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Archive for juillet 2010

Alain Bashung, la story 2

Je vous ai parlé hier de « De l’aube à l’aube », le feuilleton radiophonique consacré à Alain Bashung qui est diffusé tous les dimanches de l’été sur France Inter. Déjà très complète, cette audio-biographie peut être encore enrichie ! Il suffit pour cela d’aller sur le site de la Radio Suisse Romande, productrice dudit feuilleton. Et là, le fan hardcore trouvera l’intégrale des interviews de tous les proches de Bashung, des photos et bien sur tous les épisodes à écouter ou à télécharger directement sur le site.

Il suffit de se rendre là :

http://www.rsr.ch/#/la-1ere/dossiers/alain-bashung-de-l-aube-a-l-aube/

Vive le service public radiophonique francophone !

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Je sors de mes douces vacances, juste histoire de signaler que France Inter fait une spéciale Bashung tous les dimanches de 12h05 à13h. Cela s’appelle « De l’aube à l’aube » et c’est un feuilleton radiophonique réalisé par la Radio Suisse Romande sur notre Alain national. On s’en fout me direz-vous, blasés que vous êtes par les innombrables reportages et hommages qui lui ont été consacrés après son décès.

Et bien non, on ne s’en fout pas car c’est une véritable mine d’or que nous propose nos amis suisses. Cette saga Bashung est une merveille car plutôt que de faire raconter l’histoire du rocker par un énième journaliste musical, les auteurs du feuilleton ont fait un travail de fourmis dans les archives sonores des grandes radios francophones. Résultat, c’est Alain et ses proches qui vont nous conter toutes les petites anecdotes si parlantes. Cela met en relief l’œuvre de Bashung, on comprend des bouts de textes jusqu’alors obscurs. On saisit l’état d’esprit de l’enregistrement d’un album, on comprend le travail d’un artiste à la lumière de son contexte de création et ça n’a pas de prix pour le fan d’un artiste aussi énigmatique qu’Alain Bashung !

Bien sur, vous avez, sans doute comme moi, loupez une paire d’émissions. Effectivement ce dimanche, Inter diffuse le 6ème épisode. Mais, mirâcle de la technologie, les émissions sont disponibles à l’écoute pendant 60 jours sur le site de l’émission et également en ballado-diffusion.

Alors avis à tous les fans d’Alain Bashung et ils sont nombreux à me faire l’honneur de lire ce blog, jettez vous vite sur ces bijoux radiophoniques, vous m’en direz des nouvelles !

Ep 01 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92877

Ep 02 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92878

Ep 03 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92879

Ep 04 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92880

Ep 05 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92885

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Ces Eurockéennes 2010 sont plutôt à placer dans le haut du panier, avec les meilleures années, un bon crû presque millésimé. Cette édition m’aura permis de faire de belles découvertes musicales, de choper une bonne rhino, de réussir à exfiltrer Bob l’Eponge malgré la pression de la foule, d’apprendre de nouveaux gros mots grâce à Sexy Sushi…etc

Des parcours initialement prévus et conseillés sur ce blog, je n’ai pas toujours tenu compte. Une fois sur le site, on se laisse porter par l’ambiance, la rumeur et ses propres envies. Je ne vais pas faire un compte-rendu exhaustif et lourd de ce que  j’ai vu mais simplement de ce que je retiendrai de la vingtaine de concerts auxquels j’ai assisté.

Vendredi 02 Juillet 2010 :

Bomba Estereo, une chanteuse volcanique, un flow latino survolté, le mélange cumbia colombienne et électro m’a dépaysé et électrisé pour la journée.

Baroness et leur sludge progressif ont fait mouche et m’ont donné envie d’explorer leur musique plus en avant. Le son était énorme, chaud bouillant, nous étions comme englué dans des marécages musicaux, à un tel point qu’un moment la presqu’île boueuse du Malsaucy avait des allures de bayou louisianais !

Samedi 03 Juillet 2010 :

Selah Sue a été une réelle découverte. Cette jeune belge, dont l’album « Raggamuffin » n’est encore disponible qu’en téléchargement, possède une voix enfantine qu’elle sait saturer joliment dans des envolées ragga jouissives. Elle a le flow, le feeling, la simplicité, le naturel. Sa musique est fraiche, dansante et Selah sait communiquer ses émotions. Du bon ragga-pop à mettre entre toutes les oreilles.

