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Carbon

Petit focus sur la relève électro française, le duo franc-comtois Carbon Airways carbonise la jeunesse US au mythique festival californien Coachella !

Rewind : 2011, deux jeunes haut-saônois de 13 et 14 ans, Engus et Eléonore Fernese sortent leur premier EP, « Shake your Rage »  chez Limonade Records ( 2 autres suivront ). Fans de Ministry et Prodigy, le disque claque comme une gifle. Très vite la machine s’emballe, concerts à Besançon, Printemps de Bourges, Transmusicales de Rennes et très vite, les USA et l’affolement chez les requins des majors !

2012, sortie de l’excellent quatrième EP « Razor Edge » chez Bad Life Records, qui tabasse comme jamais et retour au pays pour un concert énorme en clôture des Eurockéennes.

2013, sortie du 5ème EP, signé chez Polydor, « Black Sun », mixé par Dave Sardy, (connu pour ses collaborations avec Trent Reznor). Clair changement de braquet pour les minots, le duo entre dans une autre dimension.

2014 : Tout la scène électro ne parle plus que d’eux, ces deux ados pétris de talent, allure fraîche et décontractée, qui pulvérisent toutes les scènes du monde tout en chauffant les salles françaises pour Indochine ou Skip the Use.

Aujourd’hui, ils nous reviennent de Coachella pour la sortie de leur cinquième EP « You walk away ». Le disque précède la sortie d’un premier album qui devrait les installer définitivement dans la cour des grands.

Que dire de leur musique, ce mélange foutraque ultra-violent de hip hop, dubstep, electro, post-punk, cold wave et metal si ce n’est que nous tenons ici le son d’une génération. Des jeunes baignés dans la culture internet, outil idéal d’apprentissage accéléré de toute une culture musicale qu’ils recrachent avec l’énergie et la décomplexion de leur âge. J’aime chez eux cette fraicheur et cette joie innocente d’envoyer du gros son. En interview, on sent qu’ils se font plaisir et nous avec ! Pour ma part, ce genre musical n’est pas forcément ma tasse de thé mais j’ai été gagné par leur fougue dès les débuts. Et quelle putain de belle histoire que celle de ces deux artistes bricolant à l’arrache dans leur chambre de gosses et qui se retrouvent quatre ans plus tard à Coachella…le rêve américain qui fonctionne encore, même pour deux enfants de la Haute-Patate !

Ils sont demain au Printemps de Bourges, si vous êtes dans le coin ne les ratez pas, quelque chose est en train de se passer avec ce groupe, même Le Figaro en parle… 😉

Pour les autres dates, vous pourrez les croiser chez eux en Franche-Comté au festival Rolling Saône le 10 mai, un retour dans leur ville natale qui s’annonce dantesque et bouillant !!!!

Mais aussi tout l’été sur les routes à Garorock, au Chien à Plumes, Nîmes, Europavox…etc

Allez cerise sur le gâteau, je vous dis au revoir avec Black Sun, clipé par l’excellent Tony Truand :

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Jamie Woon est-il le nouveau Justin Timberlake ? A priori, vous vous en fichez, mais attention de ne pas passer à coté d’un artiste incontournable !

Who the fuck is Jamie Woon ? Jamie est né il y a 28 ans, à Londres d’un père chinois et d’une mère écossaise. Bercé par les ornementations celtiques de sa maman, folkeuse traditionnelle renommée, il a lentement mûri un joli brin de voix. Il fit fructifier cette hérédité en suivant les cours de la Brit School, célèbre école d’art londonienne. Il en ressorti vocaliste talentueux, multi instrumentiste, programmateur et arrangeur.

Il fit sa première percée en 2007 avec la sortie de son EP « Wayfaring Stranger« . Sur cet EP très réussi, il produit une soul electronique, un R’n’B organique, sombre mais chaud et dense. Travaillant en compagnie du roi du dubstep Burial, présent sur des remixes, Jamie Woon parvint à dépoussiérer, moderniser le R’n’B putassier auquel nous sommes hélas trop habitués.

Il récidive en 2010 avec le single « Night air », produit par Burial. Dubstep néo soul mélancolique, le titre ouvrira le premier album de Jamie Woon, « Mirrorwriting » sorti au printemps 2011.

