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Posts Tagged ‘Bashung’

Dans le panthéon de mes concerts préférés figurent quelques artistes francophones comme Bashung ou Thiéfaine. Ces deux artistes ont toujours eu pour réputation de bien choisir leurs musiciens sur scène. Cela m’avait surtout frappé avec l’anthologique Tournée des Grands Espaces d’Alain Bashung en 2003. Lors de cette tournée magnifique, j’avais été ébloui par un concert magnifique d’intensité et d’électricité à l’Espace Culturel de Seichamps (54). Dans cette petite salle intimiste, j’avais pris conscience de la dimension de l’artiste, son impact sous estimé sur le rock français. J’avais poursuivi l’aventure sur deux autres dates, ayant la surprise de découvrir un nouveau concert à chaque fois. Effectivement, Bashung avait travaillé sur un répertoire de 70 chansons, respect du public…

Sur ces concerts là, il y avait une autre star. Une ombre blonde captée de temps à autre par la poursuite à des moments épiques. Un chevalier armé d’une six cordes, déclenchait déflagrations sur déflagrations, je voyais  ses riffs construire une véritable cathédrale sonore dans laquelle Alain trônait comme un prince dans son costume sombre. Comme je pu le lire plus tard dans une interview, Bashung expliquait qu’il recrutait sur audition et prenait les musiciens capables de réarranger ses morceaux à leur sauce tout en restant agréable à l’oreille du maître. Lui qui n’était pas manchot à la guitare, et qui avait vu passer la fine fleur des bretteurs électriques, avait donc choisi ce gars au look de metaleux qui faisait tousser les éxégètes bashungiens. Je me suis donc documenté sur Yan Péchin.

C’est à ce moment là que je me suis aperçu qu’il faisait partie des raisons pour lesquelles j’aimais tant Thiéfaine en live malgré la prévisibilité du bonhomme. Peu de guitaristes français m’ont donné autant la patate dans une fosse, je lui tire  donc mon chapeau ici, bravo l’artiste !

Pour la biographie,  on sait peu de choses de lui mis à part qu’il est pote de longue date avec Miossec pour qui il a composé plusieurs titres  de  « Brûle » et « 1964 ». Il a également accompagné Jane Birkin, Brigitte Fontaine, Marianne Faithfull, Dick Annegarn, Marie-France, Chloé Mons, Hubert-Félix Thiéfaine, Christophe Miossec, Raphaël, Jacques Higelin, Buzy, Jil Caplan…etc etc

Au delà des qualités techniques et de la flamboyance de son jeu de scène, ce qui a dû séduire tous ces artistes est que Péchin est un guitariste qui apporte des ambiances, il sculpte le son puis lui donne une couleur. Vous pourrez le retrouver et analyser le phénomène sur la prochaine tournée de Thiéfaine, le « Homo Plebis Ultimate Tour 2011″

Quelques vidéos pour vous faire une idée :

Soleil cherche futur :

Vertige de l’amour :

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Alain Bashung, la story 2

Je vous ai parlé hier de « De l’aube à l’aube », le feuilleton radiophonique consacré à Alain Bashung qui est diffusé tous les dimanches de l’été sur France Inter. Déjà très complète, cette audio-biographie peut être encore enrichie ! Il suffit pour cela d’aller sur le site de la Radio Suisse Romande, productrice dudit feuilleton. Et là, le fan hardcore trouvera l’intégrale des interviews de tous les proches de Bashung, des photos et bien sur tous les épisodes à écouter ou à télécharger directement sur le site.

Il suffit de se rendre là :

http://www.rsr.ch/#/la-1ere/dossiers/alain-bashung-de-l-aube-a-l-aube/

Vive le service public radiophonique francophone !

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Je sors de mes douces vacances, juste histoire de signaler que France Inter fait une spéciale Bashung tous les dimanches de 12h05 à13h. Cela s’appelle « De l’aube à l’aube » et c’est un feuilleton radiophonique réalisé par la Radio Suisse Romande sur notre Alain national. On s’en fout me direz-vous, blasés que vous êtes par les innombrables reportages et hommages qui lui ont été consacrés après son décès.

Et bien non, on ne s’en fout pas car c’est une véritable mine d’or que nous propose nos amis suisses. Cette saga Bashung est une merveille car plutôt que de faire raconter l’histoire du rocker par un énième journaliste musical, les auteurs du feuilleton ont fait un travail de fourmis dans les archives sonores des grandes radios francophones. Résultat, c’est Alain et ses proches qui vont nous conter toutes les petites anecdotes si parlantes. Cela met en relief l’œuvre de Bashung, on comprend des bouts de textes jusqu’alors obscurs. On saisit l’état d’esprit de l’enregistrement d’un album, on comprend le travail d’un artiste à la lumière de son contexte de création et ça n’a pas de prix pour le fan d’un artiste aussi énigmatique qu’Alain Bashung !

