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Posts Tagged ‘Sexy Sushi’

 

Ces Eurockéennes 2010 sont plutôt à placer dans le haut du panier, avec les meilleures années, un bon crû presque millésimé. Cette édition m’aura permis de faire de belles découvertes musicales, de choper une bonne rhino, de réussir à exfiltrer Bob l’Eponge malgré la pression de la foule, d’apprendre de nouveaux gros mots grâce à Sexy Sushi…etc

Des parcours initialement prévus et conseillés sur ce blog, je n’ai pas toujours tenu compte. Une fois sur le site, on se laisse porter par l’ambiance, la rumeur et ses propres envies. Je ne vais pas faire un compte-rendu exhaustif et lourd de ce que  j’ai vu mais simplement de ce que je retiendrai de la vingtaine de concerts auxquels j’ai assisté.

Vendredi 02 Juillet 2010 :

Bomba Estereo, une chanteuse volcanique, un flow latino survolté, le mélange cumbia colombienne et électro m’a dépaysé et électrisé pour la journée.

Baroness et leur sludge progressif ont fait mouche et m’ont donné envie d’explorer leur musique plus en avant. Le son était énorme, chaud bouillant, nous étions comme englué dans des marécages musicaux, à un tel point qu’un moment la presqu’île boueuse du Malsaucy avait des allures de bayou louisianais !

Samedi 03 Juillet 2010 :

Selah Sue a été une réelle découverte. Cette jeune belge, dont l’album « Raggamuffin » n’est encore disponible qu’en téléchargement, possède une voix enfantine qu’elle sait saturer joliment dans des envolées ragga jouissives. Elle a le flow, le feeling, la simplicité, le naturel. Sa musique est fraiche, dansante et Selah sait communiquer ses émotions. Du bon ragga-pop à mettre entre toutes les oreilles.

Dimanche 04 Juillet 2010 :

Martina Topley-Bird, la chanteuse plus connue pour ses piges chez Tricky ou Massive Attack, se produit sous son propre nom accompagnée d’un ninja multi-instrumentiste. Cela vous met en perspective l’univers onirique de la belle britonne. Comme une Alice au Pays des Merveilles, elle chante de jolies comptines mi trip mi pop de sa belle voix emplie de soul. Parée de ses plus beaux atours, elle invita à la rêverie et parvint aisément à extraire le festivalier de son univers poussiéreux. Moment de grâce…

Gallows : Il est tout petit, il est tout roux et il est énervé. Lui, c’est Franck Carter, le chanteur des Gallows ! Les hooligans de Watford ont déboulé en force sur le chapiteau des Eurocks, ont tabassé tout le monde et sont repartis comme ils étaient venus. Sur une base punk hardcore, la musique de Gallows dérive parfois vers le metal voire vers l’indus, un peu comme si Black Flag se mélangeait à Biohazard et Ministry. Le set fut convaincant, Carter est parvenu à remuer un public joueur, déclenchant plusieurs mosh-pit dont un, circulaire et spectaculaire, qui vida l’ensemble du chapiteau. Seul bémol, une reprise faiblarde du « I fought the law » des Clash. Ce concert restera un excellent souvenir, surtout de par l’humour pince sans rire de Carter, qui prit un malin plaisir à traiter tout le monde de « fichue bande d’enculés » avant de nous couvrir de compliments ( à sa manière ) à la fin du concert.

MOPA : My Own Private Alaska a enchanté le public de la Plage. Dans une ambiance de soleil couchant sur sable fin, le romantisme exacerbé du trio toulousain a fait sensation. L’alliance piano classique / chant saturé / batterie plombée fonctionne. On est pas loin d’approcher l’excellence Nine Inch Nails dans un genre émo indus.

Massive Attack. On attendait avec impatience d’écouter des versions live du superbe Heligoland mais ce n’est pas sans une certaine méfiance que l’on vit arriver le groupe pour cette cloture du festival 2010. Les prestations 2003 et 2008 de Massive n’avaient pas convaincu les festivaliers. Cependant, on savait qu’avec le retour de  Daddy G pour épauler 3D, la prestation scènique serait plus solide. On en a eu en prime un Horace Andy en forme, chantant juste et dans le feeling. Une nouvelle chanteuse à la voix très soul remit en lumière d’anciens morceaux comme Safe from harm, faisant ronronner les vieux fans. Accompagné d’un bon groupe rock, concentré derrière ses platines, 3D conduisit son big band trip hop d’une main de maitre. Il nous fit vivre de grands moments, un trio vocal masculin splendide avec Andy et  Daddy G, des morceaux de 100th Window sublimés, les tubes de Mezzanine retravaillés comme des spoutniks envoyés dans la stratosphère…l’osmose, la symbiose était là ! Massive Attack a ainsi magnifiquement cloturé ce festival 2010, on repartit de cette édition du groove plein les oreilles.

Les déceptions : Gros flop de The XX, inexistants sous le chapiteau et qui se barrent sans rien dire, 15 mn avant la fin du set, chapeau, bel esprit ! The Gaslamp Killer, le Dj, un peu trop vitaminé sans doute, a peiné à faire partager son enthousiasme avec un set trop brouillon voire noisy. Le concert des Suicidal déplacé à 16h10 !!?? Un trop grand nombre d’artistes reprogrammés d’années en années. L’absence de grands écrans sous le chapiteau.

