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Le nouvel album de Pink Floyd sortira en octobre – En bref – Musiques – Télérama.fr.

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Le 21 Septembre 2013, Roger Waters a mis fin à la tournée The Wall, au Stade de France devant 60 000 fans béats.  The Wall, 1979,  le plus grand opéra rock de tous les temps, le concept album indépassable et ce qui fut aussi sans doute, la pierre tombale de Pink Floyd, tant la genèse, l’enregistrement de l’album révélèrent la lutte d’ego entre les musiciens.

La première tournée « The Wall », entre 1980 et 1981, fut un échec relatif. Clairement les moyens techniques de l’époque ne permirent pas d’exposer toute la démesure de cette œuvre complexe. Roger Waters tenta de renouveler l’expérience sans Pink Floyd en 1990 à Berlin. Le concert qui commémorait également la chute du mur de Berlin fut une réussite technique évidente mais une catastrophe artistique…entouré de Cyndi Lauper, Scorpions ou Bryan Adams, Waters était juste parvenu à ôter toute émotion à cet exercice d’introspection psychanalytique qu’est The Wall !

Pour ne pas rester sur ces deux échecs, Roger Waters remit le travail sur le métier, une dernière fois. Toujours aussi obsédé par son mur, le désormais septuagénaire pensait sans doute à se faire plaisir tant que le corps suivrait, avec sans doute une petite pensée pour ses points retraite n’est ce pas, qui pour le lui reprocher ?!  En 2010, il se lança dans une tournée planétaire qu’il termina en 2013 par une série de concerts événements dans de grands stades.

Cette tournée d’adieu, dixit Roger himself, se termina à St Denis, au Stade de France. Ce fut l’apothéose. En voici un bref compte-rendu des plus subjectifs !

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A l’arrivée dans le Stade, le Mur omniprésent nous barre la scène, des filins métalliques traversant l’arène nous assure l’imminence d’un spectacle ébouriffant. La nuit tombe sur un public en transe, les regards se tournent devant, derrière, sur les cotés, à l’affut des premières notes ou effets de mise en scène. Je croise des regards émerveillés de grands gamins de 60 balais.

Soudain les premières notes d’ « In the Flesh » retentissent dans un déluge de décibels et sous des rafales d’explosions pyrotechniques. Les poils sont dressés, Roger débarque, triomphal, les bras levés tel un César moderne, tout de noir vêtu. Acclamé par une foule en liesse, submergée par l’émotion et prête pour la grande messe !

Le Mur blanc sert d’écran de projection géant. Il diffuse des messages divers dénonçant la guerre, le capitalisme, la société de consommation et démultiplie l’image de Waters de façon saisissante. Ce mur va être ensuite patiemment complété au fur et à mesure du concert jusqu’à nous séparer totalement du groupe juste avant l’entracte.

Dés le début, on sent bien que notre Roger fait son âge, la voix un peu fragile, les doigts encore un peu raides sur le manche de la basse, on convient de lui pardonner, quant au fur et à mesure du concert, on s’aperçoit que le Roger tel un diesel, chauffe et gagne en puissance, jusqu’à nous gratifier de belles envolées lyriques. Il se fera tout de même seconder par son choriste en chef sur quelques morceaux, sans se cacher, tout en se concentrant sur sa basse.

A la fin d’ « In the Flesh », le bombardier pique sur nous, prêt à larguer sa bombe meurtrière. Le son surround parfait du Stade de France nous fait tourner la tête et saisis de stupeur nous voyons bel et bien un Stukas piquer et s’écraser droit sur la scène, glissant sur un filin dans un tonnerre de sirènes et d’explosion. Bam. Fin du premier morceau… J’ai 6 ans, dans la demeure familiale, je fais la sieste dans mon lit d’enfant. Je m’endors en écoutant le vinyle de The Wall que mon père écoute dans le salon…L’émotion a gagné, je suis embarqué dans ce show terrible, la fine glace a craqué.