Bien sur, vous avez, sans doute comme moi, loupez une paire d’émissions. Effectivement ce dimanche, Inter diffuse le 6ème épisode. Mais, mirâcle de la technologie, les émissions sont disponibles à l’écoute pendant 60 jours sur le site de l’émission et également en ballado-diffusion.

Alors avis à tous les fans d’Alain Bashung et ils sont nombreux à me faire l’honneur de lire ce blog, jettez vous vite sur ces bijoux radiophoniques, vous m’en direz des nouvelles !

Ep 01 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92877

Ep 02 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92878

Ep 03 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92879

Ep 04 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92880

Ep 05 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92885

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Alain BashungJunge Manner, tu étais mon fuhrer de vivre. Je t’avais connu à l’age ou on dégomme les abribus pour se prouver qu’on est des hommes, je bombais le torse bombais, j’étais novice. Toi le pyromane, tu construisais des climax. Toujours sur la ligne blanche, tu étais cet étranger au regard sombre, un rebelle dans nos villes de contrastes. Tu frôlais des pylônes, des canyons, frôlais l’éphémère sans demander c’est comment qu’on freine. Indécent,tu brûlais d’élégance, nous respirions tes mélodies sous-cutanées, comme l’anaconda aime se griser au temple d’Ankor. Tu as fait monter l’arsenic et monter mon mercure. Ta tournée des grands espaces fut mon voyage astral, là ou j’ai découvert l’essence même du rock ‘n’ roll baudelairien que ton Elsass blues avait infusé, instillé au cœur même de notre épistémé hexagonale. Mais à l’heure ou tu t’éloignes à l’arrière d’une berline, on devine… qu’ en pleurs, Joséphine, Martine boude, Samuel Hall, Elvire comment lui en vouloir, Ramona, Yasmina et Gaby dans les bras de la rouquine carmélite et le choeur des Européennes reprennent en choeur Malédiction…

Il faudra apprendre à faire sans toi, dandy de l’ombre et supporter les viles récupérations, les hommages pathétiques , les livres stupides, les grandes messes cathodiques. Je me concentrerai sur tes œuvres majeures, « Play Blessures » l’album surréaliste avec Serge aux manettes, » Novice » à la noire poésie, au romantisme exacerbé, le clair obscur « Fantaisie Militaire » et surtout l’indépassable  » L’Imprudence », acmé de ta carrière et plus grand album de chanson française, ex aequo avec le Melody Nelson du fumeur de gitanes, définitivement. Alors adieu, Alain Baschung, petit gars de Wingersheim, adieu toi qui a jonché d’or et de jade ma routine…

Tout est si calme ce soir. Puis-je hurler ?

Toute ressemblance avec des chansons de Alain Bashung serait totalement Volontaire…

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« 13 Aurores » de Jean Fauque est un pur moment de grâce, de la poésie accouchée du plastique, comme une rose sortie des enceintes. Peu connu sauf par les amateurs des livrets du Bashung, Jean Fauque peut être présenté comme le parolier de la plus belle chanson d’Alain Bashung : « La Nuit je mens ». Succédant à l’excellent Boris Bergman, Fauque a grandement collaboré aux meilleurs albums du rocker alsacien. Si je place en effet « Play Blessures » en tête dans le panthéon bashungien (l’album de la collaboration avec Gainsbourg, celui avec « Lavabo », « Martine boude », « Volontaire »…etc) Fauque est tout de même l’orfèvre qui a écrit le magnifique « Fantaisie militaire ».

Et voila qu’après des années dans l’obscurité, Jean Fauque sort son album solo, 13 perles en duo piano-voix, composées et jouées par Christian Gaubert, Baptiste Trotignon, Jean-Pierre Mas, Jo Kaiat, Alain Lanty et Michel Ghetti. En resort un album de chansons en clair obscur, Fauque chante presque en retrait de ses pianistes, il semble hésiter à se montrer, pudique, humilité qui tranche avec le cirque des égos de la chanson française. Cette retenue retient notre attention, on glisse sur les plages pianistiques et on se rattrape à la voix chaude et sereine du crooner de l’ombre.

Sur cet album, il y a des moments magiques ! A chaque fois que le grand pianiste Baptiste Trotignon s’assoit derrière le clavier, ce jeune et grand talent jazz français métamorphose les textes de Fauque et sort la rampe de lancement vers les nuées. Faites l’expérience, sans regarder le livret, écoutez les chansons et devinez celles qui sont jouées par Trotignon, c’est énorme comme il m’a envoyé loin…tellement loin que je suis sorti du travail 2 heures plus tôt, plus envie de bosser après avoir tant rêvé !!!! Franchement des albums de chanson française de cette qualité, cette année, il n’y en a pas eu des masses, si vous n’en écoutez que très peu comme moi, allez- y foncez !

Le Myspace de Fauque : http://www.myspace.com/jeanfauque

Myspace de Baptiste Trotignon, ça vaut le détour ! : http://www.myspace.com/baptistetrotignon

Je vous met la vidéo du titre tiré du répertoire de Marc Lavoine, « Ma Jonque jaune », ça vous donnera une belle idée de la couleur de l’album.

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