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Posts Tagged ‘Gallows’

© 2015 Upset Magazine

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Il est petit, il est roux, il est teigneux et il nous a manqué ! Mais il revient aux affaires hardcore le sale gamin de Watford.

Je veux  bien sur parler de cette petite frappe de Frank Carter !

Oui mais Tonton Tof qui est donc ce Carter ?

Écoute petit, Carter c’était le frontman de « Gallows », un groupe punk hardcore qui nous a bien botté le cul sur scène entre 2005 et 2011. Le chanteur impressionnait par son charisme et le haut niveau de haine qu’il déversait sur nous, éructant, vociférant comme un John Lydon des grandes heures.

Carter avait disparu des radars punk après avoir quitté « Gallows » en 2011 pour aller former « Pure Love » groupe de classic rock plutôt basique.

Après ces vacances pop, Carter semble avoir rechargé les accus et nous présente son nouveau groupe : « Frank Carter & The Rattlesnakes »

Un premier EP « Rotten » est sorti au printemps et ça déménage. On sent bien que Carter est revenu pour tous les petits enculeurs de mamans sur lesquels il aimait tant cracher en live !

Alors ne cachons pas plus longtemps notre joie et délectons nous du dernier single « Juggernaut » qui va méchamment vous piétiner la gueule ! IL préfigure « Blossom« , un album très attendu qui sortira le 14 août.

 

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Ces Eurockéennes 2010 sont plutôt à placer dans le haut du panier, avec les meilleures années, un bon crû presque millésimé. Cette édition m’aura permis de faire de belles découvertes musicales, de choper une bonne rhino, de réussir à exfiltrer Bob l’Eponge malgré la pression de la foule, d’apprendre de nouveaux gros mots grâce à Sexy Sushi…etc

Des parcours initialement prévus et conseillés sur ce blog, je n’ai pas toujours tenu compte. Une fois sur le site, on se laisse porter par l’ambiance, la rumeur et ses propres envies. Je ne vais pas faire un compte-rendu exhaustif et lourd de ce que  j’ai vu mais simplement de ce que je retiendrai de la vingtaine de concerts auxquels j’ai assisté.

Vendredi 02 Juillet 2010 :

Bomba Estereo, une chanteuse volcanique, un flow latino survolté, le mélange cumbia colombienne et électro m’a dépaysé et électrisé pour la journée.

Baroness et leur sludge progressif ont fait mouche et m’ont donné envie d’explorer leur musique plus en avant. Le son était énorme, chaud bouillant, nous étions comme englué dans des marécages musicaux, à un tel point qu’un moment la presqu’île boueuse du Malsaucy avait des allures de bayou louisianais !

Samedi 03 Juillet 2010 :

Selah Sue a été une réelle découverte. Cette jeune belge, dont l’album « Raggamuffin » n’est encore disponible qu’en téléchargement, possède une voix enfantine qu’elle sait saturer joliment dans des envolées ragga jouissives. Elle a le flow, le feeling, la simplicité, le naturel. Sa musique est fraiche, dansante et Selah sait communiquer ses émotions. Du bon ragga-pop à mettre entre toutes les oreilles.

Dimanche 04 Juillet 2010 :

Martina Topley-Bird, la chanteuse plus connue pour ses piges chez Tricky ou Massive Attack, se produit sous son propre nom accompagnée d’un ninja multi-instrumentiste. Cela vous met en perspective l’univers onirique de la belle britonne. Comme une Alice au Pays des Merveilles, elle chante de jolies comptines mi trip mi pop de sa belle voix emplie de soul. Parée de ses plus beaux atours, elle invita à la rêverie et parvint aisément à extraire le festivalier de son univers poussiéreux. Moment de grâce…

Gallows : Il est tout petit, il est tout roux et il est énervé. Lui, c’est Franck Carter, le chanteur des Gallows ! Les hooligans de Watford ont déboulé en force sur le chapiteau des Eurocks, ont tabassé tout le monde et sont repartis comme ils étaient venus. Sur une base punk hardcore, la musique de Gallows dérive parfois vers le metal voire vers l’indus, un peu comme si Black Flag se mélangeait à Biohazard et Ministry. Le set fut convaincant, Carter est parvenu à remuer un public joueur, déclenchant plusieurs mosh-pit dont un, circulaire et spectaculaire, qui vida l’ensemble du chapiteau. Seul bémol, une reprise faiblarde du « I fought the law » des Clash. Ce concert restera un excellent souvenir, surtout de par l’humour pince sans rire de Carter, qui prit un malin plaisir à traiter tout le monde de « fichue bande d’enculés » avant de nous couvrir de compliments ( à sa manière ) à la fin du concert.

MOPA : My Own Private Alaska a enchanté le public de la Plage. Dans une ambiance de soleil couchant sur sable fin, le romantisme exacerbé du trio toulousain a fait sensation. L’alliance piano classique / chant saturé / batterie plombée fonctionne. On est pas loin d’approcher l’excellence Nine Inch Nails dans un genre émo indus.

Massive Attack. On attendait avec impatience d’écouter des versions live du superbe Heligoland mais ce n’est pas sans une certaine méfiance que l’on vit arriver le groupe pour cette cloture du festival 2010. Les prestations 2003 et 2008 de Massive n’avaient pas convaincu les festivaliers. Cependant, on savait qu’avec le retour de  Daddy G pour épauler 3D, la prestation scènique serait plus solide. On en a eu en prime un Horace Andy en forme, chantant juste et dans le feeling. Une nouvelle chanteuse à la voix très soul remit en lumière d’anciens morceaux comme Safe from harm, faisant ronronner les vieux fans. Accompagné d’un bon groupe rock, concentré derrière ses platines, 3D conduisit son big band trip hop d’une main de maitre. Il nous fit vivre de grands moments, un trio vocal masculin splendide avec Andy et  Daddy G, des morceaux de 100th Window sublimés, les tubes de Mezzanine retravaillés comme des spoutniks envoyés dans la stratosphère…l’osmose, la symbiose était là ! Massive Attack a ainsi magnifiquement cloturé ce festival 2010, on repartit de cette édition du groove plein les oreilles.

Les déceptions : Gros flop de The XX, inexistants sous le chapiteau et qui se barrent sans rien dire, 15 mn avant la fin du set, chapeau, bel esprit ! The Gaslamp Killer, le Dj, un peu trop vitaminé sans doute, a peiné à faire partager son enthousiasme avec un set trop brouillon voire noisy. Le concert des Suicidal déplacé à 16h10 !!?? Un trop grand nombre d’artistes reprogrammés d’années en années. L’absence de grands écrans sous le chapiteau.

Les surprises : La foule au concert de Sexy Sushi, sans doute LE moment rock&roll du festival, de bout en bout du grand délire…, la qualité des stands alimentaires, l’expo et la salle de chill-out climatisée sous le dôme de la Maison de l’Environnement !

Pour conclure, l’absence de réelle tête d’affiche rock peut sans doute expliquer la baisse de fréquentation de cette année. De 100 000 billets vendus en 2009, on est passé à 80 000 cette année. Ce n’est peut être pas un mal puisqu’on a ainsi pu respirer, circuler aisément pendant 3 jours. Pour 2011, on souhaitera peut être une programmation plus équilibrée sur les 3 jours, un peu moins de variéte façon Jay-Z, Charlotte Gainsbourg, Missy Elliott et un peu plus de découvertes ! Rendez-vous l’année prochaine !

En cadeau bonus, une petite vidéo qui vous laissera une idée de l’ambiance au concert de Sexy Sushi !

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