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Archive for février 2011

Véritables précurseurs de ce que l’on appelait alors la Synthpop, les Human League se forment en 1977 et sortent leurs premiers albums en 1979 et 1980. Avec Ultravox, Gary Numan et bien avant Orchestral Manoeuvre in the Dark, Soft Cell ou Depeche Mode, Human League appliqua à la pop music, les leçons digitales de Brian Eno et Kraftwerk.

Leurs premiers albums défricheront le terrain pour les nombreux groupes new wave, synth-pop ou néo romantiques qui vont inonder les 80’s jusqu’à l’écœurement. L’album« Dare », sorti en 1981 raflera la mise avec l’imparable single « Don’t you want me » et précédera une belle série de cartons commerciaux. Ultravox passera alors du statut de groupe avant-gardiste à celui de machine à danser ultra-commerciale.

Tout ceci pour dire qu’en cette époque de recyclage intense et de foisonnement de groupes électro-pop, il devient parfois utile de revenir aux fondamentaux. C’est ce que je vous propose de faire en écoutant « Night People », le dernier single de Human League, qui signe le retour en force de Phil Oakey (sans sa mythique mèche) !

Cet excellent morceau fait monter la pression, en attendant le 28 Mars 2011 et la sortie de l’album « Credo » sur le label Wall of Sounds. Ce titre jouissif remet les pendules à l’heure, l’heure d’aller danser !

Petite piqure de rappel pour les vieux touchés par ALzheimer 😉

Don’t you want me / Human League

 

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Guachass kick your ass !

 

Rugueux comme un tacle uruguayen, méchant comme un défenseur de la Céleste, voici le vilain son de Guachass !

Trio féminin explosif, flanquées d’un batteur moustachu à mains lourdes, venues à bloc de Montevideo, les Guachass pratiquent un rock stoner à la limite du hardcore qui va réjouir plus d’un vieux fan Killmisterien !

Avec Guachass, qu’est ce qu’on a ? On en a pour son pognon ! Une guitariste soliste pleine de panache, qui joue à l’esbrouffe sans faire sa mijaurée ; une chanteuse, voix éraillée et délicieusement sexy à vous réveiller la libido d’un expert comptable de la Cogip ; une bassiste qui descend ses gammes comme Lemmy descend une bouteille de Jack et un batteur cognant tellement fort qu’il a dû réveiller Keith Moon de son éternel sommeil.

Guachass, album éponyme, est sorti chez Oui Oui Records (ça ne s’invente pas). Le disque fait preuve d’une grande maturité musicale. Comme beaucoup de musiciens de leur génération, les chicas ont bien assimilé la leçon de leurs aînés.

Girlschool, QOTSA, Mondo Generator, Monster Magnet, Skew Siskin ont montré la voie, Guachass a pris la bretelle et déboule poignées dans le coin. Vous êtes prêt pour la gifle ?

Dirty Harry / Guachass

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Les 70’s ! Que se passe-t-il aux USA ? Le mouvement hippie s’étiole mais il se passe quelque chose dans les bas-fonds.

Depuis le début de la décennie, à New York, traine  au Max’s Kansas City, un bar-restau-concert toute une faune qui servira d’ossature au mouvement punk new yorkais. On y voit Lou Reed (qui y puisera l’inspiration de sa chanson « Walk on the wild side »), Nico, Patti Smith, Lenny Kaye, Tom Verlaine, Todd Rundgren, Wayne County (future Jayne County), Alan Vega, John Cale, Bowie, Warhol, les futures Ramones, les New York Dolls…etc c’est à dire le ghotta underground de la ville !

1973 sera un nouveau jalon dans l’histoire du punk-rock. C’est l’année de la sortie de l’album éponyme des New York Dolls. Déjà auréolés d’une légende sulfureuse, les Dolls cristallisent cette mouvance de travestis, homosexuels, rebelles et poètes paumés. Sur la pochette, les 5 gaillards posent déguisés en travestis, toutes plumes, boas et lipsticks dehors. Evidemment le disque fait scandale et attire les regards des branchés new yorkais.

De vrais durs issus de la rue qui prennent d’assaut les scènes sans complexes, habillés en femmes mais au coup de poing facile, pas virtuoses pour un sou mais débordant d’énergie, il n’en faut pas plus pour déclencher l’intérêt.

Comme le dit Bob Gruen, photographe réputé de l’époque, les New York Dolls rendaient le rock accessible à tous là où les musiciens de l’époque se rendaient intouchables de par leur technique ou leur grandiloquence.

Novembre 1973, en promo pour la BBC2, dans le mythique show télévisé Old Grey Whistle Test, les New York Dolls donnent une leçon d’attitude punk aux jeunes anglais. Les futurs Clash et Pistols assistent au spectacle devant leur télé, galvanisés par la dégaine et l’outrance des Dolls. Une tournée s’ensuit à Paris, durant le voyage, malades par excès d’héroïne, ils vomissent dans l’avion déclenchant un scandale dans la presse. Quoi de mieux pour créer une légende et déclencher la fascination des gamins. Comme le raconta plus tard leur guitariste Sylvain Sylvain : « C’était dans tous les journaux. Les Dolls débarquent en France et sont des pédales dégénérées et camées. »

S’ensuivra une carrière chaotique, poissarde, entre overdoses, bagarres et malentendus qui pris fin en 1975. Les New York Dolls comme tous les autres groupes proto-punks ne connurent jamais le succès grand public. Leur attitude, leur incompétence à gérer une carrière comme un travail normal et surtout les excès divers, les empêchèrent de percer. Mais ils auront décomplexé bon nombre de musiciens et allumé la mèche courte punk.  Ils rejoignirent ainsi la longue liste des précurseurs, artistes fondamentaux mais maudits, laissant à d’autres musiciens moins extrêmes et plus malins le soin de ramasser la mise avancée dans le sang, la sueur et les larmes par les pionniers.

Jet Boy / New York Dolls. Novembre 1973 au Grey Old Whistle Test

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