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Posts Tagged ‘pop indé’

Pan sur le bec comme on dit au Canard Enchainé… J’avais fait pas mal d’erreurs et d’oublis dans mon article sur l’univers musical de Diabologum. Francisco Esteves, acteur essentiel de cette galaxie, s’en était ému. Après en avoir discuté avec lui, j’ai décidé de supprimer mon article et de le réécrire.  J’ai promis d’être plus attentif, de professionnaliser mon amateurisme. Cette expérience me rappelle que, comme le dit lui-même Francisco Esteves, les blogueurs ont une responsabilité, celle de ne pas désinformer les lecteurs, et un devoir, celui de sortir l’information musicale des clichés journalistiques habituels. Voici donc l’article dans sa version revue et corrigée :

Comme l’écho du Big Bang initial, la déflagration déclenchée par Diabologum n’en finit pas de résonner dans le triste univers du rock français. Jusqu’à cette année ou l’on vit l’apparition d’un objet musical non identifié du nom de Binary Audio Misfits qui vint mettre un bon coup de pied au cul du rap français…mais n’allons pas trop vite…que s’est-il passé lors des épisodes précédents ?

1993, Toulouse. Michel Cloup, Arnaud Michniak, Pierre Capot et Anne Tournerie sortent le premier album de Diabologum « C’était un lundi après midi semblable aux autres ». Groupe de rock expérimental, Diabologum construit des chansons en copié collé, collages aventureux. L’aventure indé se poursuit en 1994 avec « Le Goût du jour », album plus pop mais toujours dans la mouvance indie.

C’est en 1996 qu’intervient un des tournants de l’histoire du rock français. Le groupe évolue, dans sa composition, Michel Capot et Anne Tournerie s’en vont et laissent la place à Richard Roman et Den’s Degiovanni, mais aussi dans son orientation musicale.                                                                                                                                                                  « #3 » sort dans les bacs et c’est la stupéfaction. Le groupe mélange hip-hop et noisy pop, plaque des textes poétiques, engagés et enragés sur des déluges de guitares noisy nappées de samples organiques. On va mettre des années à digérer cette œuvre là et nombreux sont les groupes qui vont se lancer dans l’aventure après ce choc initial.

365 jours ouvrables par Diabologum :

Au sommet de son art, le groupe se scinde en deux entités. Michel Cloup fonde Expérience, il fait appel à Francisco Esteves, puis le duo évolue en quatuor avec l’arrivée de Patrice Cartier et Widy Marché.  Ils expérimentent alors un genre de noisy pop-electro slammée.                                                                                          « Aujourd’hui maintenant » en 2001, « Hémisphère gauche » en 2004, « Positive karaoke with a gun / Negative karaoke with a smile » en 2005, « Nous (en) sommes encore là » en 2008 seront les fruits de leur travail. Les textes de Michel Cloup claquent comme des gifles dans la face de la société et agissent à chaque fois comme un rappel à l’ordre bien plus efficace que n’importe quel éditorial de nos intellectuels bavards et blanchi sous le harnais.

Massacrer l’ennui par Experience :

De son coté Arnaud Michniak s’associe à Damien Bétous. Le duo fonde Programme, projet très influencé par le hip hop.  Ils y intensifient le travail de collages électronique et posent des textes désespérés sur des beats minimalistes à peine traversés de guitares rageuses. L’ambiance est au noir de noir façon Pierre Soulages. Dépouillement extrême, obscurité névrosée de l’écriture, Programme nous fait voir la face cachée de notre société, de nos vies et de nos petits égoïsmes quotidiens. Les textes frappent justes, on est roué de coups et la musique ne nous aide pas à nous relever tant les beats hardcore succèdent aux dissonances. Écouter Programme c’est aller au fond du puits, traverser le miroir des convenances sociales, c’est faire face au nihilisme et prendre la tempête en pleine tête. Sur les trois albums du groupe, ruez vous sur « L’enfer tiède » sorti en 2002 chez Lithium.

Entre deux feux par Programme :

Hip hop et rock, hip hop et electro, les anciens de Diabologum et leurs comparses cherchent depuis 20 ans à inventer un nouveau language rock français. Tout comme Alain Bashung en son temps, ils cherchent à sortir le rock hexagonal de ses limites. Et si je parle de tout cela, c’est pour mettre en perspective la nouvelle incarnation de ce laboratoire, le groupe Binary Audio Misfits.

Binary Audio Misfits est au départ le projet de Francisco Esteves et Kemal. Francisco fait ensuite appel à ses collègues d’Experience afin de poursuivre l’aventure sous la forme d’un collectif. Intéressés par ce qu’il entendent des rappeurs de World Association sur le web, ils entament une collaboration géniale qui fait « B.A.M ! », le premier album d’un groupe de fusion rock/rap/ franco/ricain. Cela donne un album réjouissant de hip hop alternatif qui nous sauve des bouses infectes dont nous sommes abreuvés par l’industrie musicale. Vous savez ces rappeurs qui ont fait 12 heures de garde à vue et qui en font trois albums genre rap de taulard pour radio FM…

Maintenant pour tout ceux qui croient encore en la qualité de la scène hip hop française, Binary Audio Misfits vient rejoindre La Rumeur, La Caution, Zone Libre, Hocus Pocus ou Lilea Narrative !

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Pour lutter contre la morosité de la rentrée, mettons dans la platine le bel album de Tahiti Boy and the Palmtree Family et observons ce qui se passe.

