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Posts Tagged ‘Eurockéennes 2008’

Le temple de la malbouffe a fermé ses portes jusqu’à l’année prochaine ! Et si j’ai encore réussi à tenir les 3 jours, à ma grande surprise et avec dignité en plus, je le dois sans doute à ma traditionnelle « esquive du kebab tout mou du Malsaucy »…

Plus sérieusement, la 20e édition des Eurockéennes a réuni encore une fois plus de 100 000 festivaliers. Même le Vendredi était blindé, là ou d’habitude, l’on goûte nos concerts dans le calme et sans bousculades.

L’ambiance était bonne, le festival est de plus en plus familial, il est rentré dans les moeurs comtoises, on y vient en famille avec mémé et le petit dernier sur les épaules. Je n’ai rien contre ces ambiances décontractées mais cette décontraction a un prix. En 20 ans, les Eurocks ont changé de visage. Des premières éditions un peu anarchique, on est passé au gigantisme et au joyeux bordel des années 90 puis au retour de bâton sécuritaire des années 2000. Le samedi, journée un peu trop calme, j’ai eu un coup de blues en repensant à ce qu’étaient les Eurocks pour moi, ado des années 90. J’ai cherché les punks à crêtes, les vieilles hippies édentées, assises à coté des stands de merguez, qui vendaient de l’herbe sur des tapis persans, les techno freaks hallucinés jumpant dans la boue. Que sont devenus les tribus de travelers anglais et les routards des pays de l’est, les clochards qui vous réveillaient au gros rouge sur les parkings-campings sauvages… J’ai aussi cherché toute trace de subversion, transgression quelconque et n’ai vu que nous, festivaliers uniformisés, bien dressés à aller d’une scène à l’autre, d’une navette à un camping, du camping au parking…ad nauseam. Le festival des Eurockéennes n’est plus très rock’n’roll, ce n’est plus la Cour des Miracles d’antan, tant pis pour les vieux rockers, tant mieux pour les caisses des organisateurs, tant mieux pour le Conseil Général du Territoire.

Musicalement, j’ai l’impression qu’il y avait moins de groupes que les autres années. Pour une fois, j’ai navigué d’un concert à l’autre sans louper trop d’artistes. Je ne sais pas si c’est mieux ou pas. Peut être que pour acheter plus de gros artistes afin d’avoir des têtes d’affiches tous les jours, les programmateurs ont réduit le nombre de concerts. Espérons que ce fut juste le cas pour leur anniversaire et que l’an prochain foisonnera de petits groupes à découvrir. Car j’ai trouvé la prog un peu moins en verve que d’habitude, c’est sans doute la conséquence de la forte concurrence des autres festivals comme Solidays ou Terre Neuvas qui avaient lieu en même temps. Derniers bémols, le manque d’artistes français à l’heure ou la scène rock et électro frenchy regorge de nouveaux talents. Sur environ 70 artistes et groupes, seulement une douzaine de français, je ne suis pas chauvin mais vu l’actualité musicale hexagonale, ça aurait mérité un petit coup de projo. Je sens les programmateurs plus « Inrocks » que « Rock & Folk »… Ah et ça manquait un peu de métal, et de punk aussi, pour un festival aux racines très rock.

Conclusion, une édition en demi teinte, trop de monde, trop de grosses têtes d’affiches vues et revues, trop de barrières, trop de stands de prévention prévenants, trop de gendarmes, trop de moustafettes, pas assez de rock’n’roll quoi…Cet automne, j’irai faire un petit tour à la Fête de l’Huma humer la merguez cégétiste. L’an prochain, soit je retourne au Printemps de Bourges ou alors je tente le Sziget en Hongrie ou bien un petit Rock am Ring tout en rêvant à l’inatteignable Glastonbury Festival…A suivre

Pour finir voici mon podium des meilleurs concerts des Eurockéennes 2008 :

Numéro 1 : Missill : La bombe, la pépite de cette édition, « The » live du festival !!!

Numéro 2 : Seasick Steve : Le vieux bluesman nous a embarqué, quel fabuleux conteur, quel showman!