Je suis je l’avoue, peu impliqué dans l’écoute des nouveautés R’n’B, « Mirrorwriting » m’a néanmoins frappé par sa modernité et surtout par son impeccable production. L’album me fit le même effet que « Mezzanine » de Massive Attack. On n’ entend pas quelque chose de foncièrement nouveau mais l’on est impacté par le son, les arrangements, les ambiances et les vocaux.

La voix caressante, empreinte de tristesse de Jamie Woon appelle à la contemplation. A cette voix s’ajoute des couches de sons electro entre trip hop et dubstep, que viennent recouvrir de chaudes mélodies R’n’B. Malin, accessible, commercial peut être mais qu’importe, la musique de Jamie Woon fait du bien et c’est tout ce qu’on lui demande en ces temps anxiogénes !

Deux vidéos sympas pour illustrer mon propos :

« Night Air », le single :

« Lady Luck », autre tube de l’album mais chanté ici a cappella, paisible, à la fraiche, décontracté du gland sur une barque cambodgienne !

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Gros coup de coeur sur « Targets » le dernier album de DJ Missill !!

La jeune Dj française (25 ans) a plusieurs tour du monde des platines à son actif et une patate d’enfer. Elle s’était déja fait remarquer en 2005 avec « Mash-Up » un bel album de remixes ultra efficace et revient avec un album plus personnel. Sur « Targets », Missill mixe du reggae  boosté au dancehall et vitaminé de beats hip hop infiniment dansant. Régle n°1, envoyer du son qui cogne dur, les beats sont donc féroces et font mouche. J’ai testé le cd sur ma gamine de 12 mois qui, au vu de ses dandinements, a fort apprécié, gage de l’efficacité d’une musique instinctivement « dance » !

Si l’on ajoute à cela que Missill est aussi une  styliste-graphiste-grapheuse de talent qui apporte à son oeuvre musicale, un background esthétique coloré flashy aux allures très manga, on comprendra qu’on a devant nous une artiste complête.

 Mangaka dans l’âme donc, Missill a même fait adapter ses personnages dans un magnifique clip par l’ agence d’animation japonaise Furi Furi, bien connue des amateurs d’animations japonaises. Alors si vous avez l’occasion d’aller écouter ses mixes en club, foncez, ou alors jetez vous sur l’excellent « Targets » sorti chez Discograph.

Le site très interactif : http://www.missill.com/

Le Myspace pour se faire une idée : http://www.myspace.com/djmissill

Allez tout le monde se remue maintenant :

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Anders Trentemoller est un producteur danois qui sévit depuis 1997 et qui vient de sortir coup sur coup deux superbes albums, « The Last Resort » en 2006 et « The Trentemoller Chronicles » en 2007.

J’adore les musiciens danois, car en jazz, en pop comme en électro, ils apportent toujours un coté aérien, léger à des musiques qui en manquent souvent, il faut bien le dire. Trentemoller lui ne déroge pas à la règle. Au départ classé dans le rayon « House minimaliste », il propose au fur et à mesure de ses mixes des ambiances très rock 80’s qui ont fort attiré mon oreille très « Curisto-Divisionienne ».

Ainsi dans son dernier album, retrospective de son travail, il mélange sur le premier cd, des morceaux très dancefloor et des titres sombres et ambient à souhait. Noir et blanc, mélancolique comme un paysage scandinave, l’univers de Trentemoller est très gothique, au sens originel du terme et c’est ce qui m’a marqué dans sa musique. Le deuxième compact comporte ses remixes les plus connus de « Moby » ou « Royksopp ».

Sur l’ensemble de « The Trentemoller Chronicles », on ne s’ennuie jamais car on passe de la house à l’ambient, de l’électro-pop au downtempo sans incohérence, le son du danois est caractèristique, il sert de fil rouge au double album. Des basses organiques, des sons très travaillés en finesse, un romantisme jamais absent, on erre dans la campagne brumeuse scandinave au coté de silhouettes dansantes fantômatiques…

En illustration, un très beau clip « Moan », titre paru sur l’album « The Last Resort » que Trentemoller a ici remixé avec la voix de Ane Trolle.

Pour découvrir ou écouter Trentemoller, un petit tour par là : http://www.myspace.com/trentemoeller

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