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Archive for août 2010

Punk & New Wave, vol.8

 

1967, lors d’un concert des Doors à Chicago, le jeune James Newel Osterberg Jr impressionné par la prestation de Morrison décide de quitter son poste de batteur des Iguanas pour fonder  un vrai groupe de rock. Il se rebaptise Iggy Pop et fonde The Stooges. En 1969, sort « The Stooges », leur premier album, produit par John Cale qui vient de quitter le Velvet Underground.

D’après le critique Greil Marcus, The Stooges « créent le son de la Airmobile de Chuck Berry après que des voleurs l’ont dépouillée de ses pièces. »

Suivront deux albums, Fun House en 1970 et Raw Power en 1973, terribles décharges soniques, forcément incomprises dans une époque hippie hédoniste. Un guitariste qui porte des croix de guerre allemande, un chanteur qui se lacère le torse au verre pilé, en plein Flower Power, ça fait désordre…

Effectivement, bête de scène, Iggy Pop fait de ses concerts des performances totales où il se met en danger physiquement, se dénude et laisse aller son inconscient sans aucune retenue. Loin des conventions encadrant le déroulement classique des concerts pop, les concerts des Stooges sont des catharsis traumatisantes pour le public de l’époque, public parmi lequel se révèlent des vocations de plus en plus nombreuses. Surtout lors d’une tournée à Londres en 1972, lorsque les Stooges donnent un showcase au cinéma Scala devant une centaine de personnes.

Dans le public ce jour là, un jeune lycéen de 16 ans, mal fichu, aux cheveux longs, John Lydon le futur chanteur des Sex Pistols, alias Johnny Rotten, assiste à la performance démente d’Iggy Pop. Il ne s’en remettra jamais. Le mal est fait !

Lors du boom punk partout dans le monde et même encore maintenant, toutes les auditions de musiciens punks commencent toujours par « joue-nous « I wanna be your dog »  des Stooges ! »

– Search & Destroy/ The Stooges (The Stooges, 1969)

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Les jours défilent et je n’ai pas pris le temps de vous donner mon coup de cœur Eurockéennes 2010. Tous les ans, je fais une découverte, un truc qui me transporte et me catapulte du Malsaucy jusqu’au Ballon d’Alsace. Cette année, c’est un petit bout de femme de 21 ans qui m’a mis un riff de folk en plein coeur. Sur La Plage, scène propice aux ambiances punky-reggae party, accompagné de ma chère et tendre, j’ai chaloupé sur le flow jamaïcan style de Selah Sue. Alors que le soleil couchant faisait flamboyer l’étang du Malsaucy, Selah a charmé toute une foule de festivaliers ondulant comme des serpents charmés.

Mais qui est-elle ?

Selah Sue est une jeune belge flamande, née à Louvain, le 03 mai 1989. Elle propose un reggae-folk boosté par une voix ultra soul, un flow qui s’accélère en ragga roots pour mieux ralentir dans un groove soyeux que ne renierait pas Sharon Jones.

Dans sa soul kitchen, Selah mitonne de très bons petits plats sucrés-salés mais souffre pour l’instant d’un gros problème de distribution. N’est disponible pour l’instant au téléchargement que son single « Raggamuffin » mais un album devrait suivre rapidement. On peut néanmoins toujours se procurer en mp3 toujours, son premier EP « Black Part Love » mais bon…sur Soulseek hein…j’ai rien dit…

Pour finir en musique, j’ai choisi cette version de « Raggamuffin » parmi les innombrables vidéos qui fourmillent sur le net, enjoy !

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