Les morceaux vont s’enchainer, à chaque fois soutenus par des images, animations, marionnettes tirées du film d’Alan Parker : comme Mumy ou The Professor

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Arrive le tube « Another brick in the wall » II, un groupe d’ados de St Ouen rejoint Roger sur scène et sur une chorégraphie bordélique tente de repousser l’infâme professeur dans un joyeux charivari. Je range mon apn et je déconnecte, jusqu’aux dernières notes de « Goodbye Cruel World »…

 

Le temps de ranger le premier disque et de reposer la face A de la seconde galette, Roger fait un break. Entracte. Le Mur est désormais complet, les techniciens remontent donc la scène et les instruments de notre coté du mur.

Durant l’entracte, on nous projette sur un mur les photos et bios choisies parmi les victimes des guerres du 20ème et 21ème siècle. Un diaporama poignant nous montre ainsi les images d’hommes, femmes et enfants morts lors des guerres mondiales, printemps arabes, guerres d’Irak, Afghanistan; victimes civiles, militaires qui nous crient à la figure qu’il n’y a pas de guerres propres et que rien ne justifie la mort d’un être humain.

A la reprise du spectacle, le show gagne en intensité, accompagnant la descente aux enfers de Pink jusqu’à l’explosion finale époustouflante du mur !

Quelques prouesses de mise en scène nous ont épaté. Comme ce moment sur « Nobody Home » où le Mur ouvre une fenêtre sur l’appartement d’un Roger/Pink seul et au bout du rouleau :

Musicalement, nous avons été impressionnés par la maestria du guitariste. Particulièrement observé, surtout sur Comfortably Numb, quand 60 000 regards espérant l’arrivée surprise de David Gilmour (comme sur le show de Londres en 2011) scrutèrent la scène en vain. A part quelques pains par ci et par là, Dave Kilminster se tire plutôt bien de l’exercice sans égaler le toucher inégalable du maître de la penta…

Le plus à son avantage fut à l’évidence Robbie Wyckoff, chanteur en chef qui reprit parfaitement les parties de chant initialement dévolues à Gilmour tout en secondant et doublant parfaitement la voix fragile de son vieux boss.

Roger Waters, quant à lui,  nous a bien tenu en haleine deux heures durant, théâtral, charismatique et flamboyant dans les oripeaux néo-fascistes de Pink.

Mention spéciale également pour  la qualité du son. Nous avions bien pris soin de nous placer au centre de la fosse, pas trop loin de la régie son afin de bénéficier d’un son HD et ce fut le cas. Les effets sonores, tels que les bombardements, les survols d’hélicoptères, en firent sursauter plus d’un ! Je pense qu’on a atteint ici un niveau de qualité sonore exceptionnel pour un concert en plein air.

Voila, j’écoute The Wall depuis 34 ans maintenant et ne m’en suis jamais lassé. J’ai dû voir le film une bonne centaine de fois et je le connais presque par cœur. J’avoue que j’étais un peu inquiet de ce que j’allais trouver ce soir là. Est ce que j’allais retrouver les émotions, les rêveries de l’enfant qui feuilletait les illustrations du double vinyle ? Est ce que j’allais replonger dans la spirale hypnotique dans laquelle me plongea le film ?

Au final, ce furent 2 heures de concert d’anthologie qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire. Roger Waters avait enfin réussi son pari ! Retranscrire son blockbuster audio sur scène. C’est donc avec une grosse pointe d’émotion que nous avons vu ce grand gaillard si froid nous annoncer, avant de dire au revoir, qu’il ne reconstruirait plus ce mur. A 70 ans, c’est tout le bien qu’on pouvait lui sauter, tourner enfin cette page douloureuse. Bonne retraite Roger ! On t’aime !

Un des grands moments de ce concert : Comfortably numb

PS : Merci à Slashwobaz et Kemar1051977 à qui j’ai piqué ces extraits vidéos !

