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Archive for mai 2011

Le retour de Lol

La nouvelle est tombée hier, Lol Tolhurst cofondateur de The Cure va remonter sur scène avec ses anciens collègues !

Lors d’un concert événement et pour fêter l’anniversaire de l’album « Faith », The Cure  jouera ses trois premiers albums à la suite : « Three Imaginary Boys », « Seventeen Seconds » et « Faith ». Le concert aura lieu ce soir à Sidney et lors de la troisième partie du show, quand les premières notes de « The Holy Hour » retentiront, les heureux spectateurs auront l’occasion d’applaudir le retour de Lol aux claviers et percussions !

Amis d’enfance, Lol et Robert se connaissent depuis 47 ans et les bancs de la maternelle. Ils ont joué ensemble dans plusieurs groupes comme The Obelisk et Easy Cure avant de former définitivement The Cure en 1978. Lol sera le batteur de The Cure jusqu’à la tournée Pornography Tour de 1982,  puis aux claviers jusqu’en 1989.

Des problèmes d’alcool l’empêcheront de tenir  son rang au sein du groupe et il sera écarté au profit de Roger O’Donnell ( ce qui doit être très vexant…). S’ensuivront quelques procès et diverses fâcheries qui trouveront leur épilogue,22 années plus tard,  ce soir, avec la réconciliation scénique de ces deux vieux potes. Rabibochage qui va faire plaisir à tous les vieux fans de Cure,  la vieille tête hallucinée de Lol fait en effet intégralement partie du patrimoine « curesque ».

Pour finir, je ne cache pas ma joie car au risque de me fâcher avec des hordes de corbacks déplumés,  The Cure pour moi, c’est un trio avec Robert (guitare-chant), Simon Gallup (basse) et Lol Tolhurst (batterie-claviers) et le reste…juste des intérimaires…^^

A Forest :

 

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Dans le panthéon de mes concerts préférés figurent quelques artistes francophones comme Bashung ou Thiéfaine. Ces deux artistes ont toujours eu pour réputation de bien choisir leurs musiciens sur scène. Cela m’avait surtout frappé avec l’anthologique Tournée des Grands Espaces d’Alain Bashung en 2003. Lors de cette tournée magnifique, j’avais été ébloui par un concert magnifique d’intensité et d’électricité à l’Espace Culturel de Seichamps (54). Dans cette petite salle intimiste, j’avais pris conscience de la dimension de l’artiste, son impact sous estimé sur le rock français. J’avais poursuivi l’aventure sur deux autres dates, ayant la surprise de découvrir un nouveau concert à chaque fois. Effectivement, Bashung avait travaillé sur un répertoire de 70 chansons, respect du public…

Sur ces concerts là, il y avait une autre star. Une ombre blonde captée de temps à autre par la poursuite à des moments épiques. Un chevalier armé d’une six cordes, déclenchait déflagrations sur déflagrations, je voyais  ses riffs construire une véritable cathédrale sonore dans laquelle Alain trônait comme un prince dans son costume sombre. Comme je pu le lire plus tard dans une interview, Bashung expliquait qu’il recrutait sur audition et prenait les musiciens capables de réarranger ses morceaux à leur sauce tout en restant agréable à l’oreille du maître. Lui qui n’était pas manchot à la guitare, et qui avait vu passer la fine fleur des bretteurs électriques, avait donc choisi ce gars au look de metaleux qui faisait tousser les éxégètes bashungiens. Je me suis donc documenté sur Yan Péchin.

C’est à ce moment là que je me suis aperçu qu’il faisait partie des raisons pour lesquelles j’aimais tant Thiéfaine en live malgré la prévisibilité du bonhomme. Peu de guitaristes français m’ont donné autant la patate dans une fosse, je lui tire  donc mon chapeau ici, bravo l’artiste !

Pour la biographie,  on sait peu de choses de lui mis à part qu’il est pote de longue date avec Miossec pour qui il a composé plusieurs titres  de  « Brûle » et « 1964 ». Il a également accompagné Jane Birkin, Brigitte Fontaine, Marianne Faithfull, Dick Annegarn, Marie-France, Chloé Mons, Hubert-Félix Thiéfaine, Christophe Miossec, Raphaël, Jacques Higelin, Buzy, Jil Caplan…etc etc

Au delà des qualités techniques et de la flamboyance de son jeu de scène, ce qui a dû séduire tous ces artistes est que Péchin est un guitariste qui apporte des ambiances, il sculpte le son puis lui donne une couleur. Vous pourrez le retrouver et analyser le phénomène sur la prochaine tournée de Thiéfaine, le « Homo Plebis Ultimate Tour 2011″

Quelques vidéos pour vous faire une idée :

Soleil cherche futur :

Vertige de l’amour :

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Dans le milieu des amateurs de jazz, Erik Truffaz ne fait pas l’unanimité. Il est de bon ton, quand on est un puriste très chiant, de lui rentrer dedans, mettant en avant sa lente dérive pop et ses prétentions avant-gardistes.

Il ne faut surtout pas écouter ces pisse-froids, laissons-les s’extasier sur un énième album de bop progressif et voyons un peu quelle pépite nous a concocté le trompettiste !

Comme beaucoup de Suisses, Truffaz est un grand voyageur. Il l’a prouvé sur bien des albums, donnant le tournis d’Arkhangelsk à Bénarès, de Mexico à Addis Abeba. Avec « In Between », c’est à un voyage intérieur que nous sommes invités. De retour avec son Quartet, Truffaz fait dans l’introspectif.

L’album est sombre, mélancolique, d’une beauté noire et vénéneuse. On s’approche, attiré par le son d’une trompette caressante et l’on est happé par un trou noir de groove, anesthésié par les nappes psychédéliques d’un orgue Hammond trafiqué.

Benoit Corboz a remplacé Patrick Muller aux claviers et sa venue est bénéfique à l’ensemble tant son apport au niveau du son est spectaculaire. Virtuose et d’une approche très pop psyché, sa présence au Fender Rhodes donne également une couleur très funky sur certains titres. Marc Erbetta donne également une rythmique impeccable, parfois rock, bien épaulé par un Marcello Giuliani très cool.

Ajoutons à cela, la collaboration sur deux titres de Sophie Hunger, dont le saisissant « Let me go ». La suissesse s’y entend sur les morceaux downtempo, on l’avait vu sur la reprise « Le vent nous portera » de Noir Désir dont elle a fait un standard instantané. Elle nous prend ici aux tripes et magnifie la composition, tout en retenue et sobriété.

Courrez vous procurer cet album, encore une fois, Erik Truffaz est parvenu à sortir le jazz de son ghetto, lui redonnant son identité de musique populaire.

En vidéo, « In between » enchainé par « Let me go » filmé live sur le plateau de l’excellente émission « One shot not » :

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