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Archive for janvier 2011

Les premiers noms des Eurocks 2011 sont tombés  ce matin. Alors, cette année la Presqu’île du Malsaucy accueillera du lourd : Arcade Fire, Arctic Monkeys, Motörhead, House of Pain, Tiken Jah Fakoly, Boys Noize.

On attend déjà avec impatience le retour d’Arcade Fire qui avaient marqué les esprits lors de leur passage aux Eurocks 2007. Clôturant alors le festival, les canadiens avaient marqué les esprits, quand sous les bourrasques, ils avaient maintenu 30 000 personnes en apesanteur, hors du temps durant un set devenu mythique !

Retour également des Arctic Monkeys qui avaient laissé un très bon souvenir sous le chapiteau. A la rubrique reformation, House of Pain, ancien collectif poids lourd du hip hop US viendra se relancer à Belfort, ça va jumper. Au rayon des bonnes surprises, la venue de Mötorhead qui nous avaient fait faux bon en 2001, on va enfin pouvoir goûter au méchant gros son de tonton Lemmy ! Enfin Tiken Jah Fakoly apportera une touche d’engagement avec son reggae solaire et conscient, on se régale à l’avance d’un live de l’ivoirien sur la Grande Scène. Deux autres grosses têtes d’affiche devraient rejoindre la programmation, on devrait en savoir plus courant mars, patience !

Question logistique, les habitués diront au revoir au chapiteau, fort pratique pour s’abriter pendant les orages…Il sera remplacé par une grande scène en plein air. Quant à la magnifique scène de La Plage, lieu de tant de découvertes, elle serait aménagée carrément sur l’eau.

Les programmateurs du festival jouent gros cette année car après une année 2010 en demi teinte, ils ne peuvent se permettre de faiblir face à la concurrence féroce des Solidays et autres Main Square Festival. D’où l’annonce d’une programmation beaucoup plus rock et resserrée à une soixantaine de groupes, programmation qui s’annonce déja comme une retour aux racines d’un festival qui avait un peu perdu son âme diluée dans la pop. On souhaite bonne chance de tout notre coeur à l’équipe de Kem Lalot !

http://www.facebook.com/Eurocks

http://www.eurockeennes.fr/

 

No cars go / extrait du live d’anthologie des Arcade Fire en 2007 !

 

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Aujourd’hui j’ose tout ! Je me fais plaisir avec ces quelques mots sur mon compositeur de musique classique occidentale préféré, Gustav Mahler !

J’ai étrangement découvert ce compositeur grâce à Charles Bukowski. Imprégné comme je le suis de l’oeuvre de Mister Chinaski, j’ai relevé à plusieurs reprises le nom de Mahler, dont Bukowski écoutait les symphonies, seul la nuit devant sa bouteille de rouge et sa machine à écrire.

Gustav Mahler naquit à Kaliste, le 07 juillet 1860, en Bohême, dans une famille de modestes aubergistes. Après des études de piano au conservatoire puis à l’Université de Vienne, il est engagé à l’opéra de Leipzig comme assistant du chef d’orchestre Arthur Nikish.

Il travailla ensuite à l’Opéra Royal de Budapest, ou il connut son premier succès en tant que compositeur en y créant sa Première Symphonie, en 1889. L’Opéra de Hambourg lui offrit ensuite son premier titre de premier chef d’orchestre en 1891 jusqu’à la consécration, la nomination comme directeur artistique du prestigieux Opéra de Vienne.

Après 10 ans de bons et loyaux services, une cabale antisémite l’écarta de ce poste. Il en profita pour aller faire carrière aux Etats-Unis, au Metropolitan Opera de New York puis au Philharmonic Orchestra de New York. Il mourut le 18 Mai 1911 à Vienne, de troubles cardiaques. Il avait 50 ans.

Chef d’orchestre admiré, sa carrière de compositeur connut plus de bas que de hauts. Peu appréciée de son vivant, sa musique attendit la fin du siècle pour véritablement connaitre la reconnaissance populaire.

Pourtant, Mahler est un compositeur essentiel et charnière. Musicalement, il assure idéalement la transition entre les compositeurs romantiques tels que Berlioz ou Brahms et les modernes comme Schoenberg ou Ravel.

Il apparait d’abord dans la grande lignée des compositeurs germaniques. A Jean-Sébastien Bach, il reprend l’art du contrepoint et le goût pour les polyphonies. De son idole Beethoven, il emprunte la passion des symphonies grandioses, riches de  lourds messages.

A l’instar des compositeurs romantiques, Mahler charge sa musique de sentiments ; il met en exergue les thèmes du destin, de la fatalité, de la délivrance, de l’existence d’un autre monde.

Romantique dans sa couleur, sa musique est moderne dans sa structure. Mahler fait exploser les codes classiques de la symphonie, il ne s’interdit aucuns passages dissonants, atonaux qui accentuent le caractère sombre et dramatique de ses compositions.

Enfin en grand héritier d’Hector Berlioz, il stupéfie ou consterne ses contemporains de par ses orchestrations symphoniques grandioses et inventives.

Sévère, exigeante et souvent tragique, l’œuvre de Gustav Mahler déroute souvent. Mais si on lui laisse sa chance, on finit par y voir de la délicatesse, une infinie sensibilité, du romantisme exacerbé et une puissance d’évocation immense.

Je vous invite à découvrir tout cela en vous plongeant dans le fleuron des coffrets classique sortis en 2010, je veux parler de l’Intégrale Deutsche Grammophon consacrée à ce cher Gustav !

En extrait vidéo, la BOF de « Mort à Venise » de Luchino Visconti. Ce film magnifique  adapté de la nouvelle de Thomas Mann a totalement relancé la carrière posthume de l’oeuvre de Mahler. En effet, en 1971, Visconti utilise l’Adagietto de la symphonie n°5 pour illustrer ses images. On retrouve cet Adagietto dirigé ici par Herbert von Karajan.

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Pour bien commencer l’année et avec tous mes voeux, voici ma première chronique 2011 !

Amira Medunjanin et Merina Kljuco, deux jeunes artistes bosniaques, revisitent le magnifique répertoire traditionnel bosniaque. Avec l’album Zumra, Amira nous fait découvrir la Sevdalinka, le genre musical bosniaque par excellence.

Ces chants d’amour mélancoliques célèbrent la passion, la folie, la fatalité et font de la Sevdah, le fado de l’Est, la saudade balkanique. La voix haute, claire et profonde d’Amira est suivie par l’accordéon riche d’ornementations de Merina Kljuco. A deux,elles cisèlent une zumra, une émeraude qui jette milles feux, d’amours malheureux avec les titres « Kradem ti se » et « Simbil Cvece », de guerres fratricides avec « Sevdah », de sensualité avec « Okreni se niz dul-bascu ».

Malgré la barrière de la langue, ce disque nous parle car Amira sait nous faire partager l’universalité de la culture bosniaque. Riche du mélange des cultures slave, turque, tzigane et juive, la Sevdah parle à notre conscience collective.  Toute la folie passionnée de l’âme  yougoslave s’y trouve et vous emporte.

Zumra / Amira Medunjanin et Merina Kljuco. World Village, 2010.

En extrait vidéo : Kradem ti se

Imka, où que tu sois, ce billet t’est dédié avec toute mon amitié.

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