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Archive for février 2012

Faut que je vous parle de mon beau-frère. Si. Lui qui a longtemps fait le jeune sur une planche à roulettes, ne m’avait jamais semblé des plus mélomanes, plutôt du genre skate-core US dirons-nous. Or, hier voila qu’il porte à notre attention cette intéressant scopitone :

Gotye alias Wouter De Backe est un auteur-compositeur-interprète et musicien belgo-australien. Il sort ces jours-ci en France son troisième album, « Making Mirrors », après avoir fait un carton en Australie et en Belgique. La particularité de sa musique est qu’il travaille essentiellement avec des samples de vieux vinyles improbables. Expérimentant des sons synthétiques à partir de vieux sons analogiques, il compose une pop digitale à petites touches de couleurs chaudes. Reprenant un peu les techniques de travail d’illustres pionniers 80’s tels que David Byrne ou Brian Eno tout en les modernisant, Gotye sonne d’autant plus 1980 que son timbre de voix rappelle immédiatement Sting et que l’ensemble évoque sérieusement Peter Gabriel. Voila qui place notre gaillard dans une filiation sympathique !

Ajoutons à cela, que notre belge des antipodes maitrise un univers esthétique pas inintéressant avec des clips sympas et originaux. Alors à moins de vomir toute idée de rock prog, d’agonir toute réminiscence Gabrielesque ou d’égorger des chatons à la seule audition de pop gentiment expérimentale, allez jeter une oreille par ici parce que quand mon beauf écoute de la pop c’est qu’il se passe un truc :

http://soundcloud.com/gotye/sets/gotye-making-mirrors

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Nous l’avons vu précédemment, une scène « punk » nait à New York entre 1973 et 1975. Pourtant, on ne peut encore parler de « Mouvement Punk ».

Car il manque quelques ingrédients à cette scène US pour être indiscutablement dénommée mouvement. Un mouvement quand il concerne les idées ou l’art, selon le Petit Robert, est une : « action collective dirigée ou spontanée tendant à produire un changement d’idées, d’opinions ou d’organisation sociale ». Un mouvement artistique tend à une évolution de son art.

Les pionniers américains n’en sont pas à vouloir changer quoique ce soit, leur unique but est de jouer de la musique.

C’est à Londres que les étincelles américaines vont déclencher un brasier. D’illustres inconnus, tels que Malcolm McLaren, Johnny Rotten, Joe Strummer, Bernie Rhodes, Vivienne Westwood, Siouxsie Sioux vont donner une idéologie aux punks, participer à la construction d’un mouvement artistique englobant l’art dans son ensemble et surtout mettre une belle pagaille dans l’Angleterre de ces 70’s finissantes.

Et le lien entre les deux scènes, le véritable déclencheur de ce joyeux bordel sera le machiavélique Malcolm Mc Laren !

Malcolm est très marqué par les révoltes étudiantes de Mai 68 et notamment les idées propagées par les anarchistes tendances « situationnistes ». Disciples du philosophe Guy Debord, ils prônent alors le détournement, stratégie consistant au renversement de l’ordre esthétique en réutilisant les slogans, les images publicitaires ou encore les campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, opposé au message original. 

En 1975, Malcolm est  le gérant, avec sa compagne, la styliste Vivienne Westwood, de la boutique londonienne « SEX » située sur Kings Road à Londres. Avec elle, il  commercialise des vêtements et accessoires, en vendant à une clientèle attirée par la mode rock des 50’s.

Fan de musique et désireux de mettre en pratique ses idées situationnistes sur l’art et le chaos, il deviendra sans succès manager des New York Dolls. Cependant son escapade américaine l’amène à rencontrer la nouvelle scène new yorkaise. Devant les looks, l’attitude rock’n’roll des musiciens, les réactions outrées des braves gens et l’évidence du succès potentiel que peuvent avoir ces groupes sur la jeunesse britannique, Malcolm flaire le bon filon. Il emporte dans ses valises, le look de Richard Hell.

Lui et Vivienne remisent à la poubelle les fringues ringardes qu’ils vendaient et créent une nouvelle collection de vêtements « anti-mode » et provocante. Vivienne Westwood continuera sa carrière de styliste en s’inspirant du look des mômes de la rue. Après Hell, ce sera John Lydon qui lui inspirera ses tenues les plus célèbres. La clientèle de jeunes attirés par la hype autour de la boutique va se révéler être un vivier de futures stars du punk. McLaren va tenter de faire de sa boutique Sex, un genre de Factory Warholienne, vivier d’idées, de hype, de talents, cour des miracles de la fin des 70’s, et il y parviendra.

Décidés à poursuivre son chemin dans le management, Malcolm trouve plus malin de recruter lui-même un groupe. Décidé à former un gang suffisamment solide pour déclencher le chaos dont il rêve, il recrute quelques petites frappes qui trainent dans sa boutique…

 

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