Dimanche 04 Juillet 2010 :

Martina Topley-Bird, la chanteuse plus connue pour ses piges chez Tricky ou Massive Attack, se produit sous son propre nom accompagnée d’un ninja multi-instrumentiste. Cela vous met en perspective l’univers onirique de la belle britonne. Comme une Alice au Pays des Merveilles, elle chante de jolies comptines mi trip mi pop de sa belle voix emplie de soul. Parée de ses plus beaux atours, elle invita à la rêverie et parvint aisément à extraire le festivalier de son univers poussiéreux. Moment de grâce…

Gallows : Il est tout petit, il est tout roux et il est énervé. Lui, c’est Franck Carter, le chanteur des Gallows ! Les hooligans de Watford ont déboulé en force sur le chapiteau des Eurocks, ont tabassé tout le monde et sont repartis comme ils étaient venus. Sur une base punk hardcore, la musique de Gallows dérive parfois vers le metal voire vers l’indus, un peu comme si Black Flag se mélangeait à Biohazard et Ministry. Le set fut convaincant, Carter est parvenu à remuer un public joueur, déclenchant plusieurs mosh-pit dont un, circulaire et spectaculaire, qui vida l’ensemble du chapiteau. Seul bémol, une reprise faiblarde du « I fought the law » des Clash. Ce concert restera un excellent souvenir, surtout de par l’humour pince sans rire de Carter, qui prit un malin plaisir à traiter tout le monde de « fichue bande d’enculés » avant de nous couvrir de compliments ( à sa manière ) à la fin du concert.

MOPA : My Own Private Alaska a enchanté le public de la Plage. Dans une ambiance de soleil couchant sur sable fin, le romantisme exacerbé du trio toulousain a fait sensation. L’alliance piano classique / chant saturé / batterie plombée fonctionne. On est pas loin d’approcher l’excellence Nine Inch Nails dans un genre émo indus.

Massive Attack. On attendait avec impatience d’écouter des versions live du superbe Heligoland mais ce n’est pas sans une certaine méfiance que l’on vit arriver le groupe pour cette cloture du festival 2010. Les prestations 2003 et 2008 de Massive n’avaient pas convaincu les festivaliers. Cependant, on savait qu’avec le retour de  Daddy G pour épauler 3D, la prestation scènique serait plus solide. On en a eu en prime un Horace Andy en forme, chantant juste et dans le feeling. Une nouvelle chanteuse à la voix très soul remit en lumière d’anciens morceaux comme Safe from harm, faisant ronronner les vieux fans. Accompagné d’un bon groupe rock, concentré derrière ses platines, 3D conduisit son big band trip hop d’une main de maitre. Il nous fit vivre de grands moments, un trio vocal masculin splendide avec Andy et  Daddy G, des morceaux de 100th Window sublimés, les tubes de Mezzanine retravaillés comme des spoutniks envoyés dans la stratosphère…l’osmose, la symbiose était là ! Massive Attack a ainsi magnifiquement cloturé ce festival 2010, on repartit de cette édition du groove plein les oreilles.

Les déceptions : Gros flop de The XX, inexistants sous le chapiteau et qui se barrent sans rien dire, 15 mn avant la fin du set, chapeau, bel esprit ! The Gaslamp Killer, le Dj, un peu trop vitaminé sans doute, a peiné à faire partager son enthousiasme avec un set trop brouillon voire noisy. Le concert des Suicidal déplacé à 16h10 !!?? Un trop grand nombre d’artistes reprogrammés d’années en années. L’absence de grands écrans sous le chapiteau.

Les surprises : La foule au concert de Sexy Sushi, sans doute LE moment rock&roll du festival, de bout en bout du grand délire…, la qualité des stands alimentaires, l’expo et la salle de chill-out climatisée sous le dôme de la Maison de l’Environnement !

Pour conclure, l’absence de réelle tête d’affiche rock peut sans doute expliquer la baisse de fréquentation de cette année. De 100 000 billets vendus en 2009, on est passé à 80 000 cette année. Ce n’est peut être pas un mal puisqu’on a ainsi pu respirer, circuler aisément pendant 3 jours. Pour 2011, on souhaitera peut être une programmation plus équilibrée sur les 3 jours, un peu moins de variéte façon Jay-Z, Charlotte Gainsbourg, Missy Elliott et un peu plus de découvertes ! Rendez-vous l’année prochaine !

En cadeau bonus, une petite vidéo qui vous laissera une idée de l’ambiance au concert de Sexy Sushi !

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Suite et fin de notre parcours musical eurockéen ! Notre festivalier fourbu et blanchi par la poussière arrive sur le site, les yeux cernés, le teint bilieux et le mollet tendu. Comment s’organiser ce dimanche là ?

Je conseille d’attaquer en souplesse avec Martina Topley -Bird à 16h45 à la Loggia. Martina est l’ex femme de Tricky, elle s’est en effet révélée sur le terrible album du prince noir du trip-hop,  « Maxinquaye ». Se sont enchainés quelques albums solos de fort belle facture et dernièrement une collaboration sur « Heligoland » des Massive Attack. Un petit cocktail sous le soleil et la douce voix de Martina vont nous faire le plus grand bien après la sieste dominicale !

