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Archive for décembre 2009

Le dernier des Clancy

Son ami Bob Dylan disait de lui qu’il était« le meilleur chanteur de ballade (qu’il ait) jamais entendu ». Il n’en a pas été fait grand cas en France, mais les amateurs de folk hexagonaux étaient beaucoup plus peinés par la disparition de Liam Clancy que par les déboires médicaux de Johnny.

Liam Clancy est décédé le 4 décembre, à 74  ans,  dans un hôpital de Cork, en Irlande. Leader et chanteur des mythiques Clancy Brothers, il a sa vie durant, chanté les plus belles folksongs et porté devant les publics du monde entier toute une tradition du magnifique chant irlandais. Plus encore que celles des Chieftains ou des Dubliners, sa voix  chaude et profonde comme un lough du Connemara magnifiait les chants traditionnels. Elle résonnera encore longtemps dans les pubs du Comté de Cork !

Petite dédicace à Fred & Nath.

Shoals of Herring :

L’hymne des Wallabies par un Irlandais 😉 :

Voila, le dernier des Clancy Brothers est parti et c’est toute l’industrie du pull irlandais qui vacille… regardons le partir comme il se doit, c’est à dire un coude sur le zinc, devant un bon verre de Black Bushmills ! Joyeux Noël à toutes et tous !

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Michto La Pompe Moderne

L’atmosphère n’étant pas à la gaudriole en ces temps de crise et de débats moisis, pas facile de se décoincer le rictus en ce moment. Pourtant eux ils ont réussi à me faire marrer !

Eux ce sont les anciens The Brassens alias La Pompe Moderne, sympathiques lascars qui reprennent les tubes FM les plus zimprobables à la sauce Brassens. Et là c’est la grosse marrade, vous avez notre monument moustachu national qui swingue comme une chienne sur Toxic de Britney, qui slame à la GCM, qui zouke comme la Compagnie Créole…franchement allez-y, très beau pas cher, l’album « Greatest Hits » par La Pompe Moderne va ambiancer votre réveillon !

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Diego Jiménez Salazar, alias Diego El Cigala est né en 1968 à Madrid, d’une famille de grands chanteurs gitans. Enfant surdoué, il remporte moults concours de flamenco. Vite découvert par le grand Camarón de la Isla, il apprendra à ses cotés et rentrera ainsi dans la famille des grands chanteurs de flamenco.

Mais Dieguito saura s’extraire de son lourd et flamboyant héritage pour voguer vers d’autres continents musicaux.  En l’occurence, c’est vers Cuba que se tournent à nouveau ses regards avec son nouvel essai « Dos Lagrimas ». 

Renouvelant l’expérience de « Lagrimas Negras » où il posait son chant de gitan andalou sur les rythmes afro-cubains du grand Bebo Valdès, Diego el Cigala revient avec deux larmes lourdes de tout l’âme du flamenco mais arrondies de swing cubain. Mais quand sur « Lagrimas Negras », il semblait parfois hésitant, paralysé par son admiration de celui qu’il appelait « maestro », ici avec Guillermo Rubalcaba, autre grande figure du piano cubain, Diego el Cigala atteint des sommets d’expressivité. De sa gorge coule du miel brûlant, la magie de l’alliance entre rugosité andalouse et le swing de ce jazz latino opère sur nous et nous catapulte en Cubandalousia !

Notons l’apparition d’un autre adepte du cross-over, Richard Galliano, qui vient donner du bandonéon sur la reprise de Caruso. La présence de l’accordéoniste français vient renforcer cet édifice de métissage latin.

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