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Archive for novembre 2011

Poursuivons notre histoire du mouvement Punk. Nous avions laissé nos sympathiques Ramones, en concert au CBGB’s durant l’été 1974. Deuxième concert de nos punks à frange, il a lieu dans un trou à rats qui deviendra mythique. Car si le punk rock prend son envol en 1974, chargé de magnifiques influences ( MC5, Stooges), parrainé par de prestigieux anciens ( Patti Smith, New York Dolls), il lui faut un point de chute.

Ce sera le Bowery, quartier miteux de Manhattan, au coeur de la grosse pomme ! Pourquoi ? Parce que ce quartier est un repaire de freaks, que la police n’y met pas trop les pieds et surtout parce qu’il va se trouver des bonnes âmes pour programmer des groupes débutants, inconnus qui se font jeter de partout.

Véritable cour des miracles, le Bowery va tout de même devenir peu à peu l’endroit le plus branché du New York des années 74-77 grâce à deux établissements, le CBGB et le Max’s Kansas City.

Le CBGB est fondé en décembre 1973 par Hilly Kristal. Les groupes rock de New York manquent de salles pour se produire. Rapidement, deux gaillards, Bill Page and Rusty McKenna contactent Kristal afin d’organiser des concerts. Au départ conçu pour accueillir des groupes de country –music, le CBGB va ouvrir de temps à autres ses portes à de jeunes rockers en herbe. Devant l’affluence générée par ses groupes qu’il juge pourtant catastrophique (à juste titre), Kristal va peu à peu se spécialiser dans ce qui deviendra le punk-rock.

Il sera en cela imité rapidement par un autre patron de bar-restaurant déjà réputé pour son ouverture d’esprit, Tommy Dean Mills au Max’s Kansas City, qui découvrira tout autant de futures stars du punk.

Une grande ville, deux salles, deux patrons ouverts à tout, le punk-rock va pouvoir prendre son envol.

Peu d’images de qualité de cette époque, mises à part les performances live des Ramones, mais pour se faire plaisir, juste un court et rare extrait de Johnny Thunders et ses Heartbreakers live au CBGB, ils collent si bien avec l’âme de cette salle !!

Chinese Rocks par The Heartbreakers :

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Archimède est un courant de pop fraîche et décontractée du slip qui nous vient de Laval. Repéré et signé par Sony, ce duo de frangins sort un superbe premier album éponyme en 2009. Clairement inspirés par la pop beatlesienne d’une autre fratrie célèbre et teigneuse, Archimède démontre un sens de la mélodie qui manque beaucoup de ce coté-ci de la Manche. Soutenu par la production somptueuse bien que parfois envahissante de Philippe Paradis (producteur également chez Zazie), l’essai est transformé grâce à des textes d’une grande finesse que beaucoup ont rapproché de Jacques Dutronc, ce qui n’est pas si évident à mon sens.  En effet, Nicolas Boisnard semble posséder un univers bien personnel. Ses influences textuelles seraient plutôt à chercher du coté de la gouaille parisienne, à l’ancienne, nourrie par Audiard, par les premiers textes de Renaud plutôt que du coté des jeux de mots de Jacques Lanzmann.

Un bel exemple de leur savoir-faire avec « L’Eté revient », extrait du premier album, un titre qui met la patate :

Si ce premier album réjouissant fonctionne très bien, un second vient enfoncer le clou en 2011. Conservant ce sens inné de la mélodie et l’aptitude rare à faire « rocker » le français, ils simplifient la production en prenant un virage plutôt « indie pop ». Un peu plus sobre dans sa construction, il allie Oasis aux Franck & Walters, allégeant singulièrement les compositions d’un zeste d’insouciance. Clairement décomplexé, Nicolas Boisnard libère sa gouaille, se fait titi parigot et nous réjouit par sa verve ! Il se paie aussi le luxe de quelques textes engagés aigre-doux que n’aurait pas renié M. Séchan.

Extrait du second album, le single « Le Bonheur » :

Avec ces deux disques, Archimède trouve l’essence du rock français,  narquois, piquant, plein d’esprit, déluré, râleur, peinard, à la coule.  Et ça fait du bien de trouver un groupe français que les grincheux ne pourront rattacher ni à Téléphone, ni à Noir Désir ! Enfin, ce que j’apprécie chez Archimède, c’est qu’ils ont de vraies tronches de rockers, Boisnard a clairement un petit coté « jeune Keith Richards » ! Voila, j’espère vous avoir convaincu que nous tenons là un grand groupe qui mérite le détour.

Pour finir ett pour le plaisir, un superbe exercice de sleeveface :

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