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Archive for novembre 2012

14 février 1976 : les Sex Pistols sont au studio d’Andrew Logan. Le jour de la St Valentin, ce sculpteur renommé  invite les huiles du monde artistique et toute la jet-set du moment dans son atelier pour une fête.

Les Sex Pistols sont recrutés pour être l’animation musicale et visuelle, Logan en aura pour son argent. Un Rotten gavé d’acide et de speed admoneste un public interloqué, détruit tout ce qui lui tombe sous la main. McLaren, pour ajouter au chaos, envoie sur scène une de ses vendeuses, la punkette Jordan.

 

 

 

 

 

 

 

Dansant devant le groupe, elle est peu à peu déshabillée par un Rotten lubrique pendant que le groupe reprend No Fun des Stooges à plein volume. Ce concert-happening destroy a lieu devant tout ce que la ville compte de journalistes branchés ébahis. Le lendemain, photos et articles font une publicité inespérée au groupe. McLaren a réussi son coup, les Pistols sont des stars. Durant toute la courte carrière du groupe, il va s’ingénier à déclencher scandales sur scandales, bagarres, interviews saignantes.

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Il est des disques que l’on découvre à retardement ;  au détour d’un matin où l’on est encore fragile de sa nuit, sans avoir encore revêtu son armure de cynisme, cette carapace qui vous protège des piques émotionnelles du quotidien.

The Runaway des Magic Numbers est de ceux là. Vous visionnez des vidéos, tombez sur un truc hype joué par quatre gros anglais rigolos puis vous passez à autre chose…ratant l’inratable, loupant la pépite qui ensoleillera votre journée.

Mais un grand disque reste un grand disque ; dans une quête effrénée de la chanson pop ultime, les challengers ne sont pas légions, on les remarque. C’est ainsi que sur la base de vidéos live intrigantes du groupe, je me suis procuré ce disque pour rien en import.

A la première écoute et dès les premières secondes de « The Pulse », on est frappé par l’intensité dramatique, le truc qui vous fait penser que le groupe ne joue pas, il vit sa musique. Immédiatement les images frappent l’esprit, on se dit que ces quatre anglais, deux paires de frères et sœurs, ont beaucoup plus à voir avec la pop indie US qu’avec la brit-pop.

Grandaddy, Band of Horses s’imposent en surface des influences audibles d’emblée mais dès que l’on avance un peu dans l’écoute, on saisit que lo-fi est un adjectif qui colle mal à cette musique. La richesse des harmonies vocales, les arrangements de cordes somptueux ont plus à voir avec la pop des 60’s et Romeo Stodart nous évoque plus un neveu de Brian Wilson et de David Crosby. Il pourrait paraître cliché également de faire un lien avec The Mama’s and The Papa’s de par la corpulence de ce quatuor britton mais au final l’entrecroisement des timbres masculins et féminins, le coté solaire des compositions nous y ramène instinctivement. De ce traitement particulier des lignes de chant, j’irais jusqu’à dire, allez soyons fou, qu’il m’a fait penser tant il est angélique, à la Messe pour quatre voix de Thomas Tallis.

Au delà de ces influences musicales d’un autre siècle, la musique des Magic Numbers reste tout de même bien dans son époque. Nous sommes loin en effet de l’hédonisme californien, la pop des Magic Numbers est belle mais mélancolique, elle évoque tout de même plus les paysages anglais de Turner ou Gainsborough que les douces vallées californiennes.

Alors certes, ils ne sont pas glamours, répondent peu aux standards sex, drugs & rock’n’roll mais franchement un groupe qui fait le lien entre la musique de la Renaissance anglaise et la pop du Summer of love angélinos, ça ne  vous fait pas envie ?!

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