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Archive for mai 2009

Von Magnet est un collectif qui nait en 1985 à Londres sous l´impulsion de Phil Von et de Flore Quétier. Au départ issu de la mouvance indus, Von Magnet incorpore peu à peu des éléments de musique traditionnelle dans ses sonorités électro. Leur musique confronte ainsi flamenco, musiques orientales, arabes à la froideur industrielle ainsi qu’à la mécanique électronique. Le duo s’enrichit rapidement de divers musiciens, compositeurs contemporains, chorégraphes, plasticiens, danseurs, performeurs pour donner des spectacles d’art total dans la lignée des troupes de théatre avant gardiste des années 70.

Suivront ainsi 20 années de performances, spectacles et albums tous plus novateurs les uns que les autres. L’ univers sombre et poêtique, décalé et expressioniste de Von Magnet séduira autant les fans de musique indus, trip-hop, gothique que ceux que le mix entre musique traditionnelle et musique contemporaine n’effraie pas.

Si j’aborde ce sujet, c’est que j’ai découvert avec surprise le nouvel album de Von Magnet. Moins emballé par leurs précédents essais de flamenco progressif, j’ai été envoûté par ce télescopage culturel qu’est « Ni prédateur ni proie ». Sur cet  album, Von Magnet fait se telescoper orient et occident, un peu à la façon de Orange Blossom mais en plus sombre. Ce mélange de percussions et chants arabisants avec des sonorités indus et électro, le coté planant downtempo et la sobriété des arrangements font de cet album une petite merveille.

A découvrir ici : http://www.myspace.com/vonmagnet

En vidéo, un aperçu du nouveau spectacle qui a l’air d’enfer :

Un autre clip extrait de l’album :

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Retour d’Asyl

Il y a une raison de se réjouir en ce retour de long week end, c’est la sortie du nouvel album d’Asyl ! « Brûle brûle brûle », second album studio des Rochelais (Merci Roger 😉 ) arrive aujourd’hui dans les bacs des disquaires survivants.

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? Parce qu’Asyl est tout simplement le meilleur groupe de rock français en exercice et de loin !

J’ai pris conscience de ça en Avril 2003, alors que je me faisais atomiser la tête par un gang rock alors en découverte au Printemps de Bourges. Le post-punk anguleux, sec et nerveux des gars de Asyl m’avait instantanément convaincu. Il y avait tout, le charisme du chanteur, le sentiment d’urgence dans les compositions, l’énergie sauvage de ceux qui ne calculent pas. Leur premier album « Petits meurtres entre amis » sorti à l’époque est toujours pour moi le meilleur album de rock français depuis « Tostaky » de Noir Désir.

On peut déjà découvrir le single  » Les Dieux sont des rois » en vidéo ci-dessous avant de découvrir les douze titres du nouvel essai d’Asyl.

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Depuis que je tiens ce blog musical, à ma grande surprise, c’est un petit billet sur un instrument de musique qui monopolise le quart du traffic. Constatant que l’incalculable nombre de requêtes concernant le Hang Drum sur Google aboutit sur ce blog, j’ai décidé de pousser mes recherches et de rédiger un billet susceptible de renseigner définitivement les amateurs de percussions suisses !

A l’origine du Hang Drum est le steelpan, l’instrument de percussion idiophone caribéen. Le Steelpan est une sorte de casserole en acier dont le fond est arrondi et la surface martelée de multiples facettes que l’on peut ainsi faire résonner comme des cloches. On retrouve les « steelpan » dans la musique calypso des îles Trinidad et Tobago par exemple.

Felix Rohner et Sabina Schärer, des passionnés de cet instrument ont fondé la société PANhart Hangbau AG à Berne et se sont mis à fabriquer des steelpan en tentant d’en améliorer le concept, notamment au niveau de l’accordage. Passant de l’acier originel à un alliage de leur conception, le « Pang », ils réalisèrent toutes sortes d’idiophones, cloches, gongs, gamelan, cymbales…etc. En 2001,  ils conçurent le Hang Drum (percussion à main en Français ), cette petite merveille de percussion sur laquelle on peut jouer sur 8 notes. On trouve différents Hang Drum en fonction de la gamme désirée, l’instrument permettant selon le modèle de jouer sur 45 gammes.

