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Posts Tagged ‘Pavarotti’

 

 Eh oui, ça scotche hein, Luciano avec son amie d’enfance Mirella Freni, dans La Bohême de Puccini. Deux dieux du chant lyrique qui vous foutent les poils! Il envoyait du lourd le Luciano! Si ça vous branche, ci-dessous, une petite chronique biographique que j’ai écrite pour le boulot. Tiens ami, profite!

Le 06 septembre 2007, Luciano Pavarotti disparaissait dans sa bonne ville de Modène.

Le monde musical perdait ainsi un de ses plus grands chanteur, le meilleur ténor de sa génération, lui qui devançait les Carreras et Domingo autant par sa voix que par son charisme.

Pavarotti était l’égal des meilleurs ténors de l’histoire du chant lyrique comme Caruso et Di Stefano. Revenons succinctement sur la carrière du grand Luciano !

 

Il naquit à Modène, en Italie, le 02 octobre 1935. Son père, boulanger et ténor à ses heures, lui transmit le virus du chant. Après des études d’instituteur et après avoir longtemps chanté dans les chœurs de sa région, il remporte un concours de chant. Remarqué par un impresario, il commence à tourner dans de petits théâtres européens. C’est en 1961 à 26 ans, qu’il décroche le grand rôle de « Rodolfo » dans « La Bohème » de « Puccini »,  ce rôle sera son ascenseur vers la gloire.

 

En effet, après avoir fait ses preuves dans ce rôle, il va être appelé à Londres pour remplacer son idole, le grand Di Stefano qui devait jouer le même « Rodolfo » à Covent Garden.

Et là, c’est le triomphe, la gloire. Reconnu par ses pairs, il ira de succès en succès jusqu’à la mythique Scala de Milan qui finira par l’applaudir comme rarement personne n’y fut applaudit.

 

Si l’on peut reprocher à Pavarotti, l’étroitesse de son répertoire essentiellement italien, on retiendra surtout des opéras interprétés de façon grandiose, des enregistrements qui font et feront toujours référence, comme ceux aux cotés de ses amies, les grandes soprane Mirella Freni et Joan Sutherland.

 

On se souviendra longtemps de ce timbre, cette signature vocale reconnaissable entre mille et surtout, surtout, on lui sera reconnaissant d’avoir sans doute sauvé le chant lyrique de l’oubli inexorable vers lequel il sombrait dans les années 60.

Sa modestie, son humilité et son goût pour le partage l’ont amené à partager sa passion avec le grand public.

Plutôt que de se draper dans son excellence et rester dans le sein douillet de l’univers des mélomanes, il sortit le chant lyrique, l’opéra, de leur ghetto élitaire pour les emmener dans les salles populaires, les stades.

Fidèle à son goût du spectacle et généreux, il  fut aussi à l’origine de gigantesques concerts de charité. La série des concerts « Pavarotti & Friends » à but humanitaires permit à des millions de gens de découvrir la musique classique en l’associant avec de célèbres chanteurs de rock comme Bono ou Sting.

De concerts filmés et retransmis en direct à la télévision américaine à des tournées en Chine, il n’eut de cesse de disséminer le virus lyrique par delà les mers.

 

Dernier point à porter à son actif, la transmission. « The Pavarotti International Voice Competition », concours de chant qu’il organisa, permit à de nombreux jeunes chanteurs comme Roberto Alagna de se faire un nom et de chanter aux cotés d’un maître peu avare de conseils !

 

Car c’est à cela que tient l’immense popularité de Luciano Pavarotti, sa générosité et sa simplicité. Bon vivant, passionné de chevaux, deux fois marié et père de 4 enfants, c’est toute l’Italie qui résonnait dans sa voix d’or. Malgré sa santé fragile, il fut toujours l’ambassadeur de son art, jusqu’à la fin, ou il exprimait son désir de se retirer pour enseigner le chant.

 Si je ne devais conseiller qu’un disque de Pavarotti, ce serait « La Bohème » son rôle fétiche, enregistré avec le chef d’orchestre Herbert Von Karajan :

« La Bohème : opéra en 4 actes / Giacomo Puccini ; Luciano Pavarotti, Rolando Panerai, ténor ; Mirella Freni, soprano ; Herbert von Karajan, dir ; Orchestre Philharmonique de Berlin.- Decca, 1973. »

Une dernière pour la route, un des plus beaux airs masculins de l’opéra italien, « Nessun dorma » tiré du « Turandot » de Puccini, sur cette vidéo Luciano est époustouflant, la grande classe :

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