Numéro 3 : Grinderman : Nick Cave le sorcier vaudou a lancé ses sortilèges garage avec talent !!

Prix spécial et encouragements du jury pour Pete Doherty, arrivé sur scène en avance pour un concert complet et sans ratés. En progrès, doit poursuivre ses efforts !

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Après une journée de vendredi très féminine, le samedi fut beaucoup plus viril. SI l’on excepte les excellentes prestations de The Do et de Santogold, entre lesquelles il fallut louvoyer pour ne rien perdre de ses deux chanteuses atypiques. La journée était sous le thème évident du rock ‘n’roll, des assauts soniques post noise des comtois de Generic au rock lettré d’un Daniel Darc enjoué et moqueur, en passant par la pop acidulée et inventive des Vampire Weekend, la journée commençait bien.

Peu de métal cette année sur le festival, on ne rata donc sous aucun prétexte la prestation des frères Cavalera sur la Grande scène. Cavalera Conspiracy prouva que la réconciliation des frangins n’étaient pas un leurre. Cela nous renvoya à la belle époque de Sepultura, tant le son de cette nouvelle formation s’apparente plus aux pionniers du trash, qu’à Nailbomb ou Soulfly, les autres groupes de l’ainé des Cavalera. Comme à son habitude le groupe termina son set par un « Roots bloody roots » sepulturesque toujours très attendu par les vieux fans comme moi… A noter l’apparition à la batterie du fils de Max Cavalera, qui remplaça quelques minutes son illustre tonton, comme ce fut le cas au Hellfest. Le jeune Iggy ne se démonta pas et trôna fièrement derrière les futs, concentré et incisif. On lui prédit un avenir à la Joey Jordison !!

On put ensuite assister au triomphe attendu et mérité de The Do qui jouait malheureusement en même temps que la divine Santogold. Celle-ci était reléguée à la Loggia, piètre scène, inconfortable encore cette année, bien qu’ils l’aient débarrassée de son chapiteau hideux. Malgré tout Santogold confirma ce qu’on avait entrevu sur les différentes vidéos visionnées sur le net.

Mais tout cela n’était qu’un apéritif histoire de patienter avant la venue du chaman Nick Cave et de ses barbudos. Pas trop connu en nos contrées, le dandy gothique a tout de même réussi à marabouter l’assistance avec un set très garage rock au son bien abrasif. Déployant toutes les ficelles de son talent, c’est un Nick Cave très morissonnien qui harangua la foule. On aurait cru un sorcier sorti des contes d’Edgar Allan Poe jouant un rock décadent. Bon ce fut sans doute un poil trop indé pour nos festivaliers moyens mais les fans ne boudèrent pas leur plaisir!!! A noter la présence du frère jumeau de Sébastien Tellier à la guitare…

Pour conclure ce long billet, notons que le fil rouge de la journée était un « poil de barbe ». Du bassiste de « Cavalera Conspiracy » au look « Raspoutine », à l’ensemble des Grinderman jusqu’à Sébastien Tellier, c’était ambiance barbe fleurie hier…Hélas l’ambiance dominicale risque bien d’être aux bottes et aux cirés…

A suivre….

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Le feuilleton continue…

Il y peu, le Myspace du groupe annonçait une date aux Eurocks, mais rien n’apparaissait sur la prog officielle du festival.

Alors que Rock&Folk confirme dans sa dernière édition, page 014, la venue du gang de Newcombe à Belfort le 06 juillet, le site des Eurocks est toujours muet. Pour ajouter à ma confusion et me mettre dans un état de stress traumatique important, un complot international s’organise ! En effet, le site Myspace du BJM ne mentionne plus la date à Belfort alors que le site officiel du groupe la notifie noir sur blanc…

 

Alors quoi, c’est un coup de la CIA alliée au Mossad par l’entremise des Francs-Maçons d’Ossétie du Sud…arghhhh la suite au prochain épisode de la série « Where the fuck is playing BJM the 6th of July ?!!! »

 Je me console avec une petite vidéo faite maison par les petits doigts fébriles d’Anton :

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