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Archive for juin 2009

Les vacances sont pour moi l’occasion de me faire des piles de cd pour tailler la route. Cette année, je suis parti avec quelques disques sympas mais celui qui me scotche, celui qui me fait vraiment voyager intérieurement, c’est la BO de Into the Wild, le film magnifique et poignant de Sean Penn.

Composée par Eddie Vedder, le chanteur de Pearl Jam, le score magnifie les images superbes du réalisateur au profil d’aigle royal. La voix d’Eddie m’a toujours envoyé dans la stratosphère. Quoiqu’en pensent les critiques rocks qui aiment tant s’essuyer les godasses sur Pearl Jam, ce groupe est tout de même un momument du rock US. Mais bien sûr, Vedder n’est pas mort à 27 ans…

Pour Into the Wild, Vedder a composé une série de titres folks atmosphérique hyper planants qui cadrent super bien avec le parcours de Christopher McCandless. C’est beau, triste, sauvage, dur, mélancolique, jubilatoire et voila surtout de vraies chansons dont devraient s’inspirer les insupportables arrivistes du revival folk.

Mais le mieux est toujours de retrouver Eddie et sa voix de velours côtelé rapeux  et de se laisser aller à la rêverie…et surtout, surtout, procurez vous le dvd du film, le film le plus émouvant que j’ai vu depuis « Le Vent se lève » de Ken Loach !

Le trailer du film :

« Society », un extrait de la BO :

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J’adore le métal mais cela fait quelques années que je reste sur ma faim à l’écoute des nouveautés du genre. Mis à part quelques albums par ci par là de Neurosis, Meshuggah, Gojira, Mastodon ou Hatebreed, peu de groupes  suscitent mon intérêt plus de deux titres. J’en suis là lorsque que je glisse, sans trop y croire, le dernier Napalm Death dans la platine…et là, le charme métallique opère à nouveau !

« Time waits for no slave » est le 16ème album des anglais. Il est un peu le résultat de vingt années de recherches dans l’aggression sonore ! Sur cet album ciselé et produit avec soin, les gars de Napalm ont sans doute trouvé l’équilibre ultime entre Grind, Death et Thrash. Nos papys font donc de la résistance en sortant en 2009 un de leurs meilleurs albums. Certains critiqueront sans doute cet album à cause de  son évidente accessibilité. Il n’est en effet pas utile d’être un forcené du death-grind pour apprécier cet essai à sa juste valeur ! Alors n’hésitez pas un seconde.

Si vous cherchez un truc qui détartre les conduits auditifs, si vous avez besoin d’un bon coup de tête pour vous réveiller en ce début de semaine, la pharmacie Toftaky vous conseille une bonne dose de « Time waits for no slave ». Le traitement sera plus efficace en réglant le potard à 11…

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Rodolphe Burger nous enchante depuis plus de 20 ans ! Tantôt avec son groupe Katonoma, horizon indépassable du rock français, tantôt en solo dans ses projets électro-rock planants. Rodolphe Burger, c’est aussi un producteur aux doigts d’or pour Bashung, Jeanne Balibar, Higelin. Brillant dans ses oeuvres et aussi ses collaborations parmi lesquelles on ne peut que citer l’excellent « Before Bach » avec le chanteur breton Erik Marchand.

Burger, c’est avant tout une couleur musicale. Un noir moiré de pourpre satinée, d’élégantes arabesques de guitares légères comme des nuages, mais comme des nuages d’orages, tendus, électriques. Pour moi Burger personnifie la new wave à la française, une musique romantique au fort sentiment de mortalité et d’urgence, entre impressionisme et expressionisme rentré.

Il a sorti cette année un nouvel album « Valley Session », enregistré en live dans son antre avec de brillants comparses comme Erik Truffaz à la trompette et Hammel à l’harmonica. Sur cet album, Burger revisite une partie de son répértoire, les réarrange, triture à nouveau comme sur « Lady of Guadalupe » ou « Que sera votre vie? ». On connait son goût des reprises bien senties et ici il ne faillit pas à sa réputation avec un splendide « Love will tear us apart » que Ian Curtis doit sans doute goûter depuis son exil dans l’autre monde. Rodolphe reprend aussi le Velvet sur « Pale Blue eyes », il semble très à l’aise dans les bottes de Lou. Enfin, on se doit de dire un mot sur la superbe reprise d’une folk song popularisée par Dylan, « Moonshiner », reprise transcendée par la finesse atmosphèrique du guitariste alsacien !

Bref, allez faire un petit tour dans l’univers de Rodolphe, sur Valley Session bien sur mais n’hésitez pas à parcourir son oeuvre tant elle fait honneur au rock hexagonal ! J’allais oublier,un bon Burger ça se chope en live surtout !!

Love will tear us apart :

Pale blue eyes :

Un petit Katonoma pour la route :

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Béatrice Martin alias Coeur de Pirate a composé un album piano-chant de chansons d’amour faussement innocentes. Les textes sont bien travaillés,  personnels. Vu les thèmes abordés, amours déçus, culpabilité, infidélités, douleurs adolescentes, on aurait pu s’attendre à de continuels clichés et rengaines de redites. Mais Béatrice Martin s’en tire bien car elle ne triche pas et résiste à la tentation de faire joli. Coeur de Pirate chante la douleur de l’enfant qui se transforme en adulte, lorsqu’on se rend compte que la perte de l’innocence se paye au prix fort. La douleur et la violence de l’adolescence transpire de ses textes et contraste avec sa voix enfantine d’où une certaine émotion qui vous saisit alors.

Si je me suis arrêté sur cet album, qui est loin de mes préoccupations musicales, c’est surtout que j’ai ressenti la même chose qu’à l’écoute d’ « Under the Pink » de Tori Amos. Ca m’a renvoyé en 1994 ! Ce mélange de rêveries, d’idées sombres et de magie que Tori Amos envoyait dans les chambres d’ados, Coeur de Pirate n’en est pas loin. Ce premier album révèle une artiste en herbe et je pense qu’avec du travail, elle pourra faire son chemin au pays des Kate Bush, Tori Amos, Suzanne Vega ou Fiona Apple !

A écouter avec son coeur d’enfant 😉

Tori Amos dans ses grandes oeuvres :

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