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Posts Tagged ‘Hip hop’

Même son prénom est cool, Théophilus London est l’essence même du cool ! Charmeur, mutin, sapé comme un Huggy du 21ème siècle, il s’impose avec « Timez are weird these days » excellent album où le hip hop devient hip pop.

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ce phénomène américain de Brooklyn, je n’en dirais pas mieux, sauf qu’il me laisse juste l’impression d’avoir su faire le lien entre la scène hip hop US et l’univers abstrakt, dubstep, electro du hip hop anglais. A vous de voir, je ne suis pas un spécialiste du genre.

Par contre, je sais reconnaître quand un titre frappe dans les bons chakras. La musique de Teophilus London transpire le funk, le sexe, les sens. C’est ce qui frappe et vous happe chez ce grand échalas tout noir ! Ecoutez « I want you » sa reprise de Marvin Gaye, cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu de soul aussi sexuée. Pour un week end chaud bouillant, la BO sera mixée par Theophilus, a bon entendeur !

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Culturellement très éloigné de l’univers hip-hop, moi qui ai grandi dans une ferme montagnarde, j’apprécie néanmoins le rap français mais sous certaines conditions. Il me faut des instruments qui groovent, des scratches old school, un discours intelligent posé sur une langue riche et des tentations expérimentales. Bref j’aime le rap en fusion de La Caution, Hocus Pocus, Disiz ou Zone Libre par exemple.

La Canaille réunit ces ingrédients pour la seconde fois sur « Par temps de rage », le digne successeur de « Goutte de miel dans un litre de plomb ». Des invités de talents viennent épauler les compositions de la formation de Marc Nammour, comme Napoléon Maddox le leader de Iswhat?!, trio hip hop US qui fusionne rap et free jazz et également Michel Benita contrebassiste français déjà vu aux cotés de Lee Konitz, Truffaz, Aldo Romano ou Archie Shepp. Avec « Par temps de rage », on est loin des instrus bling bling du cirque hardcore hexagonal. Ici pas de featurings prestigieux avec P. Diddy, pas de punch lines bodybuildées mais un disque ciselé et précieux.

Quelques vidéos de promotions pour vous donner une petite idée :

Teaser 1 :

Teaser 2 :

Teaser 3 :

Teaser 4 :

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Pan sur le bec comme on dit au Canard Enchainé… J’avais fait pas mal d’erreurs et d’oublis dans mon article sur l’univers musical de Diabologum. Francisco Esteves, acteur essentiel de cette galaxie, s’en était ému. Après en avoir discuté avec lui, j’ai décidé de supprimer mon article et de le réécrire.  J’ai promis d’être plus attentif, de professionnaliser mon amateurisme. Cette expérience me rappelle que, comme le dit lui-même Francisco Esteves, les blogueurs ont une responsabilité, celle de ne pas désinformer les lecteurs, et un devoir, celui de sortir l’information musicale des clichés journalistiques habituels. Voici donc l’article dans sa version revue et corrigée :

Comme l’écho du Big Bang initial, la déflagration déclenchée par Diabologum n’en finit pas de résonner dans le triste univers du rock français. Jusqu’à cette année ou l’on vit l’apparition d’un objet musical non identifié du nom de Binary Audio Misfits qui vint mettre un bon coup de pied au cul du rap français…mais n’allons pas trop vite…que s’est-il passé lors des épisodes précédents ?

1993, Toulouse. Michel Cloup, Arnaud Michniak, Pierre Capot et Anne Tournerie sortent le premier album de Diabologum « C’était un lundi après midi semblable aux autres ». Groupe de rock expérimental, Diabologum construit des chansons en copié collé, collages aventureux. L’aventure indé se poursuit en 1994 avec « Le Goût du jour », album plus pop mais toujours dans la mouvance indie.

C’est en 1996 qu’intervient un des tournants de l’histoire du rock français. Le groupe évolue, dans sa composition, Michel Capot et Anne Tournerie s’en vont et laissent la place à Richard Roman et Den’s Degiovanni, mais aussi dans son orientation musicale.                                                                                                                                                                  « #3 » sort dans les bacs et c’est la stupéfaction. Le groupe mélange hip-hop et noisy pop, plaque des textes poétiques, engagés et enragés sur des déluges de guitares noisy nappées de samples organiques. On va mettre des années à digérer cette œuvre là et nombreux sont les groupes qui vont se lancer dans l’aventure après ce choc initial.

365 jours ouvrables par Diabologum :

Au sommet de son art, le groupe se scinde en deux entités. Michel Cloup fonde Expérience, il fait appel à Francisco Esteves, puis le duo évolue en quatuor avec l’arrivée de Patrice Cartier et Widy Marché.  Ils expérimentent alors un genre de noisy pop-electro slammée.                                                                                          « Aujourd’hui maintenant » en 2001, « Hémisphère gauche » en 2004, « Positive karaoke with a gun / Negative karaoke with a smile » en 2005, « Nous (en) sommes encore là » en 2008 seront les fruits de leur travail. Les textes de Michel Cloup claquent comme des gifles dans la face de la société et agissent à chaque fois comme un rappel à l’ordre bien plus efficace que n’importe quel éditorial de nos intellectuels bavards et blanchi sous le harnais.

