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Posts Tagged ‘Trip-hop’

Jamie Woon est-il le nouveau Justin Timberlake ? A priori, vous vous en fichez, mais attention de ne pas passer à coté d’un artiste incontournable !

Who the fuck is Jamie Woon ? Jamie est né il y a 28 ans, à Londres d’un père chinois et d’une mère écossaise. Bercé par les ornementations celtiques de sa maman, folkeuse traditionnelle renommée, il a lentement mûri un joli brin de voix. Il fit fructifier cette hérédité en suivant les cours de la Brit School, célèbre école d’art londonienne. Il en ressorti vocaliste talentueux, multi instrumentiste, programmateur et arrangeur.

Il fit sa première percée en 2007 avec la sortie de son EP « Wayfaring Stranger« . Sur cet EP très réussi, il produit une soul electronique, un R’n’B organique, sombre mais chaud et dense. Travaillant en compagnie du roi du dubstep Burial, présent sur des remixes, Jamie Woon parvint à dépoussiérer, moderniser le R’n’B putassier auquel nous sommes hélas trop habitués.

Il récidive en 2010 avec le single « Night air », produit par Burial. Dubstep néo soul mélancolique, le titre ouvrira le premier album de Jamie Woon, « Mirrorwriting » sorti au printemps 2011.

Je suis je l’avoue, peu impliqué dans l’écoute des nouveautés R’n’B, « Mirrorwriting » m’a néanmoins frappé par sa modernité et surtout par son impeccable production. L’album me fit le même effet que « Mezzanine » de Massive Attack. On n’ entend pas quelque chose de foncièrement nouveau mais l’on est impacté par le son, les arrangements, les ambiances et les vocaux.

La voix caressante, empreinte de tristesse de Jamie Woon appelle à la contemplation. A cette voix s’ajoute des couches de sons electro entre trip hop et dubstep, que viennent recouvrir de chaudes mélodies R’n’B. Malin, accessible, commercial peut être mais qu’importe, la musique de Jamie Woon fait du bien et c’est tout ce qu’on lui demande en ces temps anxiogénes !

Deux vidéos sympas pour illustrer mon propos :

« Night Air », le single :

« Lady Luck », autre tube de l’album mais chanté ici a cappella, paisible, à la fraiche, décontracté du gland sur une barque cambodgienne !

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Von Magnet est un collectif qui nait en 1985 à Londres sous l´impulsion de Phil Von et de Flore Quétier. Au départ issu de la mouvance indus, Von Magnet incorpore peu à peu des éléments de musique traditionnelle dans ses sonorités électro. Leur musique confronte ainsi flamenco, musiques orientales, arabes à la froideur industrielle ainsi qu’à la mécanique électronique. Le duo s’enrichit rapidement de divers musiciens, compositeurs contemporains, chorégraphes, plasticiens, danseurs, performeurs pour donner des spectacles d’art total dans la lignée des troupes de théatre avant gardiste des années 70.

Suivront ainsi 20 années de performances, spectacles et albums tous plus novateurs les uns que les autres. L’ univers sombre et poêtique, décalé et expressioniste de Von Magnet séduira autant les fans de musique indus, trip-hop, gothique que ceux que le mix entre musique traditionnelle et musique contemporaine n’effraie pas.

Si j’aborde ce sujet, c’est que j’ai découvert avec surprise le nouvel album de Von Magnet. Moins emballé par leurs précédents essais de flamenco progressif, j’ai été envoûté par ce télescopage culturel qu’est « Ni prédateur ni proie ». Sur cet  album, Von Magnet fait se telescoper orient et occident, un peu à la façon de Orange Blossom mais en plus sombre. Ce mélange de percussions et chants arabisants avec des sonorités indus et électro, le coté planant downtempo et la sobriété des arrangements font de cet album une petite merveille.

A découvrir ici : http://www.myspace.com/vonmagnet

En vidéo, un aperçu du nouveau spectacle qui a l’air d’enfer :

Un autre clip extrait de l’album :

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Un bon album de trip-hop en 2008, c’est encore possible ? Oui si ça sort chez Warp Records bien sur ! Voici donc le retour du secret le mieux gardé de la scène trip-hop, Leila Arab revient avec un troisème album après 8 ans d’absence. Cette djette iranienne, collaboratrice et arrangeuse occasionnelle de Björk, amie d’Aphex Twin, est une star de l’electro qui mériterait une notoriété plus large aux cotés des Portishead, Massive ou Tricky…

« Blood looms &  blooms » est un bel exemple de trip hop moderne avec ses mélodies bancales, ses atmosphères oniriques et ce son distordu dans tous les sens. On se croirait dans un conte pour enfants délirant, c’est Beetlejuice au pays des merveilles !!! Ce genre d’ovni pop est un délice pour les oreilles en ces époques de recyclage musical intensif.

Pour écouter : http://www.myspace.com/leilaarab

A voir un chouette clip :

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Passé un peu inaperçu car largement masqué par la sortie de l’album des très hype « Justice », le nouvel album du collectif trip-hop « UNKLE » (trip-hop pour résumer…) mérite ici un petit détour. La scène trip-hop naguère locomotive en terme de vente de la nébuleuse électro s’est essoufflée. Il est désormais difficile de trouver son biscuit parmi les sorties navrantes du genre. Ces derniers temps, mis à part les albums de « Cirkus » (projet de Neneh Cherry), « Cinematic Orchestra » et de l’incontournable « Amon Tobin », véritables perles, on n’avait que des pales copies des productions mythiques des labels Mo’Wax et Ninja Tune. Sauf que l’ambiance très rock qui règne un peu partout dans la planète électro a gagné James Lavelle (fondateur de Mo’Wax) et Richard File, les actuelles têtes pensantes du collectif protéiforme UNKLE. Le groupe est renommé pour ses productions très abstrakt hip- hop et habitué à collaborer avec le leader des « Queens of the stone ages », Josh Homme. Désireux de sortir des sentiers déja bien balisés par Massive Attack et la cohorte Ninja Tune, les deux protagonistes firent appel à leur pote Josh, qui les invita à les rejoindre à Joshua Tree dans le Rancho de la Luna, le fameux studio des stoner californiens, le QG des mythiques Désert Sessions.

Un album de trip hop mixé dans le désert californien si loin du fog bristolien étonnant non ? Une fois sur place et avec le renfort de l’excellent Chris Goss (producteur des Queens), les sessions d’enregistrement réunirent donc Josh Homme, 3D de Massive Attack et également Ian Astbury (jamais aussi bon que quand il ne se prend pas pour Jim Morrison…)

Bref voici « War Stories » le 3e album d’UNKLE, mélange réjouissant de trip hop british et de gros son ricain ! La production est léchée, électro-psyché comme si le trip hop avait été envoyé dans les 70’s dans un délire « Retour vers le Futur ». On retrouve les ambiances cinématographiques classique du genre sauf qu’elles sont désormais saturées de guitares et accompagnées par James Lavelle qui s’essaie au chant avec succès.

Coté visuel, l’effort est couronné de succès avec une pochette superbe signée par 3D, artiste talentueux à ses heures. Je ne vous parle pas des clips fantastiques dont vous trouverez un exemple ci-dessous. Allez, pour conclure, je vous dirai que ce disque, tellement il est bien ben je l’ai acheté avec mes sous…

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