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Archive for juin 2010

Cette deuxième journée des Eurockéennes est moins riche en tête d’affiches. Néanmoins, la programmation est dense, bien équilibrée et sans doute plus fidèle à l’image que l’on a de ce festival. Nous aurons donc l’occasion de naviguer entre,  valeurs sûres comme The Hives, Vitalic, Ghinzu, Airbourne et talents en herbe comme The XX et Sexy Shushi. Il faut surtout noter le retour des légendaires The Specials qui va singulièrement épicer notre journée !

Personnellement mon parcours musical est tout tracé, voici comment je vais procéder. Je conseille d’attaquer direct avec Le Prince Miiaou à 16h15 à la Loggia. Derrière ce pseudo se cache Maud-Elisa Mandeau une jeune artiste charentaise qui propose un folk-rock entre P.J. Harvey et Cat Power. Cette artiste a déja autoproduit deux albums de toute beauté, j’attends beaucoup de ce concert !

Football Team par Le Prince Miiaou :

On peut décrocher un peu avant la fin de ce premier set pour aller voir la fin du concert de The Bewitched Hands on the top of our Heads, big band pop rémois qui fait dans le rock fanfare genre Arcade Fire. Psychés, folky un peu seventies, on est pas loin du Brian Jonestown Massacre en plus gentil (en même temps j’en sais rien, c’est peut être des gros vilains camés aussi les Bewitched…)

Happy with you des Bewitched Hands

Pas le temps de souffler, on passe du chapiteau à la Grande Scène, on attrape une bière au passage et on va écouter la dream team du rock indé canadien, les Broken Social Scene ! Une bonne séance de post-rock aérien qui va nous faire planer haut !

On quitte nos sentiers pop-rock archi-rebattus pour rejoindre la Loggia ou nous attend Omar Souleyman. Ovni musical dans une oasis traditionnel, le Manu Chao syrien , toujours coiffé de son keffieh rouge et blanc,  compose une électro orientalisante qui fait un tabac au moyen-orient. Musique festive nerveuse et syncopée, Souleyman explose le carcan de la musique traditionnelle syrienne

Après une bonne fiesta syrienne, on est bien chaud pour accueillir dignement Airbourne ! Nos bourrins australiens viennent sur le Malsaucy pour percer quelques fûts et envoyer leur gros son hard boogie. On peut être sûrs que ces petits frères d’AC/DC sauront mettre le feu à la Grande Scène.

Runnin’ wild en duo avec ce diable de Lemmy :

20h15, Chapiteau, General Elektriks. Du bon groove qui oscille entre rock , électro et soul survitaminée. Ces français là risquent bien de mettre une grande claque à tout le monde tant leurs prestations scèniques sont volcaniques ! A surveiller donc de très près, histoire de ne pas louper LE concert de cette édition 2010.

La suite coule de source avec le grand retour des légendaires Specials, je ne vous fais pas l’insulte de présenter les apôtres du revival ska 80’s ! Il va y avoir du monde sur la Grande Scène, j’ai hâte de voir ça !

Nous poursuivrons par une série d’aller-retour entre Chapiteau et Loggia pour suivre en alternance XX et Sexy Sushi, la petite montée entre les deux scènes va faire mal aux mollets ! The XX juste pour voir ce dont la  révélation cold wave 2009 est capable sur scène. Sont-ils en mesure d’installer un climat, une ambiance susceptible de nous calmer et nous empêcher d’aller danser comme des poulets hypnotisés sur l’électro-clash putassière de Sexy Sushi ? A voir !

The Hives poursuivra le lent démolissement de nos esgourdes avec leur méchant punk garage. La Grande Scène va à nouveau résonner de leurs coups de boutoirs électriques !

Nous laisserons Ghinzu nous donner le coup de grâce. Tout comme les Hives, ce sont des habitués des Eurocks. Ils connaissent donc le terrain et vont sans nul doute laisser aller leur frénésie scénique pour un set comme seuls les rockers belges en proposent !