Dès les premières notes, le spectre du chomage s’estompe, l’image anxiogène de Vladimir et Dmitri se brouille et disparait, Rachida fait des bébés et ne met plus les jeunes gauchistes en prison…puis le quotidien s’efface et vous êtes dans une prairie verdoyante et fleurie, vous courez nu, extatique…au loin, les Teletubbies jouent à saute mouton avec les Bisounours et au moment ou vous enlacez tendrement Scarlett Johansson…paf c’est la fin de l’album de Tahiti Boy and the Palmtree Family, « Good children go to heaven », 54 mn de bonheur paisible et apaisant.

Sur cet album et dans la bande de Tahiti Boy, on retrouve des membres de Syd Matters, Tanger, Poney Poney, donc la crême indie française et même le chanteur de TV On The Radio. On a donc affaire à une dream team indie pop qui épaule ce fils spirituel de Brian Wilson qu’est Tahiti Boy.

Allez planer ici : http://www.myspace.com/tahitiboyfamily

Le site de La Blogothèque a mis en ligne un de ses concerts à emporter dont elle a le secret et vous m’en direz des nouvelles si si :

http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2704

 

Sinon voici une ptite vidéo bien cool des frenchies accompagnés de Tunde Adedimpe (TV on the Radio) :

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Samedi 05 Juillet : C’est la journée la moins pleine à mon sens mais il y a de quoi se faire plaisir. Surtout avec les Vampire Weekend, groupe indie pop en plein buzz ! A l’oreille et mis à part l’accent, on les croirait anglais tant leur pop classieuse et légère semble venir tout droit de Londres ou Manchester, entre Arctic Monkeys et Neil Hannon. Mais ces jeunes new yorkais apportent le petit plus de soleil qui les classeraient plutôt aux cotés de Spinto Band ou The Shins. Ils seront parfaits pour l’heure de l’apéro sur la scêne coté Plage (18h)

http://www.myspace.com/vampireweekend

La vidéo du single :

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Chouette un nouveau single de Weezer ! Et un album tout neuf, le sixième du groupe,  qui sort début juin !

Le single et le clip sont plutôt sympa et ne déplairont  pas aux fans des californiens ni aux photographes animaliers  :

http://www.weezer.com/

http://www.myspace.com/weezer

Belle moustache le Rivers…

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En guise de clin d’oeil à un fidèle lecteur de ce blog, un petit revival indie 90’s avec les Franck & Walters : « This is not a song ». Chanson qui ouvre l’excellent album « Trains, Boats and Planes » de 1993. Le groupe de Cork (Irelande)  est aussi un des joyaux de la pop des 90’s, injustement ignoré malgré un talent de mélodistes hors pairs. Des chansons pas prétentiardes, de l’humour, du fun, pas de prise de tête, de la vraie indie pop de slackers irlandais ! Sachez qu’ils poursuivent leur chemin, le dernier album  » A renewed interest in happiness » est sorti en 2007, un bel album dans la veine de leurs joyeusetés passées.

Apprécions maintenant le film de vacances des Franck & Walters, ça va rappeller des choses à beaucoup d’auditeurs de Bernard Lenoir :

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Meilleurs voeux à tous ! 2007 s’en est allé, qu’en avez vous retenu musicalement ? J’écouterai goulûment vos suggestions!

Pour ma part, pas de long bla-bla ici, car il n’y a pas eu photo ! La claque 2007,  je l’ai reçue en deux temps :

– Sortie de « Neon Bible » d’Arcade Fire début 2007, préparé par leur gigantesque premier album « Funeral », je m’attendais au meilleur et je l’ai pris en pleine face!

– Arcade Fire live aux Eurockéennes 2007, un dimanche soir pluvieux et venteux, un festival s’achève, on est mélancolique, fatigué et prêt à reprendre la route et pam, Arcade Fire arrive et on pénètre direct dans un autre monde. On oublie la fatigue, le froid et la route qui  nous attend. Une ferveur étrange gagne le public et se communique à des musiciens extatiques… Bref je vais pas vous faire d’analyse musicologique de la musique des canadiens, analyse que vous trouverez 100 000 fois sur le net. Je vous balance juste l’habituelle video et les liens pour ceux qui ne connaissent pas Arcade Fire, le plus grand groupe de tous les temps ( ça fait toujours classe de dire un truc enorme comme ça 😉

Liens :

http://www.myspace.com/arcadefireofficial

http://www.arcadefire.com/flash.html

A voir un concert d’Arcade Fire dans un ascenceur, sur le site de la Blogotheque :

http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2867

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Encore une nouvelle perle du label de Seattle, SubPop. Puriste du rock indé américain, découvreur entre autres de Pavement ou Nirvana, le label compte parmi ses membres des groupes géniaux comme Iron & Wine, The Shins ou CSS. Mais ici, il sera question du second album de Band of Horses, « Cease to begin », magnifique album de pop indé aux ballades imparables taillées pour les grandes plaines de l’ouest!

Après un époustouflant premier album « Everything all the time » enregistré à Seattle, son successeur vient de sortir début octobre. Band of Horse, c’est une bande de gars en chemise à carreaux, grosses barbes et guitares en bois, installés en Caroline du Sud, qui mélange une pop raffinée parfois très british façon The Smiths et folk rock à la Neil Young. Les guitares carillonnent avec pas mal de reverb et d’échos qui donnent un coté planant et atmosphérique à de bien belles mélodies. C’est un peu le brouillard anglais à la rencontre de la douceur de vivre sudiste, une synthèse idéale en quelque sorte pour une pop loin des clichés. La voix haute perchée du chanteur nous rappellera dans ses intonations celle de Roger Hodgson (mythique chanteur de Supertramp), elle nous fait partager parfaitement les états d’âmes mélancoliques causés par le voyage entrepris en deux albums, entre Seattle et Asheton, South Carolina!

Allez découvrir Band of Horses sur leur joli site : http://www.bandofhorses.com/

Sur Myspace : http://www.myspace.com/bandofhorses

Un ptit clip du single :

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