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Posts Tagged ‘Gainsbourg’

Je sors de mes douces vacances, juste histoire de signaler que France Inter fait une spéciale Bashung tous les dimanches de 12h05 à13h. Cela s’appelle « De l’aube à l’aube » et c’est un feuilleton radiophonique réalisé par la Radio Suisse Romande sur notre Alain national. On s’en fout me direz-vous, blasés que vous êtes par les innombrables reportages et hommages qui lui ont été consacrés après son décès.

Et bien non, on ne s’en fout pas car c’est une véritable mine d’or que nous propose nos amis suisses. Cette saga Bashung est une merveille car plutôt que de faire raconter l’histoire du rocker par un énième journaliste musical, les auteurs du feuilleton ont fait un travail de fourmis dans les archives sonores des grandes radios francophones. Résultat, c’est Alain et ses proches qui vont nous conter toutes les petites anecdotes si parlantes. Cela met en relief l’œuvre de Bashung, on comprend des bouts de textes jusqu’alors obscurs. On saisit l’état d’esprit de l’enregistrement d’un album, on comprend le travail d’un artiste à la lumière de son contexte de création et ça n’a pas de prix pour le fan d’un artiste aussi énigmatique qu’Alain Bashung !

Bien sur, vous avez, sans doute comme moi, loupez une paire d’émissions. Effectivement ce dimanche, Inter diffuse le 6ème épisode. Mais, mirâcle de la technologie, les émissions sont disponibles à l’écoute pendant 60 jours sur le site de l’émission et également en ballado-diffusion.

Alors avis à tous les fans d’Alain Bashung et ils sont nombreux à me faire l’honneur de lire ce blog, jettez vous vite sur ces bijoux radiophoniques, vous m’en direz des nouvelles !

Ep 01 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92877

Ep 02 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92878

Ep 03 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92879

Ep 04 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92880

Ep 05 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ete/bashung/index.php?id=92885

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J’adore Joan Sfar, surtout pour son sens du rythme et de la couleur. Dans sa série « Klezmer », il peint comme personne l’univers Yiddish, la musique Klezmer, l’âme du peuple juif. Curieux de voir ce qu’il allait faire de la vie de Serge Gainsbourg, je suis allé voir « Gainsbourg, vie héroïque ». Sans trop rien lire sur le sujet pour ne pas trop déflorer une belle surprise, je m’étais préparé à un conte aigre-doux, mi psyché mi onirique de la part de ce fantastique conteur. Je n’ai pas été déçu. Sfar nous montre Gainsbourg et esquive le Gainsbarre tant rebattu par les médias hier, et encore aujourd’hui. Il a choisi le bon angle à mon avis, celui qui intéresse les fans, comment Lucien devient Serge ? Qui est Gainsbourg ? On en sait plus en sortant du film, même si cela reste une bio romancée. Il évite les écueils habituels des biopics, le larmoyant, le panthéonisant, l’allégorie,  pour nous rendre un Gainsbourg humain, fragile mais génial.

Pour un film sur un musicien, il fallait un réalisateur qui joue juste et dans le tempo, Sfar remporte haut la main le concours, bien aidé en cela par Eric Elmosnino et un casting sur mesure. Peu de gens dans la cinéma français sont capables de raconter des histoires, en réinjectant de la fraicheur dans le language cinématographique, je crois qu’avec ce film, le cinéma français a enfin trouvé son Tim Burton !

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Alain BashungJunge Manner, tu étais mon fuhrer de vivre. Je t’avais connu à l’age ou on dégomme les abribus pour se prouver qu’on est des hommes, je bombais le torse bombais, j’étais novice. Toi le pyromane, tu construisais des climax. Toujours sur la ligne blanche, tu étais cet étranger au regard sombre, un rebelle dans nos villes de contrastes. Tu frôlais des pylônes, des canyons, frôlais l’éphémère sans demander c’est comment qu’on freine. Indécent,tu brûlais d’élégance, nous respirions tes mélodies sous-cutanées, comme l’anaconda aime se griser au temple d’Ankor. Tu as fait monter l’arsenic et monter mon mercure. Ta tournée des grands espaces fut mon voyage astral, là ou j’ai découvert l’essence même du rock ‘n’ roll baudelairien que ton Elsass blues avait infusé, instillé au cœur même de notre épistémé hexagonale. Mais à l’heure ou tu t’éloignes à l’arrière d’une berline, on devine… qu’ en pleurs, Joséphine, Martine boude, Samuel Hall, Elvire comment lui en vouloir, Ramona, Yasmina et Gaby dans les bras de la rouquine carmélite et le choeur des Européennes reprennent en choeur Malédiction…

Il faudra apprendre à faire sans toi, dandy de l’ombre et supporter les viles récupérations, les hommages pathétiques , les livres stupides, les grandes messes cathodiques. Je me concentrerai sur tes œuvres majeures, « Play Blessures » l’album surréaliste avec Serge aux manettes, » Novice » à la noire poésie, au romantisme exacerbé, le clair obscur « Fantaisie Militaire » et surtout l’indépassable  » L’Imprudence », acmé de ta carrière et plus grand album de chanson française, ex aequo avec le Melody Nelson du fumeur de gitanes, définitivement. Alors adieu, Alain Baschung, petit gars de Wingersheim, adieu toi qui a jonché d’or et de jade ma routine…

Tout est si calme ce soir. Puis-je hurler ?

Toute ressemblance avec des chansons de Alain Bashung serait totalement Volontaire…

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