Physiquement, cette percussion est faite de deux hémisphères en métal : le côté DING et le côté GU.
Le côté DING se compose de 8 champs de tonalité (les facettes) et du  DING central (grosse facette au son de basse).
Du côté GU, le coté que l’on pose sur les genoux,  il y a un trou de taille de main pour la résonance. En 2005, une évolution du Hang Drum est sortie, le Low Hang qui permit de jouer dans des tonalités plus basses.

Il n’est pas aisé de se procurer un Hang Drum, les concepteurs et fabricants de l’instrument ont une vision très stricte de la diffusion de leurs « Pan ». Ils ne souhaitent pas en faire un commerce échevelé capitalistique, leurs motivations sont essentiellement musicologiques. Les précautions dont ils s’entourent tendent à éviter toute production industrielle en série de leur invention,probablement afin d’éviter la mise sur le marché de pauvres copies indignes. Comment alors acheter un Hang Drum ? Il faut donc les contacter directement à l’adresse suivante et ils envoient un bon de commande et un contrat :

PANart Hangbau AG, Engehaldenstr. 131, 3012 Berne, SUISSE

Téléfax : +41 (0) 31 301 33 32

Voila, sachez qu’il en coûte environ 800 euros selon les modèles. J’espère avoir renseigné les fanatiques de la percu, la saison des pic-nic arrivant à grands pas avec ses hordes de djembés, derboukas et congas…

Pour ceux qui n’ont rien compris, une vidéo de Manu Delago, talentueux joueur de Hang Drum :

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Il y a 20 ans, à Sheffield, naissait le label Warp Records.

LE label electro a fait de la musique électronique ce que ses grands frères Mute, Factory Records avaient fait de la New Wave, un truc béton, incontournable, énorme. D’abord magasin de disque banlieusard ouvert en 1987 et spécialisé dans la House music, Warp Records nait en 1989 en produisant « Track with no name » du projet « Forgetmasters ». Suivront les mythiques productions de LFO, Nightmares on Wax, Plaid, Autechre ou encore Aphex Twin, dont les œuvres mythiques furent magnifiées par des vidéos d’anthologies, comme celles de Chris Cunningham ( le meilleur réalisateur de clips avec Michel Gondry !!).

A l’heure ou l’écurie Warp fête son anniv à la Cité de la Musique de Paris, je vous propose un retour dans les 90’s avec le terrible « Come to daddy » ! Énorme morceau d’Aphex, monument vidéo de Cunningham…enjoy

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Le rock actuel, sans imagination,  repompe, plagie à mort, tous les groupes new wave et post-punks . Ça sent les années 80 à plein nez dans tous les mags, sur les affiches de pub, dans la mode, à la télé…etc Alors quand DM sort un nouveau disque, on se dit que tant qu’à faire, autant écouter les inspirateurs de ce courant électro-pop qui inonde nos enceintes. Je suis donc passé en mode 0.0 et suis allé acheter le cd en question.

On pouvait appréhender un énième album de Depeche Mode, un genre de support de concert en stade, avec des hymnes pompiers compassés et complaisant. Mais comme tout le monde pille  leur discographie fabuleuse, Martin Gore et Dave Gahan ont vraisemblablement décidé de remettre les pendules à l’heure !

Sounds of the Universe est une intéressante synthése de la new wave industrielle de « Construction Time Again » (1983), de la noirceur de « Black Celebration » (1986) et des mélodies de « Violator » (1990). Le tout est emballé dans un feu d’artifice d’arrangements modernes, sobre mais innovants. Le travail en studio a été soigné et se trouve être à la hauteur de la légende synth-pop de Basildon ! DM sort de la musique putassière de ses tristes années 90. Le virage créatif amorçé par « Playing the angel » est ici poursuivi avec beaucoup de réussite. On ne peut que féliciter Martin Gore de laisser de plus en plus de place au volant à son remuant collègue Gahan qui signe trois morceaux. Allez écouter cet album, franchement il vaut le détour. J’espère que Gahan ne le massacrera pas trop en live avec ses agaçants « Come on ! » , « Yeah ! »et autres onomatopées toutes les deux phrases…

En vidéo, le single « Wrong » :

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