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Archive for novembre 2009

Deux albums et des centaines de concerts, de premières parties prestigieuses en bars mis à sac, Toxic Kiss est une valeur sûre du rock hexagonal.

Je vous en avais parlé plus en détail lors d’un précédent billet. Entretemps, Toxic Kiss a déménagé son QG sur Nancy et s’est attelé à la production d’un troisième album « Snakes in the city ». On peut en écouter plusieurs extraits sur leur Myspace.

Toujours nichés entre power-pop bubble-gum, surf music, garage-rock psyché et post-punk déjanté, Toxic Kiss est un bon rappel de ce que doit être le rock’n’roll. Le vertige, le soufre, le sexe, le dérèglement des sens, le passage de l’autre coté…le rock’n’roll est un défouloir, Toxic Kiss un exutoire.

Soyez attentif début décembre, ils tournent sur la Lorraine et l’Allemagne !

En rappel, un extrait vidéo de leur second album « Smal-Town Faces », clip qui rappelera aux plus cinéphiles d’entre vous, le cultissime « Calvaire » de Fabrice du Welz, enjoy :

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Il est des albums difficiles à décrire, des morceaux que l’on peine à qualifier car ils ne s’adressent pas à l’intellect mais à la déraison.  « Them Crooked Vultures » est de ceux-là..

Commençons par dire que  « Them Crooked Vultures » est le groupe de rock de l’année 2009, celui qui a fait le buzz et dont la rockosphère chuchote l’éventualité depuis 2005. Ce power-trio réunit en toute simplicité, John Paul Jones (celui dont la basse grondait dans le Zeppelin ), le batteur nirvanesque Dave Grohl et Josh Homme des Queens of the stone age. Sûr, quand vous mélangez Led Zep, Kyuss et Nirvana, cela ne donne pas un backing band pour Thomas Dutronc mais que dire de ce grand album ?

Dire que c’est du gros rock psyché bien viril comme on en faisait dans les 70’s, en cela, le cahier des charges stoner est bien respecté. Them Crooked Vultures parle à votre instinct primaire, votre cerveau reptilien, réveille le serpent quel’on chevaucherait bien jusqu’au lac, l’ancien lac… C’est toute l’attraction du désert américain qui suinte des enceintes et ses mélodies vénéneuses vous emportent définitivement de l’autre coté.

On sent bien ici un Josh Homme hypra motivé par le magnétisme de son idole, tout comme Dave Grohl fait allégeance en donnant le meilleur de lui même. Foncez vous griser de « Them Crooked Vultures », digne héritier des « Blues for the red  sun » ou « Songs for the deaf », vous ne le regretterez pas car quand on fera les comptes 2009, cet album figurera en haut des classements rock.

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Punk & New wave

Les plus assidus d’entre vous l’auront peut-être remarqué, il y a un nouvel onglet sur ce blog : « Punk & New Wave ». Tout comme l’onglet concernant le métal, vous y trouverez le résultat de mes cogitations, de mes lectures et diverses écoutes passionnées. Je traite dans ce dossier les années 1975-1985, décennie pour moi centrale dans l’histoire du rock. Je vous propose de revenir régulièrement sur ce dossier, de façon chronologique et ludique en associant les extraits principaux du dossier avec des vidéos.

1975-1985 : Les années Punk & New Wave

A. Les racines musicales

1. Les 50’s

Dans une certaine mesure, on peut trouver dans la fougue, la sauvagerie du rock’n’roll des pionniers tels qu’Elvis Presley, Eddie Cochran, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis, les racines du punk-rock. Le rock ‘n’roll originel puisait certes ses fondements dans le Rhythm’n’blues afro-américain mais surtout dans la réaction d’une jeunesse corsetée dans la société américaine puritaine et castratrice de l’après guerre.

Avides de liberté, découvrant la puissance de leur jeunesse et de leur pouvoir d’achat, les gamins d’alors plébiscitent de jeunes rebelles en cuirs, guitares électriques en bandoulières et chargés d’amphétamines (en vente libre à l’époque). La musique est violente, les paroles parlent enfin des préoccupations de la jeunesse, le sexe, le refus de l’autorité, le fun. L’attitude irrévérencieuse de ses nouveaux chanteurs va beaucoup faire pour leur succès et inspirer 20 ans plus tard, la dégaine d’un Sid Vicious comparable à celle de Vince Taylor ou Gene Vincent.

Des guitaristes comme Chuck Berry vont énormément influer sur le jeu de guitare des futurs punks. Ce rock basique, primitif et sexué est la première pierre de fondation du punk-rock.

Mais le meilleur c’était Eddie, la classe, le grain de voix, la coiffure qui va bien, l’oeil canaille et le sens de l’onomatopée. C’est mon favori, Elvis et Jerry Lee peuvent aller se rhabiller, who cares ? Il a aussi donné son prénom à M. Mitchell et son look à M. Strummer 😉

Ils étaient là les premiers keupons !

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Eiffel, retour gagnant

« A Tout Moment », le dernier album d’Eiffel vient de sortir et c’est une réussite qui replace les bordelais au sommet du rock français. Lyrique et engagé avec le single « A tout moment la rue », poétique et romantique avec « Minouche », Eiffel trouve un équilibre rare dans le rock hexagonal. Humeau a, en effet, grimpé encore quelques marches vers le statut d’auteur avec des textes raffinés, imagés et particulièrement bien soutenus par des compositions sur mesures. Et quand il se permet d’adapter du Villon, il entre simplement dans le panthéon des grands rockers, aux cotés de Lavilliers et Bashung ! Enfin c’est avec une pointe d’émotion nostalgique, que l’on assiste à un genre de passage de relais, entre Bertrand Cantat et Romain Humeau. En effet,  celui qui jusqu’ici planait comme une ombre sur la musique d’Eiffel vient effectivement faire les choeurs sur  » A tout moment la rue ».

Voila, le 4ème album d’Eiffel vient à point nommé relancer un rock français bien pâlichon et prouve une nouvelle fois qu’il est possible de le chanter dans notre langue. Il suffit pour cela d’avoir simplement du talent et le feu sacré, bien autre chose en tout cas que ce que nous propose l’industrie musicale actuellement…

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