Massacrer l’ennui par Experience :

De son coté Arnaud Michniak s’associe à Damien Bétous. Le duo fonde Programme, projet très influencé par le hip hop.  Ils y intensifient le travail de collages électronique et posent des textes désespérés sur des beats minimalistes à peine traversés de guitares rageuses. L’ambiance est au noir de noir façon Pierre Soulages. Dépouillement extrême, obscurité névrosée de l’écriture, Programme nous fait voir la face cachée de notre société, de nos vies et de nos petits égoïsmes quotidiens. Les textes frappent justes, on est roué de coups et la musique ne nous aide pas à nous relever tant les beats hardcore succèdent aux dissonances. Écouter Programme c’est aller au fond du puits, traverser le miroir des convenances sociales, c’est faire face au nihilisme et prendre la tempête en pleine tête. Sur les trois albums du groupe, ruez vous sur « L’enfer tiède » sorti en 2002 chez Lithium.

Entre deux feux par Programme :

Hip hop et rock, hip hop et electro, les anciens de Diabologum et leurs comparses cherchent depuis 20 ans à inventer un nouveau language rock français. Tout comme Alain Bashung en son temps, ils cherchent à sortir le rock hexagonal de ses limites. Et si je parle de tout cela, c’est pour mettre en perspective la nouvelle incarnation de ce laboratoire, le groupe Binary Audio Misfits.

Binary Audio Misfits est au départ le projet de Francisco Esteves et Kemal. Francisco fait ensuite appel à ses collègues d’Experience afin de poursuivre l’aventure sous la forme d’un collectif. Intéressés par ce qu’il entendent des rappeurs de World Association sur le web, ils entament une collaboration géniale qui fait « B.A.M ! », le premier album d’un groupe de fusion rock/rap/ franco/ricain. Cela donne un album réjouissant de hip hop alternatif qui nous sauve des bouses infectes dont nous sommes abreuvés par l’industrie musicale. Vous savez ces rappeurs qui ont fait 12 heures de garde à vue et qui en font trois albums genre rap de taulard pour radio FM…

Maintenant pour tout ceux qui croient encore en la qualité de la scène hip hop française, Binary Audio Misfits vient rejoindre La Rumeur, La Caution, Zone Libre, Hocus Pocus ou Lilea Narrative !

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Gros coup de coeur pour Nneka, chanteuse soul nigérianne installée en Allemagne. Nneka Egbuna est née en 1981au Nigeria. Elle a pratiqué le chant, à son école et dans une chorale à l’église…parcours classique pour une chanteuse de soul ! Mais elle n’est pas que cela, sa musique mélange reggae, hip hop, trip hop, r’n’B et soul. Au fond, elle évolue dans ce crossover qu’affectionnent beaucoup les artistes comme Asa ou Lauryn Hill. Ses textes abordent des sujets sensibles et ayant traits aux grands sentiments. Elle en est avec « No longer at ease » à son deuxième album qui fait suite à « Victim of truth »

Vous pouvez aller la découvrir sur Last FM si ça vous tente :

http://www.lastfm.fr/music/Nneka

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Gros coup de coeur sur « Targets » le dernier album de DJ Missill !!

La jeune Dj française (25 ans) a plusieurs tour du monde des platines à son actif et une patate d’enfer. Elle s’était déja fait remarquer en 2005 avec « Mash-Up » un bel album de remixes ultra efficace et revient avec un album plus personnel. Sur « Targets », Missill mixe du reggae  boosté au dancehall et vitaminé de beats hip hop infiniment dansant. Régle n°1, envoyer du son qui cogne dur, les beats sont donc féroces et font mouche. J’ai testé le cd sur ma gamine de 12 mois qui, au vu de ses dandinements, a fort apprécié, gage de l’efficacité d’une musique instinctivement « dance » !

Si l’on ajoute à cela que Missill est aussi une  styliste-graphiste-grapheuse de talent qui apporte à son oeuvre musicale, un background esthétique coloré flashy aux allures très manga, on comprendra qu’on a devant nous une artiste complête.

 Mangaka dans l’âme donc, Missill a même fait adapter ses personnages dans un magnifique clip par l’ agence d’animation japonaise Furi Furi, bien connue des amateurs d’animations japonaises. Alors si vous avez l’occasion d’aller écouter ses mixes en club, foncez, ou alors jetez vous sur l’excellent « Targets » sorti chez Discograph.

Le site très interactif : http://www.missill.com/

Le Myspace pour se faire une idée : http://www.myspace.com/djmissill

Allez tout le monde se remue maintenant :

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