Journée chargée, on laisse Vitalic aux fougueux jeunes festivaliers et on en garde sous le pied pour le dimanche ! Le vieux Eurockéen sait s’économiser…

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Aujourd’hui, voici un gros coup de coeur sur un jeune groupe dijonais, Jaromil. Ainsi dénommés en référence au personnage de « La Vie est ailleurs » de Milan Kundera, les bourguignons proposent « Jetlag Memories », leur second album sorti en 2010 chez Socadisc. Dans une veine indie-pop fortement teintée de post-punk, « Jetlag memories » est un album court, concis et efficace. On y ressent les influences des Radiohead, peut être aussi des House of Love et on place d’emblée Jaromil dans la mouvance Bloc Party-Editors-Interpol. La voix d’Arno qui fait un peu songer à un mélange de David Byrne et Thom Yorke nous posséde rapidement par son amplitude importante et un feeling assez profond. Musicalement les compositions sont propres, rondement menées. Comme tout bon groupe indie pop qui se respecte, Jaromil  propose des mélodies simples et imparables. On y retrouve la finesse, la candeur, de la pop indé des années 90, des Franck & Walters, James et autres Echobelly avec ce petit soupçon de noirceur et romantisme des premiers Placebo.

Vous aimez les Fender qui carillonnent en arpèges cristallins, la réverbe à donf, les grosses basses qui cavalent bien en avant, les riffs de guitares anguleux qui s’entrecroisent…cet album est pour vous !

Leur album est disponible  sur l’excellente plateforme de Cd1D : http://cd1d.com/en/artist/jaromil 

Vous pouvez également les découvrir sur leurMyspace : http://www.myspace.com/jaromil

Un extrait vidéo de « Jetlag Memories » : « Bedtime » en live à La Vapeur

PS : Merci à Damien du Moulin de Pontcey qui m’a permis de découvrir cet excellent disque !

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Le pur festivalier se réveille ce Vendredi 02 juillet après un Warm-Up endiablé (voir billet précédent). Déja épuisé par une nuit riche en vuvuzelas et hurlements éthyliques néanderthaliens, il n’ a pas les idées très claires. Aidons le à organiser la journée musicale qui l’attend !

Pour cette première journée, je préconise d’attaquer par Bomba Estereo à 16 h sous le chapiteau, un petit coup de cumbia tropicale histoire de se mettre gentiment dans le tempo.

Ensuite, pendant que BB Brunes minaude sur la Grande Scène, la place est libre pour aller à La Plage découvrir le post-punk de Two Door Cinema Club. Signés chez Kitsuné, gage d’une pop fraiche et dansante, les irlandais se placent dans les traces de Bloc Party et Franz Ferdinand, comme des petits-frères joyeux de Editors. Une pointe de mélancolie dans un flot de funk blanc, genre « dancing with tears in my eyes » !

On enchaine avec un peu de métal, Baroness à La Loggia pour un set énergique façon stoner mi punk mi prog qui nous permettra d’attendre la première grosse pointure rock du weekend, les Dead Weather à 19h15 sur la Grande Scène.

Le super groupe réunit le White Stripes Jack White, Alisson Mosshart, la chanteuse des Kills, le guitariste des Queens of the stone age et le batteur des Raconteurs. Ils viendront présenter leur excellent et sulfureux second album Sea of Cowards, du bon son hard blues,  ultra sexué qui va mettre le feu et risque même d’être le concert de cette édition 2010 des Eurocks.

Nostalgie oblige, c’est les yeux encore remplis d’amour pour la féline Alisson que l’on foncera retrouver Suicidal Tendencies à La Loggia. On pourra alors resortir bandanas, van’s et chemises à carreaux pour jumper sur le hardcore « planche à roulette » des ricains. Back to the 90’s donc avant de retourner Grande Scène pour accueillir Kasabian, chef de file brit-pop officiel qui déroulera son set de rock hooliganesque so british à partir de 21h15.

Jusqu’ici tout se déroule bien mais  arrive l’heure du choix cornélien, Foals ou Infectious Grooves. Foals est la grande révélation de ses deux dernières années. Deux albums façon post-punk intelligent les ont de suite placé dans la descendance des Talking Heads. Etiquette méritée tant la fusion réussie par Foals, entre pop, funk et influences africaines et orientales rappelle les grands moments de David Byrne !

Fusion vous avez dit fusion ? Argh… on laissera sans doute Foals en cours de route pour aller assister au final du concert d’Infectious Grooves ! Ca tombe bien, on aura laissé 45 minutes à nos papys funkys pour  se chauffer et on les retrouvera ainsi « chaud braise » pour 20 minutes d’anthologie !

