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Archive for janvier 2012

Qui est Peter Kernel ? C’était la question que je me posais en lisant les coups de coeur des bibliothécaires musicaux sur leur liste de diffusion discothécaires-fr.

Un petit tour sur Deezer plus tard, je prenais ma première gifle musicale 2012 ! Immédiatement happé par un son indie pop fleurant bon ses 90’s, je cherchais vite à en savoir plus.

Peter Kernel n’est pas un énième geignard folkeux barbu comme je le pressentais à la base. Trio suisse se définissant comme « art-punk-rock », installé à Bellinzona dans le canton de Tessin, Peter Kernel est composé d’Aris Bassetti (guitare et chant), Barbara Lehnhoff (basse et chant) et Ema Matis (batterie).

Les trois suisses (oui je sais…) proposent sur  » White Death & Black Heart », un rock brut de décoffrage. Cet excellent album déborde de prestigieuses influences, Durutti Column sur l’épuré « Captain’s drunk », Sonic Youth sur « The Peaceful », Talking Heads sur « I’ll die rich at your funeral ». Le duo mixte au chant et les éruptions de guitares abrasives renvoient également aux grandes heures des Pixies. La véritable pépite de l’album est sans nul doute le terrible « Panico! This is love », ogm musical aux guitares dissonantes, hybride noise-stoner anxiogéne.

Mais Peter Kernel ne se contente pas de mélodies lo-fi, la basse est grasse, les guitares acérées, anguleuses puis au détour d’un riff, elles s’enrouent pour se faire stoner en un déluge de notes psychédéliques. Loin des grosses ficelles noisy souvent fatigantes, le trio tisse une toile entre indie pop, shoegaze et math-rock. Dissonnant, frais, énergisant, cet album mérite le détour au milieu d’une production 2011 assez décevante dans l’ensemble !

En vidéo, un strip-tease lo-fi minimaliste : « Panico! This is love » :

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A l’heure de vous faire tous mes voeux pour cette nouvelle année, alors que dehors la tempête fait rage, quoi de mieux qu’un bon disque de folk en bois, rempli de douceur féminine ? Juste un petit disque sympa, pour se glisser sous la couverture avec sa squaw !

Le prézident l’a dit, les temps sont durs, c’est pas mariole alors avant que revienne le choléra, je vous conseille de vous pencher sur un splendide duo francilien à l’aube d’une grande carrière.

June & Lula, dans leur vingtaine pétillante, ces deux gourgandines harmonisent des mélodies de cow girls que ne renieraient pas  Alela Diane et Mariée Sioux. Certes l’accent est encore perfectible mais les voix, quelles voix, jeunes, mutines, fraîches, cristallines.

« Sixteen Times », leur premier album, paru aux Productions Mélodyn est riche d’atmosphères tantôt souriantes, tantôt mélancoliques. Derrière une apparente légèreté, les paroles sont remplies de références, de suggestions, de non-dits qui font que l’on y revient, pour gratter le vernis et découvrir la profondeur de deux artistes au talent en pleine éclosion. Surtout, et c’est l’échelle à laquelle on juge le mieux un artiste, c’est sur scène qu’elles impressionnent le plus. De leur passage triomphal à Vesoul, elles ont laissé un public émerveillé et conquis par la magie dégagée par ces deux sirènes. Il faut dire que peu de duos vocaux français sont capables de mélanger leurs voix aussi joliment, parole de chanteur amateur, c’est très fort !

Donc c’est avec June & Lula aujourd’hui, que je vous souhaite une belle année 2012, riche en découvertes et en aventures musicales !

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