse et la finesse de son jeu.

Eve-r évolue dans un univers très féminin, rempli de poésie. L’alliance de l’électronique et de l’électrique rock est bien équilibrée, on est vite pris par les mélodies. La chanteuse a une voix bien en place qui fait penser à une Pauline Croze rock’n’roll. L’ensemble semble très inspiré par le travail d’Emilie Simon, on songe également parfois à Camille. Je signale également une reprise originale de « A ton étoile » de Noir Désir par la chanteuse seule s’accompagnant au « Likembé », petit piano à pouces africain. Seul bémol pour moi, c’est peut être le manque d’amplification de la guitare folk, la chanteuse n’utilisant pas de médiator, sa petite Cort était inaudible et faiblarde perdue dans l’ensemble. Dommage vu la qualité des instruments se succédant sur scène, Gibson, Marshall, LA splendide Rickenbacker et vu le soin qu’apporte le groupe à son son, mais bon ça ne gâche rien à l’excellente prestation du groupe.

Eve-r : le site officiel : http://www.eve-r.com/main.html

            le Myspace : http://www.myspace.com/everofficiel  

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« Face à Face » d’ Erik Truffaz est un double album live du trompettiste suisse sorti en 2006. Ce n’est donc pas une nouveauté mais comme je viens de flasher sur ce disque, hop un petit billet là dessus !

Erik Truffaz est un trompettiste jazz qui incorpore dans ses expérimentations, la musique électro, la musique orientale et le rock. A la première écoute, on ressent un lien avec le son de Miles Davis, on peut effectivement difficilement être trompettiste au 21e siêcle sans être comparé à ce génie.

Truffaz joue en général avec deux quartet différents, le « Erik Truffaz Ladyland » et le « Erik Truffaz Quartet ». Ces Quartet comprennent en général, un batteur, une basse électrique, une guitare électrique et un chanteur sur certains titres. Sur cet album live, on saisit toute la qualité du travail de Truffaz, sa tentative d’envoyer le jazz en orbite sur d’autres planètes. Le premier disque présente les compos de Ladyland et le deuxième celles du Quartet. Sur une ryhtmique très électro limite drum’n’bass parfois, le son mélancolique de la trompette surfe sur des nappes de guitares très orientales. Sur certains morceaux, la voix du chanteur soufi Mounir Troudi vous envoie dans la stratosphère et les interventions très trip-hop de Nya font penser à Massive Attack.

Jazz, drum’n’bass, trip-hop, rock prog, ambient, electro-world, tous ces genres se retrouvent en sarabande dans la musique de Truffaz, un souk organisé qui retombe toujours sur ces pattes. Si vous voulez écouter du jazz moderne, pas trop bavard et accessible à toutes oreilles, ce disque est pour vous.

A voir sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=Ku47l0kcGzg

A écouter sur Myspace : http://www.myspace.com/truffaz

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