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Posts Tagged ‘sélection musicale’

Mon Top 2014

orange-blossom3Exercice de style annuel voire marronnier des discothécaires, l’heure est venue de publier ma version subjective des meilleurs albums de l’an 2014 !

En voici donc 10, choisis dans le millier d’albums de l’année, écoutés en 2014 et qui ont passé l’année sur ma platine…c’est parti !

 

 

 

 

 

 

10. Symmetry in black / Crowbar

Le maitre du sludge metal, Kirk Windstein revient en force avec un Crowbar de combat ! « Symmetry in black » émerge du bayou louisianais comme un bon vieux mort-vivant, lent, lourd, maléfique et qui vous colle aux basques comme une sangsue XXL.

 

9. Chaleur Humaine / Christine & The Queens

Après un EP prometteur en 2013, « Nuit 17 à 52 », Christine & The Queens a confirmé tout le bien entraperçu avec son premier album « Chaleur Humaine ». Pop sophistiquée, plume bien trempée et surtout des émotions à fleur de peau que son charisme vocal communique aisément même à de gros lourds comme moi…

Il y a beaucoup de talent ici, espérons qu’elle sache rester sur ce fil du rasoir émotionnel sans tomber dans le pathos.

 

8. Soleil dedans / Arthur H.

Une voix, un timbre, une plume bien particulière, Arthur H. sait se jouer des mots, les faire swinguer ,tout en maitrise poétique. Bien peu en France atteignent son niveau, il faudrait même aller du coté de Gainsbourg ou Nougaro pour trouver quelqu’un capable d’aussi bien faire rocker, jazzer notre belle langue.

 

7. Once more ’round the sun / Mastodon

Comment faire du metal progressif sans ennuyer ? A cette question, Mastodon répond à grands riffs de guitare depuis une quinzaine d’années et désormais 6 albums incontournables pour tout fan de hard rock. Ici avec « Once more ’round the sun », Mastodon revient avec un album solide, cohérent, très sombre et même complexe dans ses structures.

Comme souvent avec la musique bien écrite, une première couche « rentre dedans » masque des subtilités et on passe de bons moments à décortiquer les différentes parties de cet album.

Surtout il semble que Mastodon parvienne à créer avec bonheur pour nos esgourdes métallisées ,des passerelles entre différents genres de hard rock, sans en avoir l’air, tant cet album mixe des influences allant de Deftones à Queens of the Stone Age ou de Neurosis à Foo Fighters !

 

6. Luminous / The Horrors

Au départ très dark, un brin new wave déglinguée sur ses deux premiers albums puis carrément noisy pop sur le troisième, The Horrors a trouvé le chemin vers la lumière sur son quatrième essai. Mais c’est ici avec « Luminous  » que le groupe semble avoir terminé sa mue electro pop.

« Luminous » est un excellent disque qui recycle 40 ans de musique entre New Order, Moroder et Pink Floyd. Désormais maitre de ses humeurs et de ses compositions, The Horrors transforme la rage décadente de ses débuts en vitalité créatrice et accouche d’un album stratosphérique, dansant et planant. Les mauvaises langues diront qu’après avoir découvert le rock & roll, ils ont trouvé le sexe et les drogues…

 

5. Fish / Chlorine Free

Funky, jazzy, groovy, stylé, old school, Chlorine Free nous renvoie à la grande époque du funk jazz des Head Hunters de tonton Herbie et rien que pour ça, ils méritent cette 5 ème place ! Mais leur musique reste tout de même bien actuelle dans ce mix permanent entre hip-hop, électro psyché et idiome jazz et c’est ce qui les rend indispensable cette année !

 

4. Siam Roads / Limousine

Troisième album du quatuor français Limousine, Siam Roads nous envoie au fin fond de la Thaïlande, dans la contrée reculée et mystérieuse de l’Isan. Adeptes des subtils mélanges de genres, les quatre musiciens se sont associés avec Yodh Warong, musicien traditionnel thaïlandais pour ressusciter la pop thaï des 60’s en y incorporant le feeling jazzy de Limousine.

