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Posts Tagged ‘Goth’

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Abordons maintenant le cas The Damned, un autre groupe mythique de la scène punk anglaise. Contemporains immédiats des Sex Pistols, The Damned est un des nombreux oubliés de l’histoire du punk. Sans doute le groupe le plus sous estimé de la période, The Damned était sans doute trop doué, trop brillant pour recevoir l’AOC Punk 77 !

Formés en 1976, The Damned est composé de véritable pionniers du punk. Brian James et Rat Scabies, ex membres des London SS de Mick Jones, recrutent Captain Sensible et Dave Vanian. Ensembles, ils donneront leur premier concert en première partie des Sex Pistols au 100 Club en juillet 1976.

Ils n’attendront personne pour sortir le premier vrai single punk, « New Rose » sort en effet le 22/10/1976, deux mois avant le premier Buzzcocks et 6 mois avant les premiers Pistols et Clash !

Plus speed que les Ramones, plus bouffons que les Sex Pistols, moins poseurs que les Clash et moins naïfs que les Buzzcocks, les Damned auront vite mauvaise réputation dans le mouvement. Très indépendants et individualistes, prêts à tout pour réussir, ils se foutent des règles qu’elles soient punks ou autres. Ils ne respectent rien, n’ont aucun idéal mis à part celui de parvenir à leurs fins. Malgré un pedigree impeccable, arrivés avant tout le monde mais considérés comme trop « commerciaux », ils peinent à s’imposer comme les leaders du mouvement. Mais « never mind the bollocks », The Damned en profitera rapidement pour faire évoluer sa musique. Absolument pas limité par les capacités de ses musiciens, excellents techniciens, The Damned évolue d’albums en albums vers le post-punk voire la cold wave.

Moins prophètes en leur pays qu’aux USA, ils seront les inspirateurs de la scène hardcore US tout comme de la future scène gothique. En effet, le look vampiresque et le voix de baryton de Dave Vanian va inspirer bon nombre de frontmen torturés !  Pour être sur de ne pas passer à coté d’un des meilleurs groupe de l’histoire du rock, il faut absolument jeter une oreille sur le premier, troisième, quatrième, sixième et neuvième album du groupe : Damned Damned Damned (1977), Machine Gun Etiquette (1979), The Black Album (1980), Strawberries (1982), Phantasmagoria (1985). Vous m’en direz des nouvelles !

Premier single de The Damned : « New Rose » en octobre 1976

Le tournant post-punk : « I just can’t be happy today » en 1979

Période goth : « Grimly Fiendish »en 1985

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Von Magnet est un collectif qui nait en 1985 à Londres sous l´impulsion de Phil Von et de Flore Quétier. Au départ issu de la mouvance indus, Von Magnet incorpore peu à peu des éléments de musique traditionnelle dans ses sonorités électro. Leur musique confronte ainsi flamenco, musiques orientales, arabes à la froideur industrielle ainsi qu’à la mécanique électronique. Le duo s’enrichit rapidement de divers musiciens, compositeurs contemporains, chorégraphes, plasticiens, danseurs, performeurs pour donner des spectacles d’art total dans la lignée des troupes de théatre avant gardiste des années 70.

Suivront ainsi 20 années de performances, spectacles et albums tous plus novateurs les uns que les autres. L’ univers sombre et poêtique, décalé et expressioniste de Von Magnet séduira autant les fans de musique indus, trip-hop, gothique que ceux que le mix entre musique traditionnelle et musique contemporaine n’effraie pas.

Si j’aborde ce sujet, c’est que j’ai découvert avec surprise le nouvel album de Von Magnet. Moins emballé par leurs précédents essais de flamenco progressif, j’ai été envoûté par ce télescopage culturel qu’est « Ni prédateur ni proie ». Sur cet  album, Von Magnet fait se telescoper orient et occident, un peu à la façon de Orange Blossom mais en plus sombre. Ce mélange de percussions et chants arabisants avec des sonorités indus et électro, le coté planant downtempo et la sobriété des arrangements font de cet album une petite merveille.

A découvrir ici : http://www.myspace.com/vonmagnet

En vidéo, un aperçu du nouveau spectacle qui a l’air d’enfer :

Un autre clip extrait de l’album :

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Ah la la, Robert n’est pas sage, il a pas fait ses devoirs alors du coup le 13ème album de The Cure, « Dream 13 », qui devait sortir le 13 septembre, a encore été repoussé d’un mois !

Bon on lui pardonne car pour nous faire patienter, il nous a proposé un single par mois depuis le mois de mai :

« The Only one » est sorti le 13 mai, j’en parlais ici . Puis vinrent « Freakshow’ en juin, « Sleep when I’m dead » en juillet et « Perfect Boy » en août.

Sur ces trois singles, on peut constater que Robert continue son retour vers les rives pop alambiquées des années « Wish » ou « Kiss me kiss me kiss me ». Le retour du guitar hero de l’ombre obscure, le Porl des cavernes, n’y est pas pour rien, on recommence à tricoter sévère la six cordes chez la Cure Family ! Néanmoins par rapport à « The Only One », les trois singles suivants font preuve d’un peu plus de recherche. « Freakshow » est un bel essai de pop noisy bourré de  breaks bien fichus avec une atmosphère torturée limite goth. « Sleep when I’m dead » est lui plus directement gothique, on revient à des mélodies impressionistes, des lignes de basse qui grondent comme à la grande époque. « Perfect Boy » vient quant à lui dans la continuité du dernier album, peut être une chute retravaillée…qui aurait peut être dû le rester…

Pour moi, cela fait deux bons singles sur quatre et une nouvelle raison de se réjouir puisque  pour pallier le nouveau retard, Robert va nous offrir un nouvel EP de remixes pour le 13 septembre : « Hypnagogic States ». Cet EP sera composé des quatre singles remixés par des gars de « My Chemical Romance », « Fall Out Boy » ou encore « AFIsleep ».

Dernière news curesque, Robert travaillerait sur le dvd live de la tournée 2008, un dvd d’anthologie va donc probablement nous arriver dans les chaussettes à la Noël…

 

En vidéo, « Freakshow » et « Sleep when I’m dead » :

 

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