Les surprises : La foule au concert de Sexy Sushi, sans doute LE moment rock&roll du festival, de bout en bout du grand délire…, la qualité des stands alimentaires, l’expo et la salle de chill-out climatisée sous le dôme de la Maison de l’Environnement !

Pour conclure, l’absence de réelle tête d’affiche rock peut sans doute expliquer la baisse de fréquentation de cette année. De 100 000 billets vendus en 2009, on est passé à 80 000 cette année. Ce n’est peut être pas un mal puisqu’on a ainsi pu respirer, circuler aisément pendant 3 jours. Pour 2011, on souhaitera peut être une programmation plus équilibrée sur les 3 jours, un peu moins de variéte façon Jay-Z, Charlotte Gainsbourg, Missy Elliott et un peu plus de découvertes ! Rendez-vous l’année prochaine !

En cadeau bonus, une petite vidéo qui vous laissera une idée de l’ambiance au concert de Sexy Sushi !

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Cette deuxième journée des Eurockéennes est moins riche en tête d’affiches. Néanmoins, la programmation est dense, bien équilibrée et sans doute plus fidèle à l’image que l’on a de ce festival. Nous aurons donc l’occasion de naviguer entre,  valeurs sûres comme The Hives, Vitalic, Ghinzu, Airbourne et talents en herbe comme The XX et Sexy Shushi. Il faut surtout noter le retour des légendaires The Specials qui va singulièrement épicer notre journée !

Personnellement mon parcours musical est tout tracé, voici comment je vais procéder. Je conseille d’attaquer direct avec Le Prince Miiaou à 16h15 à la Loggia. Derrière ce pseudo se cache Maud-Elisa Mandeau une jeune artiste charentaise qui propose un folk-rock entre P.J. Harvey et Cat Power. Cette artiste a déja autoproduit deux albums de toute beauté, j’attends beaucoup de ce concert !

Football Team par Le Prince Miiaou :

On peut décrocher un peu avant la fin de ce premier set pour aller voir la fin du concert de The Bewitched Hands on the top of our Heads, big band pop rémois qui fait dans le rock fanfare genre Arcade Fire. Psychés, folky un peu seventies, on est pas loin du Brian Jonestown Massacre en plus gentil (en même temps j’en sais rien, c’est peut être des gros vilains camés aussi les Bewitched…)

Happy with you des Bewitched Hands

Pas le temps de souffler, on passe du chapiteau à la Grande Scène, on attrape une bière au passage et on va écouter la dream team du rock indé canadien, les Broken Social Scene ! Une bonne séance de post-rock aérien qui va nous faire planer haut !

On quitte nos sentiers pop-rock archi-rebattus pour rejoindre la Loggia ou nous attend Omar Souleyman. Ovni musical dans une oasis traditionnel, le Manu Chao syrien , toujours coiffé de son keffieh rouge et blanc,  compose une électro orientalisante qui fait un tabac au moyen-orient. Musique festive nerveuse et syncopée, Souleyman explose le carcan de la musique traditionnelle syrienne

Après une bonne fiesta syrienne, on est bien chaud pour accueillir dignement Airbourne ! Nos bourrins australiens viennent sur le Malsaucy pour percer quelques fûts et envoyer leur gros son hard boogie. On peut être sûrs que ces petits frères d’AC/DC sauront mettre le feu à la Grande Scène.

Runnin’ wild en duo avec ce diable de Lemmy :

20h15, Chapiteau, General Elektriks. Du bon groove qui oscille entre rock , électro et soul survitaminée. Ces français là risquent bien de mettre une grande claque à tout le monde tant leurs prestations scèniques sont volcaniques ! A surveiller donc de très près, histoire de ne pas louper LE concert de cette édition 2010.

La suite coule de source avec le grand retour des légendaires Specials, je ne vous fais pas l’insulte de présenter les apôtres du revival ska 80’s ! Il va y avoir du monde sur la Grande Scène, j’ai hâte de voir ça !

Nous poursuivrons par une série d’aller-retour entre Chapiteau et Loggia pour suivre en alternance XX et Sexy Sushi, la petite montée entre les deux scènes va faire mal aux mollets ! The XX juste pour voir ce dont la  révélation cold wave 2009 est capable sur scène. Sont-ils en mesure d’installer un climat, une ambiance susceptible de nous calmer et nous empêcher d’aller danser comme des poulets hypnotisés sur l’électro-clash putassière de Sexy Sushi ? A voir !

The Hives poursuivra le lent démolissement de nos esgourdes avec leur méchant punk garage. La Grande Scène va à nouveau résonner de leurs coups de boutoirs électriques !

Nous laisserons Ghinzu nous donner le coup de grâce. Tout comme les Hives, ce sont des habitués des Eurocks. Ils connaissent donc le terrain et vont sans nul doute laisser aller leur frénésie scénique pour un set comme seuls les rockers belges en proposent !

Journée chargée, on laisse Vitalic aux fougueux jeunes festivaliers et on en garde sous le pied pour le dimanche ! Le vieux Eurockéen sait s’économiser…

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