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Le 1er Juillet 2013 sortira en grande pompe, le quatrième album des Editors. Après les somptueux « The Back Room » et « An end has a start« , très post-punk et indie dans l’âme, Editors s’était essayé à une pop plus synthétique avec « In this light and on this evening« qui avait peu convaincu les masses malgré ses atouts.

On attendait donc avec impatience ce futur LP, pressentant une nouvelle direction musicale de la formation, après décryptage des interviews de M. Smith !

On a tout d’abord appris que « The Weight of your love » était enregistré aux Blackbird Studio de Nashville, sympathique bourgade du Tennessee dont les studios sont réputés pour produire un son cold, indie, limite gothique. Non je plaisante…

Un groupe britannique qui s’exporte aux USA pour produire son dernier LP, on connait déjà, ça donne rarement dans la dentelle (cf Arctic Monkeys). Alors c’est avec encore plus d’ inquiétude que l’attente s’est poursuivie, surtout après la nouvelle nous avertissant que les manettes du studio avaient été confiées à Jacquire King, le producteur attitré des très « subtils » Kings of Leon.

Afin de maintenir la pression, PIAS a subtilement distillé les premiers extraits via le net. Cela nous a donc permis de déjà nous faire une première impression des prochaines compos du groupe.

Hélas ce qui a frappé à l’écoute des deux premiers singles distillés par la bande de M. Tom Smith, c’est la lourdeur du son. En effet, en guise de premier single, Editors a sorti « Ton of love » début mai et ce n’est rien de le dire, ce titre sonne très « rock de stade », genre « Editors über alles » on part à la conquête de ta mère ! Faites vous en une idée par ici :

Un mois plus tard, PIAS nous révélait un second extrait : « The Weight » tout aussi puissant dans sa texture :

Que dire de ces deux titres ? Déja que Editors a clairement musclé son jeu et qu’on est définitivement sorti de l’axe post-punk-cold wave des débuts. Pourquoi pas ? Tom Smith a montré sur scène que son groupe avait les moyens de gérer les grandes messes Pop-ulaires.

Mais au fil des écoutes, « Ton of love » exhale trop de relents irlandais, entre Simple Minds et U2, un peu facile, avec son « desire » en guise de clin d’oeil lourdaud… « The Weight » confirme lui la progression vers le mainstream, en reprenant les bonnes recettes de la Compagnie Gahan & Gore, grands experts de la mutation stadière réussie !

J’en étais là de mes réflexions lorsque j’ai entendu cet inédit joué en live et qui semble répondre en écho aux discours de Tom Smith parlant du prochain album en disant qu’il oscillerait entre rock et americana : « Nothing » :

A un moment, on se dit que Tom devrait choisir entre Bono, Dave Gahan et Bruce Springsteen…mais le morceau est plutôt bon et fait la preuve que Tom Smith a toujours de belles mélodies dans la besace.

A ce moment de mes cogitations, je me dis qu’il ne faudrait pas que le groupe bascule dans un délire grandiloquent à la U2 où même qu’il se fourvoie dans les mêmes errements artistiques que Coldplay. Au vu de ces trois titres, je suis assez inquiet mais, in extremis, je leur accorderai la présomption d’innocence, suite à l’écoute de « The Phone Book », quatrième extrait bien fichu chopé sur Grooveshark.

Alors ? Ben j’en sais rien ! Je veux en savoir plus avant de classer le dossier Editors dans l’armoire « Variète »…Jugement final, le 1er Juillet !

Wait and see.

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Je guette chaque sortie, collaboration et projets de Mark Lanegan. A chaque fois ce mec fait mouche. C’est à nouveau le cas avec « Blues Funeral » qui vient de sortir chez 4AD, son 8ème album solo…8 albums solo ! Eh oui !

