Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘folk-rock’

Richard Hawley est né le 17 Janvier 1967 à Sheffield, South Yorkshire, England. Pour ceux qui ne connaissent pas Sheffield, disons que c’est une ville industrielle tentaculaire pas super marrante. Ce qui a eu pour conséquence, comme souvent en Angleterre, de générer une scène artistique magnifique avec de bons groupes comme Arctic Monkeys, Human League, Cabaret Voltaire ou Pulp.

Richard Hawley s’illustre sur cette scène depuis le début des années 90 en tant que guitariste de tournée pour son pote Jarvis Cocker avec Pulp ou aux cotés de vedettes de variétés comme Robbie Williams. Il connaît son petit succès dans la mouvance indie avec son groupe Longpigs mais c’est en solo qu’il va laisser éclater un talent inattendu, celui du crooner ultime !

Il sort ainsi deux premiers albums, Late Night Final en 2002 et Lowedges en 2003, chacuns sur un label différent. Mais c’est peut être la rencontre avec Daniel Miller, mythique patron du label Mute (Depeche Mode, Nick Cave) qui va le booster vers les cieux éthérés du panthéon rock. Chez Mute, Hawley va réaliser trois albums, remplis de magnifiques mélodies aux arrangements léchés, de climats mélancoliques mais tendres. Il sait raconter un morne quotidien, décrire des paysages, une ville aimée et détestée, comme seuls les anglo-saxons savent le faire c’est à dire en en faisant des panoramas hollywoodiens qui impriment la rétine.

C’est que Hawley est anglais jusqu’au bout des ongles, c’est un mélodiste pop digne de McCartney, un conteur déchirant au niveau de Nick Drake. A tout cela, il ajoute sa passion pour la grande tradition de la chanson américaine, celle du Elvis des Sun Sessions, de Johnny Cash, de Roy Orbison et Lee Hazlewood. Hawley, c’est une voix grave, profonde et chaude, de la douceur mais des textes et des mélodies qui ne sombrent pas dans la mièvrerie.

Son dernier album « Truelove’s Gutter » est la perle noire de son oeuvre. Mis au défi par Daniel Miller qui l’exhortait à créer un album dénué de toute pensée commerciale, l’album de son coeur, Richard Hawley a relevé le gant. Ce disque est d’une grande finesse, Hawley y développe des mélodies intimes agrémentées d’arrangements raffinés mais sans esbrouffe.

Si vous cherchez un crooner classe mais pas cabot, un chanteur avec une âme et de la profondeur, un rocker qui ne sacrifie pas les textes à la mélodie, votez Richard Hawley !

Read Full Post »

L’annonce en 2005 du split des Little Rabbits dans l’émission de Bernard Lenoir fut pour moi un grand choc. J’exagère à peine, ayant suivi les Nantais depuis leurs débuts et étant toujours époustouflé par leur présence scènique, leur audace musicale et leur intégrité 100% indé, bref (ça faisait chier quoi!). Mais voila, malgré la qualité de leur son, tantôt pop dézinguée ou folk de barré, ils restaient assez underground. Malgré tout on voyait les rongeurs réapparaitre en backing-band de leur pote Katerine puis leur chanteur Federico en duo avec Helena, sur le projet Baby Face Nelson & Dillinger Girl. Ce dernier projet assez country-folk psyché a dérivé et dégénéré en reformation des Little ( Yess!!) Fin 2006, ils se remirent à tourner tous ensemble sous le nom de French Cowboy (Hosanna au plus haut des cieux…)

Alors, vient de sortir en octobre « Baby Face Nelson was a French Cowboy  » le premier album de « French Cowboy ». Les Little Rabbits évoluaient dans un style de pop psyché mâtinée sur la fin d’électro barrée, style somme toute assez joyeux quoique toujours au 115e degré. On était dans l’esprit de Pulp, du Gainsbarre pop. Rien de tout ça dans French Cowboy, les longs séjours dans le désert de Tucson ont asséché les mélodies sucrées. Le soleil a tapé fort et plombé les esprits. On l’a vu dans la carrière des Little, le son est passé d’une couleur très anglaise à une couleur très américaine avec l’apport du producteur Jim Waters. Cela se poursuit et trouve son aboutissement ici. C’est la fin de la route pour le cowboy solitaire et dans le dépouillement, il donne tout ce qu’il a, un folk-rock raclé jusqu’à l’os. En pleine insolation, le groupe a des visions de pop distordue en rock garage, Beck se mélange avec Neil Young et Gainsbourg les bénit au Jack Daniel’s. Ils sont plus secoués que jamais. Il est bon leur album, il est beau, allez faire un saut sur leur Myspace et jetez vous dans la discographie des Little Rabbits si vous ne connaissez pas!

http://www.myspace.com/thefrenchcowboy

http://the-little-rabbits.artistes.universalmusic.fr/main.html

Read Full Post »

The Coral

Roots & Echoes des anglais de The Coral est une pure merveille à découvrir pour tous ceux qui aiment le trip indie psyché. Très inspiré ce groupe enchaine les albums géniaux, à classer entre Brian Jonestown Massacre, Echo & the bunnymen, Libertines, Syd Barret, le Dylan post-66, The Band…que du bon quoi!

Read Full Post »

%d blogueurs aiment cette page :