Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Garage-rock’

WALL_OF_DEATH_01_RVB_640X290

Je l’ai attendu ce disque, ce n’est rien de le dire. Une année entière à guetter l’album qui allait squatter ma platine. Ce cd qui bouscule les autres et rentre direct n°1 de mon top 2012 s’appelle « Main Obsession« . C’est le chef d’œuvre de trois jeunes français signés chez Born Bad Records, le label des excellents Frustration, autre bon groupe français donnant dans le post-punk glacial.

Wall of Death s’est fait connaitre en faisant la première partie des Black Angels, éminent groupe stoner psychédélique américain qui les a embauché comme première partie officielle sur toute leur tournée. Pile au moment où le revival psychédélique explose, Wall of Death se retrouve à l’Austin Psych Fest, THE festival psyché US. Conte de fée moderne ou pas, les zicos US permettent à leurs amis français de bénéficier de l’aide de leur ingé son pour enregistrer cette perle lysergique qu’est « Main Obsession ».

Le résultat est brillant. Le trio guitare-claviers-batterie fait fuzz de tout bois avec un Farfisa démoniaque, des guitares shoegaze, une batterie stoner et des basses  synthétiques. L’impression planante est renforcée par une voix fortement réverbérée semblant venir de la tombe du regretté Syd Barrett. Bien sur le parallèle avec le Floyd  est évidente et Wall of Death ne s’en cache pas dès le premier morceau avec une citation en forme de clin d’oeil à David Gilmour. A son acid-rock basique, Wall of Death ajoute une pincée de shoegaze bien noisy et pour que ce mélange psyché ne les envoie pas trop haut dans la stratosphère, ils lestent le tout d’un gros zeste de garage rock bien stoner.

Alors il nous est bien agréable de dire que cette fois-ci, le disque de rock de l’année est français. Bravo et longue vie à Wall of Death !

Publicités

Read Full Post »

 

Autre précurseur du punk-rock, le groupe MC5, du Michigan comme les Stooges, sort son premier album en 1969 : le live « Kick out the jams ». Réputé pour son engagement politique d’extrême gauche, ses prestations scéniques bouillantes et le son abrasif sans fioritures de ses compositions, le MC5 rencontre un franc succès. Mais son engagement politique sans concession va conduire certains membres du groupe en prison mettant un coup d’arrêt fatal à leur carrière musicale.

Cités avec respect par les musiciens punks, les MC5 sont aujourd’hui encore un groupe culte dont les titres sont souvent repris en concerts.


– Kick out the jams / MC5 (Kick out the jams, 1969)


 

Engagement politique, anti conformisme, rébellion affichée, performances scéniques, expérimentations musicales, refus des conventions et mode de vie « carpe diem », le côté sombre de la musique des années 60 va influencer tout un pan de la culture musicale des années 70. A la fin de la décennie, ceux que l’on peut appeler les proto-punks ont créé les ingrédients de la révolte punk. Mais celle-ci devra attendre  le désenchantement post-hippie pour exploser et sortir de l’underground culturel. Vivement les 70’s !

 

Read Full Post »

Deux albums et des centaines de concerts, de premières parties prestigieuses en bars mis à sac, Toxic Kiss est une valeur sûre du rock hexagonal.

Je vous en avais parlé plus en détail lors d’un précédent billet. Entretemps, Toxic Kiss a déménagé son QG sur Nancy et s’est attelé à la production d’un troisième album « Snakes in the city ». On peut en écouter plusieurs extraits sur leur Myspace.

Toujours nichés entre power-pop bubble-gum, surf music, garage-rock psyché et post-punk déjanté, Toxic Kiss est un bon rappel de ce que doit être le rock’n’roll. Le vertige, le soufre, le sexe, le dérèglement des sens, le passage de l’autre coté…le rock’n’roll est un défouloir, Toxic Kiss un exutoire.

Soyez attentif début décembre, ils tournent sur la Lorraine et l’Allemagne !

En rappel, un extrait vidéo de leur second album « Smal-Town Faces », clip qui rappelera aux plus cinéphiles d’entre vous, le cultissime « Calvaire » de Fabrice du Welz, enjoy :

Read Full Post »

1972, Sacramento, Erik Purkhiser prend en stop Kristy Wallace, c’est la rencontre. Ils se découvrent bien vite une passion réciproque pour le rock ‘n’ roll des origines, le rock garage des 60’s et la culture underground américaine. Décidés à former un groupe, ils montent à New York en 1975 , seul endroit susceptible d’accueillir deux allumés pareils ! Les Cramps s’intégrent vite à la scène proto-punk new yorkaise des Ramones, New York Dolls et autres Television. Renommés tous deux Lux Interior et Poison Ivy Rorschach, ils  font les belles nuits des deux boites punks à la mode, le CBGB’s et le Max Kansa’s City avec leurs shows déjantés. Rapidement ils sont suivis partout par une horde de fans, séduits par ce garage rockabilly psychédélique à l’énergie punk et au décorum film d’horreur de série Z. Le public punk et au delà se reconnait dans l’anticonformisme et la sensualité hors norme de Lux et Ivy, fabuleuses bêtes de scènes. Voila Lux Interior est mort…personne ne mangeait le micro comme lui, personne ne chauffait un public comme ça, personne n’avait poussé le rock dans le freak comme lui, respect et paix à son âme !

Read Full Post »

%d blogueurs aiment cette page :