23h40, pause ! On prend le temps de manger un truc et on attend peinard au bar franc-comtois que nos amis de Converge viennent déverser un charter de décibels déstructurés ! Car on termine  cette  journée avec du lourd, du rude, du  hardcore métal punkysant vicieux des plus extremes, les Bostoniens étant ce qui se fait de plus aggressif, complexe et pervers sur la scène métal actuelle !

02h00 du matin, le temps du retour et du repos avant de réattaquer une journée marathon avec un samedi musicalement fabuleux !

Les grands moments du Vendredi en vidéo :

« Die by the drop » des Dead Weather :

« Institutionalized » par Suicidal Tendencies :

« Miami » de Foals :

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Jettons ensemble un petit coup d’oeil sur la prog des Eurocks 2010. Cette année est un bon crû avec un bel équilibre entre têtes d’affiches et découvertes alléchantes.

Tout commence le jeudi soir au camping du festival avec une soirée d’échauffement débutant à 22h avec l’électro-dub métissé de Gaslamp Killer, la Cumbia colombienne muy caliente de Bomba Estéreo et la pop électro des islandais de FM Belfast. Gageons que le jeune festivalier saura apprécier cet apéritif sonore et l’accompagnera de ses habituels beuglements qui sont au campeur eurockéen ce que la Vuvuzela est au supporter sud-africain…

Allez on se réveille le mardi matin avec la Cumbia digitale de Bomba Estéreo. La Cumbia est  genre musical traditionnel colombien qui naquit au 17ème d’ influences africaines, espagnoles et indiennes. Danser en chantant, c’est le programme de cette danse populaire que Bomba Estéreo a mélangé à des rythmes électro. Voici ce que cela nous donne, une électro latine enfièvrée qui donne une patate monumentale :

Fuego de Bomba Estéreo

Il mélange allégrement dub, jazz, dubstep, hip-hop en un mix toujours pêchu qui va retourner la tête de notre jeune campeur au gosier bien humecté de vodka Red-Bull !

Et pour achever d’envoyer notre ami le jeune se percher dans la stratosphère, FM Belfast va cracher son electro-pop volcanique, en un nuage psychédélique qui risque de brouiller le traffic neuronal sur la Presqu’île du Malsaucy !

Par Avion de FM Belfast :

Voila pour les joyeux campeurs ! Plus d’infos sur cette magnifique zone de non-sens burlesque qu’est le camping des Eurockéennes par ici : Camping Eurocks.

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Deux pianos + 1 batterie , Aufgang se pose d’emblée comme un objet musical non identifié. A ses contours musicaux fluctuants, le trio ajoute des frontières géographiques extensibles. Le trio s’organise en effet autour de Rami Khalifé, pianiste classique  libanais ; Aymeric Westrich, batteur, producteur et arrangeur français  ; Francesco Tristano, pianiste barcelonais d’origine italo-luxembourgeoise. Ces trois là se sont rencontrés par l’entremise du célèbre Dj techno Jeff Mills au Festival électro Sonar, à Barcelone en 2005. 

Aufgang naît donc sur des fonds baptismaux électroniques et c’est ce qui fait son originalité. Les deux pianistes de formation plutôt classique se confrontent à un batteur qui en plus de son instrument, apporte toute une série de programmations électro. Des rythmes technoïdes tantôt transe, tantôt house, tantôt ambient viennent télescoper des arpèges de piano classique, jazzy, free construisant de lentes montées improvisées. D’architectures baroques flamboyantes, on passe à d’inquiétantes cathédrales futuristes car Aufgang ne mélange pas des genres musicaux, il en crée de nouveaux.

Et c’est là que réside la puissance de ce trio, cette capacité à redonner à la musique contemporaine toute sa créativité sans intellectualisme, sans élitisme. Leur musique est certes novatrice mais elle reste organique, sensuelle, primitive du futur. Cette cuisine expérimentale rassasiera sans nul doute,  les amateurs de Terry Riley, le fan des productions  Warp, tout autant que le mélomane assidu de l’électro-jazz de chez ECM !

Alors allez vite vous procurer Aufgang du même groupe, sorti fin 2009 sur le label Discograph.  Pour vous faire une idée, en vidéo, voici Channel 7, extrait de l’album et joué en live :

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