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Posts Tagged ‘Fusion’

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Imaginez la BO d’un Tim Burton composée par Mike Patton avec Danny Elfmann et produite sous la forme d’un split Melvins / Meshuggah / Mr Bungle et vous aurez une petite idée de ce qui se passe sur « Deadly Scenes » ! Arf…ces noms là ne vous disent rien…mais qu’est ce qu’il nous raconte encore,maudit calice !! Reprenons…

6:33 s’est formé à Paris en 2010 et a frappé d’entrée les esprits dans l’univers du metal avec un son fusion que l’on croirait tout droit sorti des fonderies d’Ipecac Recordings. Après deux albums bien accueillis par la critique, « Orphan of good manners » en 2011 et « The Stench From The Swelling (A True Story)«  en 2013, 6:33 enfonce aujourd’hui le clou avec un petit chef d’œuvre qui répond donc au nom de « Deadly Scenes ». Publié chez Kaotoxin, « Deadly Scenes » est un album déroutant à la première écoute. Écouté à l’aveugle, j’ai d’abord crû à un  nouveau projet de Mike Patton tant la production léchée, l’originalité de la structuration des morceaux et la folie ambiante me faisait songer aux grandes heures du Fantomas Melvins Big Band. Mais nenni ma foi, « Deadly Scenes » est bien le fruit de joyeux lurons parisiens qui s’entendent à merveille dans l’organisation millimétrée d’un chaos volcanique réjouissant ! Le metal continue à produire beaucoup de musique ultra formatée, bien rangée dans d’obscures chapelles sentant le renfermé…mais des groupes comme 6:33 parviennent à ouvrir les fenêtres pour aérer tout ça.

Si je devais qualifier leur musique et donc cet album magnifique brièvement, je parlerais de Metal Total, un genre mélangeant tout les styles de metal remixés et remontés en une suite de symphonies déjantées. 6:33 est une équipe de Hourra Metal, ils déboulent, il mettent le feu à la pelouse et ils repartent !

Allez vous faire une idée par vous même, par ici, parce que moi, mon avis est fait, nous tenons ici la première pépite rock 2015 !!

 

 

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Ugly Kid JoeCherchant des raisons de me réjouir, au fond de ce long hiver blafard et morose, j’avoue que je peinais un peu. C’était jusqu’à ce que je lise quelques lignes dans New Noise n°14. Ugly Kid Joe était de retour parmi nous, allelujah on allait enfin pouvoir se marrer un peu !

WTF ? Mais qui c’est ton Ugly Kid Joe, tonton Tof ? Ah ah ah ah mon p’tit gars, attends que je t’explique. C’était il y a bien bien longtemps, le début des années 90. On avait tous de drôles de coupes de cheveux, des shorts en treillis et des t-shirts Guns’n’Roses, si si j’ai des photos… Au milieu de tout un tas de groupes grunge ou fusion, il y avait une bande de gars marrants, des branleurs que seule la Californie peut engendrer. Ugly Kid Joe incarnait le son de l’époque, un mélange de hard rock et de fusion assez banal mais d’un parti pris plutôt décalé, décontracté et humoristique.

Dès 1991, sort  le premier EP : « As Ugly As They Wanna Be« , c’est le carton immédiat grâce à un single bien ficelé : »Everything about you » :

Tout le reste sera à l’avenant, sens de la mélodie, du refrain, paroles et postures débiles mais vraie  signature vocale et clips dans l’air du temps, ils feront leur petit bonhomme de chemin avant de retomber dans l’oubli. Et 16 ans après  « Motel California » leur dernier album en date, les revoici, burinés, le teint hâlé par la traversée du désert, avec un nouvel EP autoproduit et tout neuf : « Stairway to hell« .

Je m’attendais à un disque du genre « pitié le retour des morts vivants de la fusion » mais en fait non. Les gars ont muri et ont su évoluer. Ils proposent 6 titres bien frais entre stoner et hard rock bien balancé. De la bonne musique de skaters qui chillent tranquilles à l’ombre, le disque parfait pour partir en week end !

En vidéo, voici le nouveau single « I’m alright »

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Le pur festivalier se réveille ce Vendredi 02 juillet après un Warm-Up endiablé (voir billet précédent). Déja épuisé par une nuit riche en vuvuzelas et hurlements éthyliques néanderthaliens, il n’ a pas les idées très claires. Aidons le à organiser la journée musicale qui l’attend !

Pour cette première journée, je préconise d’attaquer par Bomba Estereo à 16 h sous le chapiteau, un petit coup de cumbia tropicale histoire de se mettre gentiment dans le tempo.

Ensuite, pendant que BB Brunes minaude sur la Grande Scène, la place est libre pour aller à La Plage découvrir le post-punk de Two Door Cinema Club. Signés chez Kitsuné, gage d’une pop fraiche et dansante, les irlandais se placent dans les traces de Bloc Party et Franz Ferdinand, comme des petits-frères joyeux de Editors. Une pointe de mélancolie dans un flot de funk blanc, genre « dancing with tears in my eyes » !

On enchaine avec un peu de métal, Baroness à La Loggia pour un set énergique façon stoner mi punk mi prog qui nous permettra d’attendre la première grosse pointure rock du weekend, les Dead Weather à 19h15 sur la Grande Scène.

Le super groupe réunit le White Stripes Jack White, Alisson Mosshart, la chanteuse des Kills, le guitariste des Queens of the stone age et le batteur des Raconteurs. Ils viendront présenter leur excellent et sulfureux second album Sea of Cowards, du bon son hard blues,  ultra sexué qui va mettre le feu et risque même d’être le concert de cette édition 2010 des Eurocks.

Nostalgie oblige, c’est les yeux encore remplis d’amour pour la féline Alisson que l’on foncera retrouver Suicidal Tendencies à La Loggia. On pourra alors resortir bandanas, van’s et chemises à carreaux pour jumper sur le hardcore « planche à roulette » des ricains. Back to the 90’s donc avant de retourner Grande Scène pour accueillir Kasabian, chef de file brit-pop officiel qui déroulera son set de rock hooliganesque so british à partir de 21h15.

Jusqu’ici tout se déroule bien mais  arrive l’heure du choix cornélien, Foals ou Infectious Grooves. Foals est la grande révélation de ses deux dernières années. Deux albums façon post-punk intelligent les ont de suite placé dans la descendance des Talking Heads. Etiquette méritée tant la fusion réussie par Foals, entre pop, funk et influences africaines et orientales rappelle les grands moments de David Byrne !

Fusion vous avez dit fusion ? Argh… on laissera sans doute Foals en cours de route pour aller assister au final du concert d’Infectious Grooves ! Ca tombe bien, on aura laissé 45 minutes à nos papys funkys pour  se chauffer et on les retrouvera ainsi « chaud braise » pour 20 minutes d’anthologie !

23h40, pause ! On prend le temps de manger un truc et on attend peinard au bar franc-comtois que nos amis de Converge viennent déverser un charter de décibels déstructurés ! Car on termine  cette  journée avec du lourd, du rude, du  hardcore métal punkysant vicieux des plus extremes, les Bostoniens étant ce qui se fait de plus aggressif, complexe et pervers sur la scène métal actuelle !

02h00 du matin, le temps du retour et du repos avant de réattaquer une journée marathon avec un samedi musicalement fabuleux !

Les grands moments du Vendredi en vidéo :

« Die by the drop » des Dead Weather :

« Institutionalized » par Suicidal Tendencies :

« Miami » de Foals :

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