Sandpaper kisses par Martina Topley-Bird :

Brooklyn bruisse d’une effervescente scène pop-rock, New York nous envoie l’une de ses meilleures formations actuelles : The Drums. Les jeunes new yorkais font partie du revival post-punk et sont pile-poil ce qu’il nous faut pour rentrer dans le vif de cette journée. 17h45 donc sur la Grande Scène, pour un concert nerveux mais cool, tendu mais décontracté, surf pop et new wave, chaud et froid, The Drums, groupe de contrastes !

Let’s go surfing par The Drums

18h30, ruons nous sous le chapiteau et prenons une bonne gifle ! Les 5 anglais de Gallows nous attendent de pied ferme. Non pas pour un énième live indiepop mais un bon déluge de décibels hardcore. Gallows mélange ingénieusement Hardcore punk, choeurs hooliganesques, basses fusion, solos de guitares heavy e tune petite touche émo. On est entre Motörhead, Biohazard et Black Flag et popopoo ça fait du bien !

Misery par Gallows

Laissons Julian Casablancas à ce qui peut encore porter un slim sans ressembler à une saucisse de Morteau et allons faire bon accueil à My Own Private Alaska, coté Plage à 19h30. Voici comment ce trio toulousain se présente :

« Trois musiciens assis.
Un pianiste. Et des notes qui amènent loin. Loin d’ici, de tous ces paysages sacrifiés.
Un batteur. Frappant comme si aujourd’hui était le dernier jour à vivre.
Et un chanteur. Condamné à hurler sans répit un romantisme exacerbé,
une violence sournoise, un nihilisme désespéré…
Trois musiciens assis sur une bombe »

Et effectivement on a envie de découvrir ce trio qui mélange piano classique, chant hardcore et batterie martiale. MOPA se place dans un univers sombre très cinématographique (comme l’indique leur nom) qui les rapproche de David Lynch ou Tim Burton/Dany Elfman. On retrouve aussi un lien de parenté avec Nine Inch Nails dans le coté piano-chant hurlé. A ne pas rater, je mise gros sur ce concert qui sera certainement l’un des plus surprenants de cette édition 2010.

After you par MOPA

Après une petite pause bière et sandwich, on va éliminer les toxines du week end sur l’énergique electro-rock de LCD Soundsystem, 20h30 sous le Chapiteau. LCD Soundsystem, c’est le projet solo de James Murphy, le patron du label dance-punk DFA Records. 100% déconne, 200% indé et o% prise de tête, on est à des années lumières du groupe electro-rock trendy, fashion, prétentiard que l’on rencontre à tous les coins de rue en ce moment. LCD c’est ce qui se fait de mieux dans le genre, alors foncez-y que diable !

Drunk Girls par LCD Soundsystem

21H30, allez vous reposer sur la Plage, vous y croiserez une étrange formation. David Eugène Edwards alias Woven Hand s’est acoquiné avec Muzsikas, une formation foklorique hongroise. Ainsi vont se télescoper le folk-rock chamanique noir et planant de Woven Hand et la musique traditionnelle hongroise de Muzsikas. La fusion électrique-acoustique a semble-t-il fait merveille l’an passé au Sziget Festival, on attend donc un grand moment de musique transfrontalière sur le Malsaucy !

Wooden Brother par Woven Hand & Muzsikas

Encore étourdi par ce folk-rock expérimental américano-hongrois, on attend plus que le coup de grâce de Massive Attack ! En attendant l’heure, on peut faire un énième détour par la Loggia ou s’enchainent Action Beat et Fuck Buttons. Action Beat est une bande fougueuse férue de pop noisy façon Sonic Youth et de No Wave à la Lydia Lunch. Plusieurs batteries, des guitares abrasives à souhait et un boucan de tout les diable, ça réveillera le vieux festivalier épuisé ! Quant à Fuck Buttons, ils sont tout aussi noisy mais alternent passages agressifs et moments plus drone où les notes s’étirent à l’infini.

Et on termine par Massive Attack, que l’on espère accompagnés de Horace Andy et Martina Topley-Bird, histoire d’avoir droit à une version complête de leur splendide dernier album, Heligoland !

Girl I love You par Massive Attack

Voila pour l’édition 2010 des Eurocks qui s’annonce sous le soleil. Petit conseil, pensez à prendre un foulard, bandana ou autres chèche. En effet, le soleil tape depuis quelques jours et sur la Presqu’ile de Malsaucy, cela donne souvent des tempêtes de poussière remuée par les festivaliers. On se souvient des nuages apocalyptiques lors du premier passage de Slipknot, les stands de fringues avaient fait fortune avec leurs keffieh et foulards indiens !

Bon festival à tous !

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