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Je l’ai attendu ce disque, ce n’est rien de le dire. Une année entière à guetter l’album qui allait squatter ma platine. Ce cd qui bouscule les autres et rentre direct n°1 de mon top 2012 s’appelle « Main Obsession« . C’est le chef d’œuvre de trois jeunes français signés chez Born Bad Records, le label des excellents Frustration, autre bon groupe français donnant dans le post-punk glacial.

Wall of Death s’est fait connaitre en faisant la première partie des Black Angels, éminent groupe stoner psychédélique américain qui les a embauché comme première partie officielle sur toute leur tournée. Pile au moment où le revival psychédélique explose, Wall of Death se retrouve à l’Austin Psych Fest, THE festival psyché US. Conte de fée moderne ou pas, les zicos US permettent à leurs amis français de bénéficier de l’aide de leur ingé son pour enregistrer cette perle lysergique qu’est « Main Obsession ».

Le résultat est brillant. Le trio guitare-claviers-batterie fait fuzz de tout bois avec un Farfisa démoniaque, des guitares shoegaze, une batterie stoner et des basses  synthétiques. L’impression planante est renforcée par une voix fortement réverbérée semblant venir de la tombe du regretté Syd Barrett. Bien sur le parallèle avec le Floyd  est évidente et Wall of Death ne s’en cache pas dès le premier morceau avec une citation en forme de clin d’oeil à David Gilmour. A son acid-rock basique, Wall of Death ajoute une pincée de shoegaze bien noisy et pour que ce mélange psyché ne les envoie pas trop haut dans la stratosphère, ils lestent le tout d’un gros zeste de garage rock bien stoner.

Alors il nous est bien agréable de dire que cette fois-ci, le disque de rock de l’année est français. Bravo et longue vie à Wall of Death !

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Un groupe avec deux batteurs, voila qui attire l’attention ! Kylesa est une formation métal fondée en 2001 à Savannah, Géorgie. Leur musique est à la croisée des chemins entre le stoner rock, le hardcore et le sludge. En effet, on retrouve dans les brillantes compositions de Kylesa, un chant hurlé typiquement hardcore, des structures musicales très progressives et psychédéliques, dignes des meilleurs groupes stoner et une rythmique pesante, grasse et poisseuse comme il est de bon ton dans le sludge issu des marais de Louisiane. L’alchimie des différents genres prend bien et vous saisit à la nuque, un lent mouvement de tête d’avant en arrière commence et ne s’arrête qu’à la fin de « Static Tensions ».

Pour moi Kylesa arrive en première division avec ce quatrième LP ( corrigez moi si je me trompe !) et réalise ici la parfaite synthèse entre Acid Bath et Kyuss ! A allez écouter sur leur Myspace . A noter, une intense reprise de « Set the control for the heart of the sun », du Pink Floyd à la sauce Gibson-Marshal !!!

En vidéo, le terrible « Scapegoat » :

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«La famille de Richard Wright, membre fondateur de Pink Floyd, annonce avec une grande tristesse, que Richard est décédé aujourd’hui après un court combat contre le cancer»

Grande tristesse aujourd’hui, un élément majeur de mon panthéon musical vient de disparaitre.  Je ne m’étendrai pas sur l’apport énorme de ce célébre autodidacte sur la musique du Floyd, tant l’importance du travail sur le son dont il fut l’artisan avec Waters et Gilmour fut déterminant dans l’oeuvre floydienne.

Voila, on ne reverra plus les Pink Floyd ensemble sur scène. Pour moi, Pink Floyd, c’était mon enfance, des siestes au son d’Umagumma et de Wish you were here, les rêveries sous Astronomy Domine, le faux live d’anthologie à Pompéi, les heures à disséquer chaque album sur un lit de Cité U avec mon pote Fredo…ad libitum

Je crois qu’on ne peut plus faire qu’un truc justement, écouter Gilmour chanter « Wish you were here », il la chantait pour Syd mais gageons qu’il pensera maintenant aussi à son pote Rick. Repose en paix Richard Wright, on ne t’oubliera pas.

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