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Archive for décembre 2011

1975, le CBGB, New York.

Hilly Krystal donne sa chance aux Ramones qui montent sur scène et font marrer tout le monde. Tout le monde, enfin, les rares freaks, marginaux et toxicos qui trainent par là. Le CBGB est loin d’être un club à la mode et a tout du trou à rats pourrave… Cependant, il se passe quelque chose et le simple fait d’avoir programmé une telle bande de fripouilles va attirer bon nombre d’autres groupes. New York n’est pas un endroit où il est facile de se produire à l’époque. A la suite des frères Ramon, vont suivre, on l’a vu, le restant de la colère des New York Dolls alias les Heartbreakers de Johnny Thunders et Jerry Nolan.

Ces Heartbreakers là,  sont une version trash et déjantée des New York Dolls. Menés à fond et droit dans le mur par Johnny Thunders, leur influence sur le mouvement punk est énorme à plusieurs points de vue.

Musicalement, ils proposent un rock brut de décoffrage, le son est sale, sans fioritures, dans l’urgence du camé. Thunders va devenir l’archétype du guitariste punk, summum du beautiful loser, il inspirera plusieurs générations de zicos rock. Des titres cruciaux seront composés tels que Chinese Rocks, Born to loose mais les addictions de ces gredins les empêcheront de recevoir les fruits d’une gloire méritée. Trop branleurs, trop inconstants, ils rateront les marches de la gloire.

Mais le groupe compte surtout parmi ses membres l’ex TelevisionRichard Hell, qui devient le prototype du jeune punk par excellence.

Le look punk va naître en partie de la tenue de Hell, le bassiste du groupe.  Avant un de ses concerts, celui-ci se dispute avec sa copine. Pour se venger, elle découpe toutes ses fringues à coup de ciseaux. Contraint de réparer ses maigres effets avant de sortir jouer, il ne trouve rien de mieux que de les faire tenir avec des épingles à nourrice, arrivant sur scène avec des trous béants dans ses habits. Cheveux courts ébouriffés, jeans troués, t-shirts rapiécés, hygiène de vie rock & roll, Richard Hell dénote dans le paysage musical. Un certain Malcolm McLaren, styliste anglais en goguette à New York saura s’en souvenir…

Mais Richard Hell est plus qu’un mannequin de mode. Avec les Heartbreakers, il va composer l’hymne du punk US, « Blank Generation », titre qu’il popularisera un peu plus tard avec son propre groupe Richard Hell & The Voidoids. Trop atypique, tête brûlée et grande gueule, il ira également rejoindre la longue liste des perdants magnifiques du rock &roll hall of fame !

Chinese rocks / Johnny Thunders & The Heartbreakers

Blank Generation / Richard Hell & The Voidoids

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