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Archive for mai 2013

castelhemis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est mort dans l’indifférence générale le 08 Avril 2013, quelques brèves dans la presse bretonne (Merci Ouest France) et le silence médiatique s’est refermé sur un des chanteurs folk français les plus attachants des années 80.

Son nom, Philippe Laboudigue alias Castelhemis. A son actif, 6 albums dont 3 vraiment indispensables à tous les amateurs de folk et de chansons engagées et poétiques :

 

Armes Inégales, 1979, sorti chez CEZAME

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Mots Croisés, 1980,chez  CEZAME également

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N’importe quelle sorte d’amour, 1982, chez CEZAME

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Il aurait pu largement faire la carrière d’un Cabrel mais ses engagements anti-nucléaire, anti-militariste et son positionnement critique face à l’industrie culturelle, aux médias l’ont largement marginalisé malgré la qualité de ses chansons. Pas assez putassier pour faire le beau à la télévision, il n’a pas eu le courage et l’acharnement d’un Thiéfaine et a tourné la page de sa carrière musicale en 1988, laissant derrière lui toute une communauté de fans se passant religieusement sur K7 audio, les rares copies des mythiques premiers albums.

Quasiment pas édité en CD, si ce n’est une compilation et un dernier album dispensable, le souvenir de Castelhemis se transmet dans les soirées, quand un guitariste inspiré vous chante « Les Soldats » ou « Coco ».

De Castelhemis, je garderai ce souvenir de vendanges dans le Beaujolais, lorsqu’un gars du Puy de Dôme enchanta tout un dortoir avec son répertoire. Pour un instant, le jeune punk que j’étais alors, se prit à apprécier l’ambiance hippie style d’une communauté de babas, bien aidé en cela par une forte consommation de beaujolais village et de cigarettes roulées…mais passons…

Je vous invite à vous plonger dans la discographie du troubadour, on trouve pas mal de choses sur le net, notamment sur Dailymotion ou Youtube et également une compilation sur Grooveshark

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See on Scoop.itThe Hanging Garden

Victimes d’un tremblement de terre en plein concert
Journal de Montréal
… portables, car des milliers de personnes tentaient de joindre leurs familles.» Personne n’a été blessé et le groupe a donné un concert de quatre heures.

Toftaky‘s insight:

On avait pu voir The Cure jouer en pleine tempête l’an passé aux Eurockéennes de Belfort mais cette fois-ci Robert a fait fort en jouant avec un tremblement de terre en guise de première partie !

See on www.journaldemontreal.com

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101'ers

The 101’ers

 

Comment parler du punk naissant, sans aborder le cas Clash !

Punk & New Wave, Vol. 22, here we go !

The Clash, la story :

1975, Bernie Rhodes, un ami et associé de Malcolm Mc Laren gère la boutique Sex pendant que celui-ci est aux States avec les New York Dolls. Désireux de devenir lui aussi manager, il repère un groupe de jeunes fréquentant la boutique, ce sont les London SS du guitariste Mick Jones. Le groupe est influencé par les Stooges, le MC5 et les New York Dolls. Le line up comprendra de futurs membres des Damned, de Generation X, des Pretenders et donc des Clash.

La sauce ne prend pas, les London SS ne parviennent à rien de bon, les acolytes de Jones n’étant pas assez motivés. Jones cherche donc à fonder un gang rock à l’image des Dolls.

1976, après avoir pris en pleine tête la déferlante Pistols, Mick Jones coupe ses cheveux longs et va chercher son ami d’enfance Paul Simonon pour fonder les Heartdrops. A la recherche d’un chanteur avec une voix rock et du charisme, ils croisent Joe Strummer et le débauche de son groupe les 101’ers.

7 Juin 1976 : Joe Strummer quitte son groupe de pub-rock, les 101’ers pour rejoindre les Heartdrops de Paul Simonon et Mick Jones. L’embryon de The Clash est formé.

Mick Jones, Keith Levene, Paul Simonon, Joe Strummer et Terry Chimes forment alors la première mouture de The Clash et sont managés par Bernie Rhodes.

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Rapidement, le second guitariste Levene sera limogé. On le retrouvera dans le groupe P.I.L. de John Lydon (alias Johnny Rotten).

Terry Chimes disparaît lui aussi et sera remplacé par Topper Headon.

 

 

 

Jones-Strummer-Simonon-Headon sera la composition historique de The Clash, le gang est prêt à conquérir le monde.

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Quelques répétitions suffiront pour créer les brûlots punks « White Riot » et « London Burning » qu’ils pourront produire sur scène lors du fameux Anarchy Tour, en première partie de leurs modèles, les Sex Pistols.

Bernie Rhodes leur trouve un look très prolétaire, des t-shirts bombés de slogans situationnistes. Les Clash ont tout l’air d’un groupe de guérilleros urbains, ce que l’on va retrouver dans les paroles de Joe Strummer. Car c’est ce qui différencie le groupe des Sex Pistols, l’engagement. Johnny Rotten le chante, il est un anarchiste. Il veut déclencher le chaos afin de reconstruire une société plus juste. Il est aussi manipulé par les thèses situationnistes de McLaren, qui lui oscille entre idéologie du chaos et désir de s’enrichir. Il va tenter de faire les deux en même temps ! Rotten ne se vit pas comme porte-drapeau mais comme élément déclencheur. Il veut qu’après un de ses concerts, tout le monde fonde un groupe et crie sa colère.

Joe Strummer pense différemment. Il est un sympathisant des Brigades Rouges (mouvement terroriste d’extrême-gauche italien), fortement marqué par les idées marxistes, trotskystes. Il est issu de la classe moyenne, est cultivé et possède une bonne culture musicale. Paul Simonon vient des quartiers noirs et indiens de Londres, il est donc très influencé par les musiques jamaïcaines. Jones est une histoire du rock’n’roll à lui tout seul. The Clash sont donc loin d’être des crétins nihilistes…

A suivre…

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