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0614427955425_600Après « Kubic’s Monk« , précédent disque où Pierrick Pédron virevoltait sur la musique de Thelonious Monk, le talentueux altiste revient avec un excellent troisième album : « Kubic’s Cure.

Toujours sous la forme d’un impeccable trio, saxo alto-contrebasse-batterie, le nouveau projet de Pierrick Pédron a germé autour de l’œuvre sombre et romantique du groupe de rock « The Cure« . De prime abord avec « The Cure », on semble loin de l’univers du jazz, les compositions de Robert Smith, leader charismatique et inspiré du groupe anglais oscillant entre pop-rock bubble-gum et post-punk torturé. Cependant, je pense que Pierrick Pédron a bien saisi, en connaisseur, tout le potentiel et l’âme de compositions, dont les prestations live de Smith ont souvent viré vers un genre de free-rock, qui n’est pas pour déplaire aux puristes jazz.

Résultat des courses, on a ici un excellent exercice de réinterprétation et de réarrangement de classiques du rock. Cet exercice habituellement bâclé ou sans intérêt lorsque réalisé par des rockers sur des albums « hommage » ou « tribute » insipides prend là une toute autre dimension avec la bande de Pierrick Pédron. Solidement campé sur la rythmique implacable de Thomas Bramerie et Frank Agulhon, Pédron improvise sur son saxo dans le rôle de Robert Smith, tour à tour fidèle aux mélodies de Smith  puis dynamitant le tout dans des improvisations  de feu. Il est épaulé sur quelques titres par la trompette fougueuse de Médéric Collignon qui vient apporter de la folie « free » dans la sauce Kubic. Atténuant le relatif minimalisme musical de ce trio, le producteur Vincent Artaud magnifie le tout d’un habillage sonore aux ambiances soignées, collant parfaitement à l’univers « Cure ».

Je suis fin connaisseur de The Cure, à la première écoute, j’ai été dérouté, dérangé, sorti du confort de ma perception désormais intuitive de cette musique. La musique de The Cure fait tellement partie de mon inconscient qu’il me fut difficile de prendre le recul nécessaire afin de juger cet album. Mais après quelques dizaines de minutes d’écoute concentrée en haute-fidélité, j’ai été frappé par une évidence, Kubic’s Cure fait partie d’ores et déjà des meilleurs albums de The Cure !

Mais au delà des considérations sur la musique de The Cure, Kubic’s Cure est un album crucial en cette année 2014 parce qu’il apporte un vent de nouveauté sur le jazz. Un peu à l’image de ce que fait le groupe « Snarky Puppy », Pédron & cie se placent dans la mouvance d’une génération ayant assimilé l’idiome jazz et la culture pop. Ils pourraient tous en accoucher d’horribles disques jazz-rock mais dieu merci, il en résulte une musique hybride, ni jazz ni rock ni jazz-rock mais un jazz du 21ème siècle qui fait plaisir à entendre !!

Pour finir de convaincre tous les fans de « The Cure », je les invite à écouter attentivement ce que font les trois lascars accompagnés par la trompette de Collignon sur « Killing an arab », morceau d’anthologie envoyé en orbite stratosphérique par 4 jazzmen en transe !!!

Pour découvrir quelques extraits de Kubic’s Cure : https://www.actmusic.com/en/Artists/Pierrick-Pedron/Kubic-s-Cure/Kubic-s-Cure-CD

 

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Une news toute fraîche sur l’actualité du groupe The Cure !

En tournée estivale avec The Cure sur les grands festivals européens, un Robert Smith bavard, détendu et très philosophe s’est livré à quelques conférences de presse assez intéressantes. On y a appris pas mal de choses sur le groupe, son histoire et son avenir.

L’information la plus importante a été donnée lors de la conférence suivant le concert de samedi dernier au Festival des Vieilles Charrues. Robert a annoncé la sortie pour Noël d’une suite à l’album « Mixed Up » sortis en 1990. Sur « Mixed Up », le leader des Cure s’était essayé au remix de plusieurs de ses titres emblématiques, aidé en cela par trois producteurs (Dave Allen, Mark Saunders et Chris Parry).

22 ans plus tard, « Mixed Up 2 » verra cetet fois-ci les groupes préférés des membres de The Cure remixer une sélection de titres piochés dans la longue discographie curesque. Robert annonce ainsi un remix de Faith par Mogwai…trop hâte !!!

Robert parle de Mixed Up 2 :

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Cet été 2012, The Cure nous gratifie d’une magnifique tournée des festivals européens débutée en juin avec entre autres, le Pinkpop, le Primavera, les Eurocks, Reading, les Vieilles Charrues…etc

L’occasion pour moi, de redire en toute objectivité, bien sur, toute l’admiration que je porte à ce groupe. En effet, amateur de musique vivante, j’ai eu l’occasion ces 20 dernières années de voir sur scène, pas mal de grands artistes et autres dinosaures du rock. Bien peu ont été à la hauteur de leur légende à mes yeux.