L’alchimie prend et nous sommes rapidement saisis par des mélodies envoutantes, transportés par ce psychédélisme asiatique. Sons de rue, conversations thaï prises à la volée, harmonies cristallines et longues plages planantes, l’écoute de Siam Roads offre aux oreilles blasées par le rock monotone de notre époque, un dépaysement total et jouissif.

 

3. Kubic’s Cure / Pierrick Pédron

Après « Kubic’s Monk« , précédent disque où Pierrick Pédron virevoltait sur la musique de Thelonious Monk, le talentueux altiste revient avec un excellent troisième album : « Kubic’s Cure.
Toujours sous la forme d’un impeccable trio, saxo alto-contrebasse-batterie, le nouveau projet de Pierrick Pédron a germé autour de l’œuvre sombre et romantique du groupe de rock « The Cure« .
Solidement campé sur la rythmique implacable de Thomas Bramerie et Frank Agulhon, Pédron improvise sur son saxo dans le rôle de Robert Smith, tour à tour fidèle aux mélodies de Cure  puis dynamitant le tout dans des improvisations  de feu. Il est épaulé sur quelques titres par la trompette fougueuse de Médéric Collignon qui vient apporter de la folie « free » dans la sauce Kubic.

Atténuant le relatif minimalisme musical de ce trio, le producteur Vincent Artaud magnifie le tout d’un habillage sonore aux ambiances soignées, collant parfaitement à l’univers « Cure ». Un exercice de style bien loin des médiocres « tribute album » habituels !

 

2. Open Me / Guillaume Perret & The Electric Epic

Punk, groove, électro, psychédélique, world, Guillaume Perret métisse son jazz-rock avec bonheur sur « Open Me », un second album aussi explosif que le premier !
Toujours épaulé par The Electric Epic, combo soudé, les doigts dans la prise, Guillaume Perret réédite l’exploit séminal du  premier album éponyme, faire du jazz-rock sans ennuyer, sans redites, sans les bavardages musicaux insupportables d’un genre massacré par les 80’s…
Sur ces 8 compositions, l’alliance du guitariste Jim Grandcamp, du bassiste Philippe Bussonnet et de Yoann Serra à la batterie met en orbite la galaxie jazzy de Guillaume Perret autour de la planète Miles. On retrouve ici l’excitation de la découverte d’un OVNI musical, réconforté de trouver encore un disque de jazz qui s’affranchit un peu de sa grammaire antique.
« Open Me » est pour moi le disque jazz de l’année 2014 et de loin !

 

1. Under the shade of violets / Orange Blossom

Troisième album et troisième chef d’œuvre ! Avec « Under the shade of violets », Orange Blossom groupe protéiforme aujourd’hui conduit par le batteur Carlos Robles Arenas et le violoniste PJ Chabot navigue depuis 20 ans entre new wave, trip-hop et musiques traditionnelles orientales. Sur ce troisième effort, les deux comparses sont allés chercher la chanteuse capable de remplacer l’excellente Leila Bounous. C’est en Egypte, alors en pleine révolution, qu’ils sont tombés sur LA pépite, Hend Ahmed, jeune chanteuse à la voix douce mais puissante, impérieuse et habitée.

Quand Hend Ahmed chante, le temps s’arrête, on retient son souffle sur les crescendo atmosphériques des samples et des percussions de Carlos Robles Arenas. Et quand Hend lâche les chevaux, que le groupe libère son énergie, c’est un tourbillon d’émotions qui déferlent. La voix d’Hend Ahmed est si puissante qu’elle semblerait pouvoir vous faire quitter le sol comme elle le fait sur l’énorme morceau « Lost« . Quand j’entends ça, moi, je vois la Mer Rouge qui s’ouvre en deux, c’est épique !! Ne passez surtout pas à coté de cet album et ruez vous sur les deux autres !

 

Vous pourrez retrouver cette sélection, en audio sur mon « Jukebox 70 », enrichie de quelques autres albums divers zé variés, pour cela rendez-vous sur le sous-domaine MusicMe de la Médiathèque départementale de la Haute-Saône et cliquez « Top 2014 » !!!  :  http://mdp70.mt.musicme.com/#/radios/

 

 

 

 

 

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