Rewind :

Rappelons-nous que Lanegan est devenu en 25 ans une des composantes essentielles du rock alternatif US, jusqu’à presque en constituer l’épine dorsale. Du premier album des Screaming Trees en 1986, véritables pionniers du mouvement grunge, en passant par les Queens of the stone age, dont il fut longtemps la conscience indie rock, les indices laissées sur la route par ce serial rocker sont accablantes. Entouré des plus belles et talentueuses, Martina Topley-Bird, Isobel Campbell, il sut casser son image d’ours mal léché sans jamais arrondir les angles de sa noirceur. On put le vérifier encore en 2008 avec le mythique « Saturnalia » sortis avec son jumeau blanc, Greg Dulli, binôme des anthologiques Gutter Twins.

Dans tout ça, nous ne parlons pas de sa carrière solo qui fit de lui une influence désormais tutélaire de la nouvelle scène rock US. Qu’aurait-il encore à nous dire ce vieux démiurge ? Et bien, du blues funéraire ! Des mélopées venues de l’autre monde ! En chaman habité, de sa voix d’outre-tombe il vocalise sur une musique comme sortie d’une grotte hopi. Seuls des êtres pétris de souffrance, aux cicatrices ouvertes en permanence, peuvent chanter un blues aussi profond. Blues Funeral sent la poudre, la poussière du désert mojave, le vent de la Death Valley.

Surtout, sur Dead Funeral, la mort rôde et ça vous saisit de sentir le souffle de la faucheuse traverser les enceintes…et c’est ça qu’on veut quand on écoute du rock & roll ! De la musique, qui sent la vie, la mort, le sexe, la peur, l’angoisse, l’urgence. Le rock est une catharsis, nom de dieu et c’est bien quelques chose que ne comprennent pas les 3/4 de ces sympathiques groupes d’aerobic electro-pop ou de paralytiques folkeux !

Voila jetez-vous sur ce disque, même si l’unanimité de la critique vous le rend soupçonnable.  Superbement mixé par Alain Johannes, celui des Desert Sessions, Blues Funeral place définitivement le géant de l’Ouest dans la grande tradition des Loners américains, de Cash à Neil Young en passant par Hazlewood et Tom Waits. Foi de Toftaky.

En vidéo : The Gravedigger’s Song / Mark Lanegan :

Allez je me fais plaisir, c’est vendredi, bon week end à vous !  :

Idle Hands / The Gutter Twins :

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Fancy, un groupe très chou!

Eurockéennes 2006, errant le vendredi , seul et à l’affut de bons plans musicaux, je suis attiré par la petite scène du Sound System juste à l’entrée. J’entends alors au loin un pur revival fin 70’s, genre Freddie Mercury chante avec Thin Lizzy en se trémoussant lascivement tel une Diana Ross en cuir noir.

Mmmm quelle décadence, me dis-je en moi même, vite allons voir ça de plus près :

Fancy, un groupe de garage-glam-rock très dansant avec un bassiste latino, un chanteur antillais très fofolle, une panthère noire à la gratte et un batteur style baraque viking ! Cette alliance improbable donne un cocktail explosif de disco funk-rock relevé au stoner qui met le feu.

Le chanteur, le fabuleux Jesse Chaton, à la magnifique coupe afro fait ce qu’il veut d’un public déchainé. Je me suis dis alors, vivement qu’ils sortent un album et un an plus tard c’est chose faite, alors fonçez sur Seventeen, le premier album de Fancy !

Mais je ne saurai que trop vous conseiller d’aller les voir en vrai car ce qui est valable pour tous les groupes de ce genre l’est aussi pour Fancy, ils se révélent vraiment en live surtout quand on a le charisme de Jesse Chaton (je ne m’en lasse pas de ce nom!!)

Pour tout vous dire, ils sont presque aussi bon que nos amis alsaciens Toxic Kiss mais c’est une autre histoire dont je vous reparlerai plus tard…

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The Coral

Roots & Echoes des anglais de The Coral est une pure merveille à découvrir pour tous ceux qui aiment le trip indie psyché. Très inspiré ce groupe enchaine les albums géniaux, à classer entre Brian Jonestown Massacre, Echo & the bunnymen, Libertines, Syd Barret, le Dylan post-66, The Band…que du bon quoi!

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