J’ai déjà chroniqué ici, le dernier passage des Cure à Bercy en 2008 et cet hallucinant concert fleuve de 3h45. Mais ce qui me frappe dans cette tournée 2012, c’est la générosité de Robert Smith à l’égard de ses fans. Le contrat signé par les festivals avec The Cure pour les concerts estivaux stipulait en effet un minimum de 2h30 de live. C’est ce à quoi nous eûmes droit aux Eurockéennes. Malgré les paquets  de flotte que le vent lui soufflait dans la gueule, Robert ne faisait pas mine de remarquer que la météo ruinait son beau maquillage !

Petite chronique : The Cure / Eurockéennes de Belfort – Juillet 2012

Nous avons eu droit à un Robert impeccable au chant, belle performance vocale sur « The Kiss », « At the edge of a deep green sea » et  un « Disintegration » d’anthologie. Section rythmique impériale, Simon au top a bien tenu la baraque sur les vieux morceaux avec un toucher magnifique sur « One hundred years ». Les bémols : Reeve « Francis » Gabrels, remplaçant de Porl à la guitare a un son un peu trop heavy pour Cure.  Par moment on se marrait parce qu’il envoyait des gros riffs bien lourds avant de vite se reprendre. Et surtout O’Donnell, hein, le pire clavier de toute l’histoire de la pop…Robert rentrait la tête dans les épaules par moment…Au niveau de l’ambiance, c’était mystique par moment avec les rafales de vent qui faisaient tourbillonner la fumée. Bon concert même si je préfère largement la formation avec Porl mais sans Roger…

Comme je le dit déjà plus haut, j’ai été marqué par l’attitude de Robert Smith. J’avais déjà constaté lors du 4:13 Tour que Bob avait la pêche, souriant, il n’hésitait  pas à blaguer avec le public, chose fort inhabituelle pour lui souvent mal à l’aise sur scène. Sur cette tournée d’été, c’est encore plus évident. Oubliées les années Bloodflowers et la dépression post-quarantaine, oubliés les soucis de santé, Robert Smith danse, minaude, sourit, blague avec ses musiciens. Ça fait plaisir de le voir heureux comme ça,  partageant son bonheur en squattant la scène des heures durant.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder tous ces concerts estivaux disponibles en streaming d’assez bonne qualité, compilés ici :

http://www.kathleenturneroverdrive.fr/picturesofcure/2012/07/16/tous-les-streamings-2012/

S’il faut une preuve définitive de la patate qu’a le Robert en ce moment, la voici en image. Lors du passage de The Cure au Festival BBK Live de Bilbao, le 13/07 dernier, les plombs ont sauté et le son a coupé en plein set. Sans se démonter, dans le souci de faire patienter le public, Bob a sorti la guitare en bois et est passé en mode folky ! En trois morceaux issus des deux premiers Cure, il a prouvé qu’il avait gardé la voix de ses 20 ans, un sérieux sens de l’humilité et du partage. Surtout, j’aime bien ce qu’il dit quand il termine son mini live solo…

 

Je termine ce long article par une petite promo. Je sais que mon petit blog est suivi par beaucoup de fans de The Cure. A vous tous que je remercie de me lire, je signale la page Scoop.it que j’ai dédié à notre groupe favori ! J’y compile les infos et un peu tout ce qui sort d’intéressant sur le web concernant nos Imaginary Boys !

http://www.scoop.it/t/the-hanging-garden

 

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The Cure, line up 1980, Smith, Tolhurst, Gallup, Hartley

Je sais que ce blog est suivi par pas mal de fans de The Cure, alors j’en profite pour faire un brin d’autopromotion pour mon Scoop.it! spécial The Cure : « The Hanging Garden ».

Scoop.it! est une plateforme de curation qui permet d’organiser une veille automatisée sur des sujets précis comme ici le groupe The Cure. Vous y trouverez donc une sélection de tous les liens, news, scoops, mise à jour de tout ce qui concerne notre groupe préféré ! Un simple clic dans chaque petite fenêtre contenant les infos vous redirige sur les sites contenant les scoops. The Hanging Garden vous permettra donc de voir d’un coup d’oeil toute l’actu du groupe.

Au menu ce lundi, un lien vers un superbe bootleg d’Avril 1980 déniché sur le site Playsound. Printemps 1980, The Cure assure sa première tournée américaine pour la promo de « Seventeen Seconds ». On retrouve sur cet excellent enregistrement, Robert Smith accompagné de Simon Gallup à la basse, Lol Tolhurst à la batterie et Mathieu Hartley aux claviers.

Allez Marty, grimpe dans la De Lorean direction Cherry Hill dans le New Jersey, compteur bloqué sur le 10 avril 1980 !!!

http://www.scoop.it/t/the-hanging-garden

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Le retour de Lol

La nouvelle est tombée hier, Lol Tolhurst cofondateur de The Cure va remonter sur scène avec ses anciens collègues !

Lors d’un concert événement et pour fêter l’anniversaire de l’album « Faith », The Cure  jouera ses trois premiers albums à la suite : « Three Imaginary Boys », « Seventeen Seconds » et « Faith ». Le concert aura lieu ce soir à Sidney et lors de la troisième partie du show, quand les premières notes de « The Holy Hour » retentiront, les heureux spectateurs auront l’occasion d’applaudir le retour de Lol aux claviers et percussions !

Amis d’enfance, Lol et Robert se connaissent depuis 47 ans et les bancs de la maternelle. Ils ont joué ensemble dans plusieurs groupes comme The Obelisk et Easy Cure avant de former définitivement The Cure en 1978. Lol sera le batteur de The Cure jusqu’à la tournée Pornography Tour de 1982,  puis aux claviers jusqu’en 1989.

Des problèmes d’alcool l’empêcheront de tenir  son rang au sein du groupe et il sera écarté au profit de Roger O’Donnell ( ce qui doit être très vexant…). S’ensuivront quelques procès et diverses fâcheries qui trouveront leur épilogue,22 années plus tard,  ce soir, avec la réconciliation scénique de ces deux vieux potes. Rabibochage qui va faire plaisir à tous les vieux fans de Cure,  la vieille tête hallucinée de Lol fait en effet intégralement partie du patrimoine « curesque ».

Pour finir, je ne cache pas ma joie car au risque de me fâcher avec des hordes de corbacks déplumés,  The Cure pour moi, c’est un trio avec Robert (guitare-chant), Simon Gallup (basse) et Lol Tolhurst (batterie-claviers) et le reste…juste des intérimaires…^^

A Forest :

 

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Notre Bob s’ennuie -t- il ? Alors qu’il est censé bosser sur la réédition des fameuses Peel Sessions de la BBC, Robert a répondu à l’appel du duo électro canadien qui monte,  Crystal Castles. Il reprend avec eux « Not in love » un titre de leur second album, Crystal Castles II.

Sur cette reprise du groupe néo-romantique Platinum Blonde, Ethan Kath et Alice Glass ne font pas subir le traitement habituel aux voix. Ici le bel organe de Robert est laissé intact, c’est d’autant plus sympathique qu’il chante sans ses habituels tics vocaux, très simplement, comme on l’aime !

Musicalement l’ambiance très 80’s du morceau dérive lentement vers le tabassage en règle chez Crystal Castles, un beat lourd se lève juste assez pour décoiffer la mèche à Robert. Les machine s’emballent ensuite et l’atmosphère se fait plus acide entre house 90’s et psy trance.

Cette collaboration est sans doute rendue possible par leur label commun Fiction Records, le titre a été gravé et sortira en EP  le 06 décembre. On a hâte d’entendre ça, Robert Smith nous ayant habitué à des featuring moins…comment dire…moins heureux dirons-nous 😉

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J’ai découvert Medhi Haddab et Ekova en première partie de The Cure à Strasbourg en 99. Ce groupe électro world qui mélangeait new wave, électro et musiques orientales m’avait tapé dans l’oreille jusqu’à amener le rocker que j’étais vers des horizons bien plus métissés. Sans nouvelles d’Ekova depuis des années, je ne savais pas que le oud magique de Mehdi tournait au sein d’un nouveau trio : « Speed Caravan« , composé d’un pur bassiste, d’une dj qui mixe des percus et le oud électrifié du Hendrix algérien !

Alors si vous aimez la musique arabo-andalouse du moyen-age, si vous aimez les Cure, si vous aimez le thé à la menthe, si vous aimez les courses de chameaux… allez écouter « Kalashnik Love » de « Speed Caravan » et prenez la place dans la caravane la plus punk du Sahara et surtout la plus rapide, plus rapide que tous les  Peterhansel du Paris-Dakar !!

Speed Caravan, ce sont des guitares à la Bérurier Noir, une syncope très pungle façon La Phaze, un phrasé entre hip hop et Chaâbi algérien et des déboulades de oud qui arrachent ! En fan de Cure, j’adore la reprise de l’ultime « Killing an arab » avec les solos de guitare remplacés par du oud, le Big Bob n’en croirait pas ses oreilles tellement Mehdi les déchirent mieux que lui !! Toujours dans les bons plans, on retrouve Rachid Taha sur l’album.

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